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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:46

 

 

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Côte d’Ivoire : nouvel échec des forces pro-Ouattara contre Gbagbo

Le président sortant de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, retranché dans son bunker à Abidjan, refusait toujours mercredi de se rendre. Un nouvel assaut a été lancé par les forces du président reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, sans succès.

"On va sortir Laurent Gbagbo de son trou et le remettre à la disposition du président de la République", avait d'abord annoncé mercredi matin un porte-parole du premier ministre de M. Ouattara. En milieu de journée, les tirs à l'arme lourde ont diminué avant de reprendre près du palais et de la résidence de Laurent Gbagbo.

En fin de journée, les combattants pro-Ouattara ont dû effectuer un repli. Ils sont parvenus jusqu'à 150 mètres du portail de la résidence de M. Gbagbo mais n'ont pu entrer, a résumé un habitant.
Une source gouvernementale française a indiqué de son côté que "l'offensive s'était heurtée à une très forte résistance du dernier carré des fidèles à Gbagbo". Selon cette source, il y aurait encore des mortiers et des chars dans l'enceinte de la présidence.

"Les négociations qui se sont déroulées pendant des heures (mardi) entre l'entourage de Laurent Gbagbo et les autorités ivoiriennes ont échoué devant l'intransigeance de Laurent Gbagbo", a déclaré de son côté le chef de la diplomatie française, Alain Juppé.

Il a rajouté que le président Ouattara avait décidé de demander à ses forces armées de reprendre l'offensive contre le réduit présidentiel". L'assaut final se poursuivait ainsi à Abidjan alors qu'il est très difficile de dire qui a l'avantage sur le terrain.

Enquête de la CPI En outre, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a annoncé mercredi qu'il voulait ouvrir une enquête sur les "massacres commis de façon systématique ou généralisée", dans l'ouest (à Duékoué), où des centaines de personnes ont été tuées. Les troupes pro-Ouattara ont notamment été accusées. Les bilans oscillent de 330 tués à un millier de morts ou disparus.

(ats / 06 avril 2011 21:59) 

 

Abidjan/Gbagbo: repli des pro-Ouattara

AFP  06/04/2011 : 19:49

Les combattants d'Alassane Ouattara se sont repliés aujourd'hui, quelques heures après avoir lancé l'assaut sur la résidence du chef d'Etat ivoirien sortant Laurent Gbagbo, qui refuse de se rendre, a rapporté à l'AFP un habitant.

"Il y a une pause dans les combats" entre irréductibles pro-Gbagbo et forces pro-Ouattara, a dit à l'AFP dans l'après-midi ce résident, après "plusieurs heures de tirs nourris à l'arme lourde". "Les Forces républicaines (pro-Ouattara) sont arrivées jusqu'à 150 mètres du portail (de la résidence de M. Gbagbo) mais ne sont pas entrées", a-t-il poursuivi. Elles ont dû opérer un "retrait", a-t-il ajouté.

"L'offensive lancée par les troupes de Ouattara s'est heurtée à une très forte résistance du dernier carré de fidèles à Gbagbo", a confirmé à l'AFP une source gouvernementale française. "Il y a encore des mortiers et des chars dans l'enceinte de la présidence, l'offensive est suspendue pour quelques heures, manifestement", a-t-elle indiqué.

Les forces pro-Ouattara avaient lancé dans la matinée l'assaut sur la résidence de M. Gbagbo pour le sortir de son bunker et avaient aussi tenté de prendre le palais présidentiel. Sur les deux sites, les tirs avaient cessé à la mi-journée.

 

ABIDJAN - Abidjan: Gbagbo résiste dans son bunker, Abidjan plonge dans la terreur

ABIDJAN - 06.04.11 à 11h30Les forces du président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara ont échoué mercredi à s'emparer du chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo, retranché dans son bunker à Abidjan, tandis que diplomates et journalistes appelaient Washington à l'aide.

Abidjan s'enfoncait dans la terreur, et à Washington un responsable du département d'Etat a indiqué que des diplomates indiens, israéliens et japonais en Côte d'Ivoire ainsi qu'une vingtaine de journalistes ont sollicité l'aide des Etats-Unis pour quitter Abidjan.

"Ils nous demandent de l'aide et nous relayons leurs inquiétudes et leurs besoins à (la force française) Licorne et à l'Onuci", a déclaré William Fitzgerald, sous-secrétaire d'Etat adjoint chargé de l'Afrique.

Le diplomate a évoqué "l'ambassadeur ou le chargé d'affaires israélien", l'ambassadeur de l'Inde et celui du Japon.

La résidence de ce dernier a été attaquée mercredi par des "mercenaires", qui ont ensuite tiré roquettes et coups de canon depuis le bâtiment, a déclaré le diplomate à l'AFP, indiquant que quatre membres de son personnel local avaient "disparu".

"Il y a beaucoup de sang dans la maison, des cartouches partout. Je ne sais pas si les quatre sont vivants", a déclaré Okamura Yoshifumi. "Ils sont devant chez moi. J'ai peur qu'ils reviennent", a-t-il ajouté.

Sa demeure est située dans le quartier chic et verdoyant de Cocody, qui abrite la résidence présidentielle.

Les derniers fidèles de M. Gbagbo, lourdement armés, qui défendent le bâtiment où le président sortant est retranché dans son bunker, ont mis en échec l'assaut lancé dans la matinée par les combattants pro-Ouattara.

Pourtant, au lancement de l'attaque, l'optimisme était de rigueur: "on va sortir Laurent Gbagbo de son trou et le remettre à la disposition du président de la République", avait annoncé à l'AFP Sidiki Konaté, porte-parole de Guillaume Soro, Premier ministre de M. Ouattara.

Mais à 12H00 (locales et GMT), les tirs à l'arme lourde ont cessé près du palais et de la résidence, plongeant ces quartiers dans un calme inhabituel. En fin d'après-midi, un habitant rapportait que les combattants pro-Ouattara avaient dû effectuer un repli devant la résidence.

"Les Forces républicaines (pro-Ouattara) sont arrivées jusqu'à 150 mètres du portail mais ne sont pas entrées", a-t-il dit, évoquant leur "retrait".

Cette attaque survient au lendemain d'une journée d'intenses mais infructueuses tractations, au cours desquelles M. Gbagbo a refusé de démissionner, malgré d'importantes pressions.

"Moi, je ne suis pas un kamikaze, j'aime la vie", a affirmé M. Gbagbo mardi à un journaliste français. "Ma voix n'est pas une voix de martyr, je ne cherche pas la mort mais si la mort arrive, elle arrive".

M. Ouattara a demandé à plusieurs reprises à ses troupes de garantir "l'intégrité physique" de son rival.

L'assaut lancé par les combattants pro-Ouattara "est une tentative d'assassinat du président Gbagbo", a jugé le porte-parole de son gouvernement, Ahoua Don Mello. Il a accusé la force française Licorne d'avoir fourni "un appui aérien et terrestre", ce qu'a démenti Paris.

Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a assuré que la France n'interviendrait pas en Côte d'Ivoire si M. Ouattara faisait appel à elle pour déloger définitivement Laurent Gbagbo.

Si la France refuse une aide militaire à M. Ouattara, son rival peut encore se prévaloir d'un soutien: l'Angola, qui possède une des armées les plus puissantes du continent, le considère toujours comme le "président élu", selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Depuis le scrutin présidentiel du 28 novembre, qui a plongé le pays le plus riche de l'Afrique de l'Ouest francophone dans une quasi-guerre civile, Laurent Gbagbo n'a jamais reconnu la victoire d'Alassane Ouattara, au terme d'un processus électoral pourtant certifié par l'ONU.

Son régime s'est écroulé, les chefs de son armée ont appelé au cessez-le-feu, les frappes de l'ONU et de la France ont détruit une grande partie de son armemement lourd, de nombreux fidèles ont fait défection, mais il a obstinément refusé de signer sa démission.

Outre la résidence et le palais, les derniers partisans de M. Gbagbo contrôlent le camp militaire d'Agban, le plus important du pays, près duquel ont été entendues aussi des fortes détonations.

A Abidjan, les habitants traumatisés par les récents combats restent pour la plupart terrés chez eux. Dans certains quartiers, les rues quasiment désertes étaient abandonnées aux pillards, l'eau et l'électricité sont coupées par endroits, les provisions de nourriture s'amenuisent. Dans d'autres un début de retour à la normale s'esquisse.

Les affrontements à l'arme lourde dans Abidjan ont fait, selon l'ONU, des dizaines de morts et la situation humanitaire est devenue "absolument dramatique", la plupart des hôpitaux ne fonctionnant plus.

 

L'Angola continue de soutenir Gbagbo

AFP  06/04/2011 | Mise à jour : 18:54

L'Angola considère toujours que Laurent Gbagbo est le "président élu" de Côte d'Ivoire, malgré les efforts pour lui faire céder le pouvoir à Alassane Ouattara soutenu par la communauté internationale, a déclaré aujourd'hui le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

"Nous nous rallions totalement derrière l'Union Africaine mais nous pensons aussi que la Côte d'Ivoire devrait créer un gouvernement d'union nationale puisque Laurent Gbagbo a été élu constitutionnellement",a déclaré José-Maria Fernandes à une correspondante de l'AFP.

L'Angola du président José Eduardo dos Santos avait jusqu'à présent ménagé Laurent Gbagbo, sans jamais aller jusqu'à reconnaître sa victoire à l'élection présidentielle de fin novembre.

 

Abidjan: résidence de l'ambassadeur du Japon attaquée par des "mercenaires"

ABIDJAN - AFP / 06 avril 2011 22h09 -  La résidence de l'ambassadeur du Japon à Abidjan a été attaquée mercredi par des "mercenaires", qui ont ensuite tiré roquettes et coups de canon depuis le bâtiment, a déclaré le diplomate à l'AFP, indiquant que quatre membres de son personnel local avaient "disparu".

"Il y a quatre personnes, des agents de sécurité et le jardinier, qui ont disparu. Il y a beaucoup de sang dans la maison, des cartouches partout. Je ne sais pas si les quatre sont vivants", a déclaré Okamura Yoshifumi.

"C'étaient des mercenaires sans doute, ils sont entrés dans la matinée dans ma résidence en tirant (avec des lance-roquettes) RPG. Avec une douzaine de personnes nous nous sommes enfermés dans ma chambre, dont la porte est blindée", a-t-il indiqué.

Sa résidence est située dans le quartier de Cocody (nord), dans un large périmètre autour de celle du président sortant Laurent Gbagbo, défendue par ses derniers fidèles face aux combattants d'Alassane Ouattara, chef d'Etat reconnu par la communauté internationale.

"De 9H00 à 14H00 (locales et GMT), ils ont tiré à la mitraillette, des canons, des RPG à partir de ma résidence. Je ne sais pas vers où ils tiraient parce qu'on était enfermés. C'est terrible", a poursuivi le diplomate.

"Ils ont saccagé, volé tout ce qui a de la valeur dans la maison. Vers 14H00, ils sont partis", a ajouté M. Yoshifumi. Mais "ils sont devant chez moi. J'ai peur qu'ils reviennent", a-t-il conclu.

(©)

 

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