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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 23:54

 

 

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Depuis la fin de l’élection présidentielle en Côte-d’Ivoire, la proclamation des résultats à la suite de la laquelle Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo se réclament tous deux la victoire, aucun Chef d’Etat africain ne s’est prononcé pour exprimer clairement sa position. Un silence curieux qui semble dévoiler l’embarras et la panique dans lesquels se trouvent actuellement plongés la plupart des Chefs d’Etats africains.

La CEI a proclamé les résultats de l’élection présidentielle en Côte-d’Ivoire, qui donne Ouattara vainqueur. Le conseil constitutionnel conteste et proclame plutôt Gbagbo élu président de la Côte-d’Ivoire. La confusion s’installe d’autant plus que les deux candidats se réclament la victoire et ont déjà respectivement procédé à leur investiture en tant que président de la République.

L’Union Africaine à l’instar des autres institutions internationales (ONU, UE, CEDEAO et FMI) a reconnu sans ambages et détour Alassane Ouattara comme élu président de la Côte-d’Ivoire. Mais cela suffit pour que les Chefs d’Etat africains certainement approuvent la position de l’Union Africaine. Mais il est également vrai qu’il y en a qui ont reconnu Gbagbo et le soutiennent sans avoir le courage de le dire ou qui sont gênés de dévoiler leur position. En réalité, il y a de nombreuses raisons qui sous-tendent cette attitude observée actuellement de la part des Chefs d’Etat africains. Attitude que certains observateurs qualifient à la limite d’hypocrisie et de sournoiserie.

Pour être objectif, nous diront que les Chefs d’Etat africains, de tradition, rendent publics leur communiqués ou font des déclarations pour saluer l’élection de leur pair et le féliciter en attendant de se déplacer pour honorer de leur présence la cérémonie d’investiture. Si certains ont choisi de garder le silence, c’est peut-être parce qu’ils sont embarrassés ou craignent d’occasionner par leurs déclarations des incidents diplomatiques ou des représailles pour leurs ressortissants en Côte-d’Ivoire. Car le début de violence observée actuellement en Côte-d’Ivoire ne fait pas seulement des victimes entre Ivoiriens. Il n’épargne pas aussi les étrangers.

L’autre raison qu’on peut aussi évoquer est que certains Chefs d’Etat africains, par leur silence sur la situation en Côte-d’Ivoire, craignent peut être pour leur avenir politique. Certains ont peut-être l’intention dans les mois ou années à venir, de modifier la Constitution de leur pays pour s’éterniser ou se maintenir au pouvoir. D’autres qui sont actuellement au pouvoir se présenteront bientôt à l’élection présidentielle dans leur pays et pourraient se retrouver dans la même situation que Laurent Gbagbo en Côte-d’Ivoire. Comment peuvent-ils maintenant critiquer et dénoncer les dérives observées en Côte-d’Ivoire ?

Sans vouloir les encourager dans leur attitude, on constate simplement qu’ils sont restés prudents pour éviter demain d’être victimes de leurs propres déclarations. Ils préfèrent donc pour le moment se réfugier sous la position africaine en attendant de voir si avec la pression de la communauté internationale, Gbagbo parviendra à garder le pouvoir et y rester longtemps ou si Ouattara finira par être installé et prendre sa place à la présidence de la République Ivoirienne. Voilà, c’est donc une question de calculs politiques et d’hypocrisie.

Serait-t-il désormais temps que les dirigeants africains cessent de privilégier et de préserver seulement ce qui les arrange et ne compromet pas leurs intérêts personnels? Il serait peut-être plus digne de leur part de prendre des décisions courageuses et de poser des actes audacieux pour le progrès de leur pays et le développement du continent africain.


Sékodo, correspondant de Koaci.com à Cotonou

 

Les militaires auront le dernier mot

09.12.2010 Coulibaly Zié Oumar Notre Voie

La Côte d’Ivoire vient d’élire son cinquième président en la personne de Laurent Gbagbo. Il a prêté serment le 4 novembre sur la Constitution ivoirienne au cours d’une cérémonie solennelle organisée par le Conseil constitutionnel, seule et unique institution en Côte d’Ivoire à investir un président. Mais ce qui confère au président élu sa force et sa légitimité, c’est quand l’armée dans sa totalité reconnaît le président élu par le peuple et s’engage à le défendre en tant qu’institution et à exécuter ses ordres.

 

Dès l’annonce de son élection par le Conseil constitutionnel, l’ensemble des grands commandements des forces armées, avec à leur tête le général Philippe Mangou, chef d’état-major de l’armée, ont fait allégeance au président Laurent Gbagbo. En outre, à l’annonce de sa victoire, le peuple, dans sa grande majorité, a salué cette annonce, au grand dam de ceux qui pensaient que le président Gbagbo était un homme seul adossé à une garde prétorienne.

 

Qu’est donc un chef d’Etat sans la reconnaissance de l’armée nationale et du peuple ? Assurément rien, que du papier à jeter à la poubelle. C’est cela la réalité du pouvoir. Alassane Ouattara bénéficie en ce moment d’un vaste soutien de la communauté internationale. Il n’y a rien là de surprenant puisque, depuis longtemps, on savait que cette communauté voulait l’imposer au pouvoir, mais, à l’intérieur du pays, il n’a pas le soutien de l’armée et encore moins celle de la majorité du peuple.

 

Alors, pour que le Premier ministre qu’il a nommé puisse travailler, il faut qu’il contrôle l’administration. Ce qui n’est pas le cas. Pour que les décisions qu’il va prendre en tant que chef de l’Etat soient exécutées, il lui faut une armée. Ce qui n’est pas le cas pour le moment, à moins que Ouattara organise un autre coup d’Etat avec l’aide de ses amis de la communauté internationale qui lui ont demandé de bourrer les urnes pour mettre le pays dans cette situation incertaine.

 

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