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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 23:31

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                                         Lac Tchad

Climat: les USA promettent 3,6 milliards de dollars d'ici 2012

COPENHAGUE - Les Etats-Unis se sont engagés à verser 3,6 milliards de dollars d'aide aux pays les plus vulnérables d'ici 2012 pour les aider à s'adapter aux impacts du changement climatique, selon le projet de déclaration adopté vendredi soir dont l'AFP a obtenu copie.

"L'engagement collectif des pays industrialisés est d'apporter des ressources nouvelles et supplémentaires" (à l'aide au développement) d'un montant total de 30 milliards de dollars, précise le texte.

L'Union européenne avait déjà promis de verser 10,6 milliards de dollars sur les années 2010, 2011 et 2012 et le Japon a annoncé à Copenhague 11 milliards de dollars sur les trois ans.

(©AFP / 18 décembre 2009 23h16)

 

Copenhague: accord à l'arraché, "insuffisant" pour contrer le réchauffement

COPENHAGUE - Un accord à l'arraché jugé "insuffisant" de l'aveu même du président Barack Obama, pour combattre la menace du changement climatique, a été obtenu in extremis sur la déclaration politique de Copenhague, où les chefs d'Etat de la planète ont dû jouer les prolongations.

Un accord "significatif" et "sans précédent" sur le climat a été obtenu, mais les progrès enregistrés sont "insuffisants", a déclaré le président américain Barack Obama.

M. Obama, qui devait quitter la capitale danoise avant même l'adoption formelle de l'accord par les délégations à la conférence, a notamment reconnu qu'un accord avec des engagements légalement contraignants serait "très difficile" à obtenir et prendrait du temps.

"Ce n'est pas suffisant pour combattre la menace du changement climatique mais c'est une première étape importante", avait auparavant reconnu un officiel américain.

L'accord a été obtenu notamment après une rencontre entre M. Obama, le Premier ministre chinois Wen Jiabao, le Premier ministre indien Manmohan Singh et le président sud-africain Jacob Zuma, selon une source américaine.

Dans le document politique négocié, les dirigeants prévoient de limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport aux niveaux pré-industriels, l'objectif affiché de la conférence sur le climat, selon la même source.

Mais les objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre pour les pays industrialisés à l'horizon 2020 ne seront décidés qu'en janvier, selon des diplomates.

Tous les pays industrialisés "ont accepté de donner par écrit" ces engagements, a indiqué de son côté le président français Nicolas Sarkozy.

Les négociations débutées depuis 12 jours butaient sur l'épineuse question de la répartition des efforts pour contrer le réchauffement. Washington et Pékin notamment s'opposaient sur ce point.

Par deux fois vendredi MM. Obama et Wen ont discuté en bilatéral sur les sujets qui opposaient toujours les deux premiers pollueurs de la planète après douze jours de travaux: les garanties de vérification des engagements, le financement de la lutte contre le réchauffement et le niveau des émissions.

M. Obama a ensuite rendu compte de ses entretiens aux dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre Gordon Brown et le président Sarkozy, qui ont multiplié les consultations depuis jeudi.

Une nouvelle version du projet de déclaration politique avait été soumise en fin d'après-midi aux dirigeants, comportant un objectif mondial de réduction de 50% des émissions mondiales de gaz à effet de serre à horizon 2050.

Un objectif auquel la Chine et les autres grands émergents refusaient obstinément depuis six mois de souscrire tant que les pays industrialisés ne réhausseront pas leurs ambitions pour leurs propres réductions d'émissions d'ici 2020.

Selon les scientifiques, ces engagements devraient viser des réductions de -25 à -40% en 2020 par rapport à 1990 pour permettre de contenir l'envolée du thermomètre mondial.

Face à la difficulté d'accorder les points de vue, le Premier ministre indien Manmohan Singh avait appelé à prolonger les négociations en 2010 pour parvenir à "un accord réellement global et une réponse authentiquement solidaire au changement climatique".

A l'inverse, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, qui a quitté vendredi soir la capitale danoise, était apparu déterminé à faire bouger les lignes dans la capitale danoise, se déclarant prêt à "faire un sacrifice" pour aider financièrement les pays les plus vulnérables et permettre un accord.

Une proposition, a-t-il insisté, qu'il n'avait encore jamais partagée "ni avec (son) peuple, ni avec (son) parlement" et qui fait bouger les lignes de partage traditionnelles entre pays industrialisés, responsables "historiques" du CO2 accumulé dans l'atmosphère, et pays en développement.

Cette déclaration politique des leaders, qui doit servir de "chapeau" à un accord plus global visait à débloquer les négociations sous l'égide de l'ONU.

Les différentes versions qui se succèdent visent toujours à limiter le réchauffement planétaire à 2°C maximum par rapport aux niveaux pré-industriels.

Une aide financière immédiate de 30 milliards de dollars sur trois ans (2010-2012) serait apportée aux pays les plus vulnérables et le package atteindrait progressivement 100 milliards de dollars par an d'ici 2020.

Aucun objectif chiffré de réduction des émissions polluantes n'est consigné à ce stade dans l'accord, il faudra attendre janvier qu'ils le soient.

L'addition des promesses faites à ce jour publiquement par les différents pays conduirait à une hausse de la température moyenne de la planète de 3 degrés, bien au-delà de l'objectif souhaité des 2 degrés, selon une note confidentielle des Nations unies dont l'AFP a obtenu une copie.

(©AFP / 18 décembre 2009 23h02)

 Copenhague: accord à l'arraché, "insuffisant" pour contrer le réchauffement

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