Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 16:29

 

 

 

Gbagbo-et-Desmond-Tutu.jpg

 

Laurent Gbagbo, Kofi Annan, Desmond Tutu et Mary Robinson à Korogho

 

 

KORHOGO (Côte d'Ivoire) (AFP) 16:05 - 02/05/11 -  Le président ivoirien déchu Laurent Gbagbo a déclaré qu'il fallait "panser les plaies" de la Côte d'Ivoire, lors d'une courte rencontre lundi matin avec Mgr Desmond Tutu, Kofi Annan et Mary Robinson à Korhogo (Nord), où M. Gbagbo est en résidence surveillée.

Détendu et souriant, Laurent Gbagbo n'avait plus rien à voir avec l'homme hébété, en maillot de corps, photographié lors de son arrestation le 11 avril dans la résidence présidentielle à Abidjan.

"Merci d'être venus !", a déclaré l'ancien chef de l'Etat, vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise bleue, en serrant la main des trois membres du groupe dit des Elders (Anciens), l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, l'archevêque sud-africain Desmond Tutu, et l'ancienne présidente d'Irlande et ex-Haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Mary Robinson.

Laurent Gbagbo a pris la pose pour les photographes et vidéastes accompagnant la délégation, mais il n'a fait aucune déclaration à la presse.

"Nous avons eu un échange bref mais chaleureux, nous avons été heureux de constater que l'ancien président a exprimé le désir de voir le pays retourner à une situation normale. Dans son intervention, il a insisté pour dire qu'il fallait panser les plaies du pays", a déclaré Mgr Tutu, à l'issue de la rencontre d'environ 45 mn à laquelle la presse n'a pas pu assister.

"Comme vous l'avez vu, il a l'air en bonne santé, il nous l'a dit lui-même. Il a l'air détendu et il a demandé une bible", a ajouté le prix Nobel de la Paix.

Il s'agissait de la première visite connue d'officiels auprès de M. Gbagbo depuis son transfert le 13 avril à Korhogo, où il est assigné, dans une résidence présidentielle, un modeste bâtiment d'un étage entouré d'un jardin et de hauts murs, dans un paysage aride de savane, protégé par la mission de l'Onu en Côte d'Ivoire (Onuci) et les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI).

Les Elders ont été accueillis à leur arrivée à Korhogo par une délégation associant des casques bleus et le chef local des FRCI, le commandant Martin Kouakou Fofié, qui, ironie du sort, se trouve sous le coup de sanctions de l'Onu depuis 2006, ses hommes ayant été accusés de "recrutement d'enfants soldats", "sévices sexuels sur les femmes", et "exécutions extrajudiciaires".

Les membres des Elders sont arrivés dimanche à Abidjan avec l'objectif de promouvoir "l'apaisement et la réconciliation" en Côte d'Ivoire après une crise post-électorale de plus de quatre mois qui s'est soldée par l'arrestation de Laurent Gbagbo et l'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara, vainqueur du scrutin du 28 novembre.

Arrêté avec sa femme Simone et une centaine de personnes, puis détenu au Golf Hôtel d'Abidjan, le quartier général de M. Ouattara, M. Gbagbo a été transféré le 13 avril à Korhogo Sa femme a pour sa part été transférée le 22 avril à Odienné (nord-ouest).

Les auditions par la justice ivoirienne de l'ex-chef d'Etat, de son épouse et de quelque 200 anciens responsables de son régime assignés à résidence à travers le pays, doivent débuter mercredi.

Toutefois, le ministre de la Justice Jeannot Kouadio Ahoussou, qui a aussi fait le déplacement lundi à Korhogo, a déclaré à l'AFP que la date du début de l'audition de l'ex-président n'était pas "certaine", M. Gbagbo lui ayant indiqué que ses avocats n'étaient "pas disponibles".

Le chef d'Etat déchu est notamment accusé d'être responsable d'exactions, de concussion et d'appels à la haine.

Près de 3.000 personnes ont été tuées lors des plus de quatre mois de crise et de combats en Côte d'Ivoire, selon les autorités. Les Nations unies font état de plus de 1.000 morts.

Ces derniers jours, des partisans de Laurent Gbagbo avaient demandé à voir l'ancien président.

"On veut savoir s'il est toujours en vie", avait ainsi déclaré à l'AFP un jeune milicien, qui venait de déposer les armes.

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers