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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 17:29

 

 

carte Côte d'Ivoire

 

AFP 15/02/2011 | Mise à jour : 16:39

Le ministre de la Coopération, Henri de Raincourt, a mis en garde aujourd'hui contre les conséquences d'une partition de la Côte d'Ivoire, estimant qu'après la sécession au Sud-Soudan, elle pourrait entraîner une "balkanisation" et une "ethnicisation" de l'Afrique.

"S'il devait y avoir une division de la Côte d'Ivoire, après le Soudan, cela pourrait remettre en question bien des situations sur le continent, et conduire à une balkanisation, à une ethnicisation de l'Afrique, ce qui n'est pas la meilleure façon pour elle d'aborder le XXIe siècle", a dit le ministre devant l'Association de la presse diplomatique.

M. de Raincourt a estimé que ni le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz ni son homologue burkinabè Blaise Compaore, qu'il a rencontrés la semaine dernière et qui font partie du panel de cinq chefs d'Etat africains chargés de trouver une solution à la crise ivoirienne, "ne souhaitent que cette crise aboutisse à la partition de la Côte d'Ivoire". "C'est une des raisons pour lesquelles (le président élu) Alassane Ouattara n'est pas allé à Yamoussoukro ou Bouaké (centre du pays) comme certains le lui conseillaient", a-t-il observé.

Depuis l'élection présidentielle du 28 novembre, dont le président sortant Laurent Gbagbo revendique la victoire, M. Ouattara est resté dans un hôtel d'Abidjan, soumis à un blocus des forces armées ivoiriennes, plutôt que de gagner des régions où ses partisans sont nombreux. La stratégie française, c'est qu'"il est fondamental de préserver la cohésion de la communauté internationale et de l'unité africaine" dans la crise ivoirienne, et
"ce n'est pas simple".

M. de Raincourt a jugé que les sanctions économiques permettent de "resserrer chaque jour l'étau" autour de Laurent Gbagbo et que "l'option militaire est extrêmement difficile à mettre en oeuvre". Si les Africains décidaient d'intervenir, "il est exclu de les aider", la force française Licorne stationnée à Abidjan ne devant intervenir que si les Français étaient "menacés", a-t-il rappelé. Depuis le 28 novembre, la Côte d'Ivoire est déchirée entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu par la quasi-totalité de la communauté internationale.

 

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