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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 01:25

 

 

bonne-annee

 

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Bien que toutes les conditions minimales prévues par le Code électoral et le chronogramme adopté par consensus par les différents protagonistes ne soient pas réunies pour que les élections présidentielles et législatives centrafricaines puissent bien se dérouler à la date prévue du 23 janvier 2011, Bozizé, seul contre tous et toute évidence, tient à ce que les Centrafricains aillent quand même aux urnes. C’est probablement sur l’insistance des gourous de sa secte et autres marabouts qu’il aime tant consulter, qu’il tient tant à ce que le scrutin ait lieu absolument à cette date du 23 janvier qu’ils ont dû sans doute lui prédire qu’elle lui serait favorable.  

Selon des informations d’une source proche du régime et désirant conserver l’anonymat, lors du dernier conseil de ministre de l’année 2010, Jean Willibyro Sacko l’ex ambassadeur en France et tout nouveau ministre d’Etat chargé de l’Administration du territoire donc chargé des élections, avait voulu faire une communication sur le niveau insuffisant de préparation des élections mais s’était vu opposer un refus catégorique de Bozizé de prendre la parole à ce sujet.

Le nullissime président de la CEI, le vrai faux pasteur Binguimalé dont l’opposition n’a jamais réussi à obtenir la tête malgré son incompétence crasse et son rejet par toutes les parties, est toujours à Dubaï pour les bulletins de vote. Le 8 janvier, la campagne électorale devrait démarrer si les élections doivent effectivement se tenir le 23 janvier or rien n’est sûr et la CEI elle-même n’est nullement prête malgré la fuite en avant permanente de son rapporteur général, l’inénarrable Rigobert Vondo. Qu’en est-t-il du dénouement de l’affaire ubuesque du chèque en bois du sixième candidat à la présidentielle, Justin Innocent Willité à qui Bozizé a pourtant remis de l’argent pour la caution de  la candidature mais dont l’intéressé a bouffé une bonne partie ?

Comme au début du processus, Bozizé tient à demeurer jusqu’au bout maître du jeu électoral. Pour quelqu’un dont le mandat constitutionnel a expiré depuis le 11 juin dernier et a par conséquent perdu toute légitimité, on ne peut comprendre un tel comportement qui ne peut s’expliquer que par sa soif de dictature et sa volonté politique de réussir un hold-up électoral afin de garder le fauteuil présidentiel dont seule la conservation pourra lui assurer cette impunité, pour ne pas parler d’immunité, dont il continue encore de bénéficier malgré les nombreux crimes de guerre, crimes contre l’humanité et autres assassinats (comme celui de Charles Massi et sans doute aussi celui probable de Hassan Ousman du MNSP dont on est toujours sans nouvelle à ce jour et dont personne ne parle du sort), et violations massives de droits de l’homme dont il s’est rendu coupable.

Dans la capitale Bangui, si on doit en juger par le peu d’enthousiasme qu’ont manifesté les citoyens pour se faire recenser sur les listes électorales, cela ne présage pas d’un taux de participation époustouflant lors du scrutin, la population étant convaincue et résignée d’avance à l’idée que de toute façon Bozizé va frauder et bourrer les urnes pour s’autoproclamer vainqueur de ces élections. Est-ce une raison pour le laisser faire ?  Une telle situation prévaut également au sein des magistrats du Conseil d’Etat. Contre obscurantisme et le véritable changement qu'attendent les Centrafricains, aucune lutte n'est perdue d'avance.

En nommant à la tête du Conseil d’Etat l’éthylique chronique François Nanaré et des magistrats moins gradés pour commander d’autres plus gradés, il règne dans cette institution une indescriptible pagaille qui indigne plus d’uns. Une audience du Conseil d’Etat qui a eu lieu ce lundi 3 janvier sur cette catastrophique situation du Conseil d’Etat et la requête de l’opposition sur le découpage électoral a été l’occasion pour son tout nouveau président de déclarer sans rire que celui qui n’est pas content n’a qu’à aller voir Bozizé.

Ce qui est très étonnant, c'est l'indifférence des représentants sur place de la fameuse communauté internationale qui ne cesse pourtant de donner chaque jour de la voix en Côte d'Ivoire et qui en Centrafrique, sont totalement aphones et laissent faire Bozizé tout ce qu'il veut. Alors que les conditions minimales d'une élection crédible ne sont pas réunies, avec un pays dont huit préfectures sur seize sont sous occupation de rebelles armés, ils encouragent Bozizé à tenir le calendrier qu'il a fixé sans le moindre début de commencement du désarmement de ces rebelles. C'est un scandale !  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique