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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 03:36

 

 

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RÉPUBLIQUE GABONAISE

Union - Travail – Justice

 

DISCOURS INTÉGRAL PRONONCÉ PAR ANDRÉ MBA OBAME

CE MARDI 25 JANVIER 2011 À LIBREVILLE.

 

Gabonaise, Gabonais, mes très chers Concitoyens,

 

Dans le discours du Président Obama à Accra le 11 juillet 2009, tout le monde a retenu cette phrase : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions ». Mais avant de parvenir à cette conclusion, le président américain a d’abord déclaré que : « En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succèsdes parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu’une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c’est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens ».

 

Au Gabon le 08 juin 2009, après le décès du Président Omar BONGO ONDIMBA, l’espérance d’une transition démocratique dans notre pays s’est transformée en escroquerie juridique et politique parce que les hommes et les femmes qui avaient en charge la direction des institutions constitutionnelles ont, tous sans exception, placé leurs intérêts égoïstes au -dessus de l’intérêt national. À la suite de cette expérience, nous sommes parvenus à la conclusion que les institutions, pour fortes qu’elles puissent être, ne valent que ce que valent les femmes et les hommes qui en ont la direction. Aujourd’hui la société Gabonaise est en crise. Notre démocratie est en crise et la République avec.

 

L’élection présidentielle anticipée du 30 août 2009 offrait au pays l’occasion d’un nouveau départ. La forte mobilisation des Gabonais pour s’inscrire sur les listes électorales puis le jour du vote, montre à suffisance que le pays tout entier était déterminé à saisir cette occasion pour offrir à notre pays le changement nécessaire pour de nouvelles perspectives de développement.

La grave crise politique, économique et sociale que traverse actuellement notre pays est à la mesure de cette espérance que le peuple Gabonais a exprimé dans les urnes le 30 août 2009 et qui lui a été volée. Et ce dès le soir du 08 juin 2009.

 

Quelques heures à peine après l’annonce du décès du Président du Président de la République, le Ministre de la Défense de l’époque, sans en informer le Premier ministre, a pris unilatéralement la décision de faire procéder à la fermeture des frontières en lieu et place du Ministre de l’Intérieur qui a seul compétence pour le faire en République Gabonaise. En violant ainsi la loi, le Ministre de la Défense est sorti du cadre républicain pour soumettre l’ensemble des Institutions de la République à la sournoise intimidation des forces de défense placées sous son autorité. C’est assurément l’acte fondateur du coup d’État qui a été perpétré au Gabon en 2009.

 

La « Cour Constitutionnelle », dans ces décisions des 9 et 12 juin 2009, en imposant la prestation de serment au Président de la République par intérim, puis la démission du gouvernement a organisé la mise à l’écart des Ministres qui avaient choisi de s’opposer à un « passage en force » dont on percevait déjà les signes avant-coureurs.

 

Le Président de la République par Intérim, en participant au congrès du « PDG » qui devait désigner le candidat de ce parti à l’élection présidentielle, a ostensiblement affirmé son appartenance à un clan. En agissant ainsi, le Président de la République par Intérim est sorti de la nécessaire neutralité que lui imposait l’esprit de la constitution pour conduire la transition en position d’arbitre. Mais les Gabonais ne se sont jamais laissé intimider par ces manoeuvres et se sont exprimés de la manière la plus claire et la plus massive qui soit le 30 août 2009. Et nous pouvons aujourd’hui énoncer cette vérité de toujours qui est désormais incontestable : C’est bien André MBA OBAME que les Gabonais ont désigné le 30 août 2009 pour exercer la charge de Président de la République.


Gabonaise, Gabonais, mes chers Compatriotes,

 

La détermination avec laquelle vous réclamez que soit respecté votre vote du 30 août 2009 donne corps à cette affirmation de l’illustre Président américain Abraham Lincoln : « Un bulletin de vote est plus fort qu'une balle de fusil ».

Le vote des Gabonais est plus fort que la décision d’une « Cour Constitutionnelle » aux ordres. C’est ce vote des Gabonais qui confère la légitimité à partir de la laquelle s’établit la légalité, et non l’inverse.

 

La « Cour Constitutionnelle », en ignorant le vote du peuple Gabonais pour servir les intérêts d’un clan et imposer son candidat à la tête du pays, s’est disqualifiée d’elle-même. Le « Parlement », en abandonnant sa responsabilité devant le peuple souverain pour se mettre au seul service d’une Direction du « PDG » aux ordres, s’est lui aussi exclu de la République. Le vote récent par le Parlement d’une constitution monarchiste a achevé de disqualifier cette Institution dans sa composition actuelle.

 

Dans cette situation particulière où les Institutions de la République se sont disqualifiées en participant à la tentative d’établissement d’un pouvoir illégitime issu d’un coup d’État, il est de ma responsabilité de Président élu de m’adresser directement au peuple souverain et de prononcer le serment solennel de l’« article 12 de la Constitution » qui consacre l’entrée en fonction du Président de la République gabonaise.



* *

 
«
Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du peuple gabonais, en vue d'assurer son bien-être et de le préserver de tout dommage, de respecter et de défendre la + Constitutionet l’État de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge et d'être juste envers tous ».


* *

Gabonaise, Gabonais, mes chers Compatriotes,

 

Nous nous trouvons désormais dans la situation où le silence devient un péché lorsqu'il prend la place qui revient à la protestation. Et d'un homme, il fait alors un lâche. Ma responsabilité politique, mon Amour pour Dieu et pour tous mes concitoyens m’obligent à ne pas rester silencieux en ces temps si sombres et si difficiles que traverse notre pays.

 

Au cours de l’année 2010 qui vient de s’achever le Gabon, comme 13 autres États d’Afrique francophone, célébrait un demi-siècle d’indépendance. Chaque Gabonaise et chaque Gabonais était fondé à se saisir de cette occasion particulière pour se souvenir, s’interroger et aussi se projeter. J’ai ainsi entrepris de me retrouver avec moi-même pendant plusieurs mois pour mieux m’interroger sur les raisons profondes de la situation de crise dans laquelle se trouvait notre pays au moment où il célébrait le 50ème anniversaire de son indépendance et aussi à la meilleure manière de traiter cette crise dans l’intérêt du Gabon et de son peuple.

 

Ce qui constitue une Nation, ce n’est pas le fait de parler la même langue, ou d’appartenir à un groupe ethnique commun. Ce qui constitue une nation, c’est d’avoir accompli ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir. En un mot, le vouloir vivre ensemble.

 

Depuis 50 ans, ce sont les Gabonaises et les Gabonais qui écrivent l’Histoire de notre pays. Depuis 50 ans, nous sommes désormais les principaux acteurs et les seuls comptables de notre Histoire. Il est essentiel pour chaque Gabonaise et pour chaque Gabonais de prendre conscience de ce que non seulement son Histoire est, comme celle de tous les peuples de ce monde, vieille de plusieurs siècles, mais aussi que ce sont des hommes et des femmes qui, du fait de leur erreurs ou au prix de leurs sacrifices, ont écrit cette histoire et continueront de l’écrire.


* *


C’est le lieu pour moi de rendre l’hommage qui leur est dû à ces hommes et ces femmes qui, comme moi, ont fait pour notre pays le choix de la vérité, de la démocratie et de la République, contre l’imposture, la dictature et la monarchie.

 

Je voudrais rendre un hommage à toutes les forces du changement. A mes alliés de la Coalition des « Partis Politiques pour l’Alternance (CPPA) » d’abord. Et aussi à mes amis de l’« Alliance pour le Changement et la Restauration (ACR) ». Je voudrais tout autant y associer les forces vives de la diaspora, notamment le « BDP », le « Mouvement Civique et les Anges Gardien », qui mènent inlassablement le combat contre l’imposture.

 

À Gérard ELLA NGUÉMA, Jean Pierre ROUGOU, Bruno Ben MOUBAMBA, Paulette MISSAMBO, Jean NTOUTOUME NGOUA, Jean ÉYEGHE NDONG, Casimir Oye Mba et Zacharie Myboto, je voudrais dire un seul mot : notre combat est juste, nous sommes sur la voie. Sans la foi et la détermination de chacun de vous, rien de tout cela n’aurait été possible.

Merci à vous, merci pour ce que vous faites pour notre pays.


À l’Union Nationale, aux militantes et aux militants de l’Union Nationale, notre très regretté Pierre Claver ZENG ÉBOME est fier de nous !


* *


Depuis plus d’un an, un pouvoir tente vainement de s’imposer à la volonté du peuple Gabonais. Ce pouvoir a déjà détruit des emplois par milliers en pratiquant une chasse aux sorcières en règle dans l’administration et en désorganisant comme jamais le secteur privé du fait de l’amateurisme et de l’arrogance qui le caractérise. Ce pouvoir usurpateur assèche les finances publiques et endette sans compter le pays pour satisfaire aux dépenses personnelles de son chef et de sa suite. Dans un pays de 1,5 millions d’habitants, avec un budget annuel de plus de 2000 milliards de Fcfa, la misère continue de se rependre sur une population gabonaise toujours plus accablée par la faim, privée d’accès aux soins de santé primaire et ne pouvant scolariser ses enfants, ou se loger convenablement.

 

Depuis plus d’un an, nous assistons à une véritable opération de destruction nationale sur le plan politique, sur le plan économique et sur le plan social. Le peuple Gabonais et les amis du Gabon ne se trompent pas. Ils constatent amèrement que le pays s’enfonce un peu plus chaque jour dans les inégalités sociales, la dégradation de l’économie et la négation des libertés publiques qui sont la marque de fabrique d’une dictature. Cette politique suicidaire ne peut continuer dans un pays libre et démocratique ! Je mesure avec gravité la responsabilité qui est désormais la mienne et qui engage l’avenir de notre pays.

 

Au lendemain du coup d’État électoral, inspiré par la sagesse du jugement du Roi Salomon, j’avais décidé qu’il était de ma responsabilité de vainqueur de cette élection de privilégier l’intérêt supérieur de notre pays et accepter l’inacceptable en laissant l’imposture s’installer au pouvoir. C’est pourquoi, à l’époque, je n’ai pas donné le mot d’ordre que tous attendaient et que plusieurs me suggéraient fortement. Un peu plus d’un an après, tous ceux qui vivent au Gabon ou s’intéressent à notre pays sont définitivement parvenu à la conclusion que l’arrogance, l’amateurisme et l’incompétence de cette dictature obsédée par la volonté d’installer un régime monarchique au Gabon représentent une menace encore plus grande.

Désormais, il n’y a pas d’autre voie possible : le Gabon doit être dirigé par celui que les Gabonaises et les Gabonais ont réellement choisi.

 

Je ne peux choisir ni comment mourir, ni quand. Mais je peux décider de comment et pourquoi je vais vivre. La préservation de la République, la restauration de la démocratie et l’amélioration significative de la condition politique, économique, sociale et culturelle de chaque Gabonaise et de chaque Gabonais sont les principes et les objectifs au nom desquels j’ai définitivement choisi de consacrer mon existence.

Mon engagement politique vise également un objectif simple parce que clair : Que les Gabonais de Minvoul, de Pana, de Mabanda et de Libreville soient tous habités de la certitude d’appartenir effectivement au même pays et d’être traités de la même manière par les gouvernants.

 

Président Élu lors de l’élection présidentielle du 30 août 2009, à la faveur du soutien massif du peuple Gabonais, j’ai choisi de nommer le Docteur Raphaël BANDEGA-LENDOYE à la fonction de Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République.

Je l’ai chargé de former un Gouvernement composé d’hommes et de femmes épris de l’Amour de leur Patrie, insurgés par la situation dramatique dans laquelle notre pays se trouve désormais, et ce jusqu’au sacrifice de leur personne.

 

Au moment où nous franchissons ce palier décisif pour la libération de notre pays, nous devons en responsabilité répondre à cette interrogation : tout cela est-il légal ? Pour autant que la légalité remplisse sa fonction au service de la justice et de la démocratie, elle mérite le respect et l'obéissance des citoyens. Il y a deux sortes de légalité, affirmait Martin Luther King : « La légalité juste et la légalité injuste. Je suis le premier à préconiser l'obéissance à la légalité juste. C'est une responsabilité morale aussi bien que légale. Or, cette même responsabilité morale nous commande inversement à nous dresser face à la légalité injuste. Quiconque se dresse face à une légalité injuste doit le faire ouvertement, avec ferveur, et la volonté d'en accepter les conséquences. Je soutiens qu'un homme qui refuse de se soumettre à un ordre lui paraissant injuste en son âme et conscience et qui se soumet de plein gré à la peine de prison afin d'en démontrer l'injustice à ses concitoyens, exprime en agissant ainsi son très grand respect pour la légalité ».

 

Et c’est dans le même esprit que ce droit a été inscrit à l’« article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 » : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Nous y sommes.


Aux amis du Gabon, à la « Communauté internationale », j’adresse ce message responsable et fraternel.

 

La restauration de la démocratie effective est la condition de la stabilité du Gabon. Je suis un républicain et un démocrate. Je n’ai ni arme, ni armée. J’ai le peuple Gabonais et sa détermination. Je ne reculerais pas. Les Gabonais ne reculeront plus.

 

Plus qu’au soir du 30 août 2009, je maintiens que la responsabilité collective doit être exercée avec le libre assentiment du peuple souverain et selon les règles établies et admises par tous. Nul ne peut et ne doit s’imposer au Gabonais sans risquer à terme la fracture de la société. Nul ne peut et ne doit agir en dehors de la Constitution et des lois du pays pour imposer le dictat, l’intimidation et l’arrogance comme modèle de gouvernance.

 

À l’endroit de nos forces de sécurité et de défense je n’aurai qu’une parole.

La loyauté, la fidélité, la discipline, le sacrifice et le don de soi qui sont votre sacerdoce n’ont de sens que s’ils sont mis au service de la mère patrie et de ses enfants.

Au service de la Nation, donc des Gabonaises et des Gabonais, votre rôle et votre responsabilité sont de protéger le territoire, la Démocratie et la République. À la République en retour d’être reconnaissante en mettant alors les forces de sécurité et de défense dans des conditions de vie dignes.


À toutes les communautés du pays,

 

L’autorité morale que vous représentez doit faire entendre sa voix, car personne, Dieu compris ne pourrait s’accommoder d’une imposture. Il m’apparait primordial de rappeler que c’est aux communautés religieuses de montrer la voie vers la vérité. Le Silence complice et coupable, ou l’indifférence dans la situation actuelle seraient une forme d’allégeance au mal qui ronge notre pays.

 

L’apôtre Paul disait encore « Nous n’avons pas de puissance contre la vérité ; nous n’en avons que pour la vérité ».

 

Et le « Saint Coran » revient lui aussi plusieurs fois sur l’exigence de vérité, notamment dans la « sourate 8 » intitulée « le butin » où « Allah » le Très haut dit : « + Allahvoulait par ses paroles faire triompher la vérité et anéantir le fauxAfin qu’il fasse triompher la vérité et anéantir le faux… ».


Mes très chers concitoyens,

 

La dictature instaurée dans notre pays depuis plus d’un an tue l’équilibre des fondamentaux qui font l’unité de notre jeune Nation, construites aux prix d’efforts, de sacrifices et de consensus pendant 50 ans, et légués par les Pères Fondateurs et ces aînés qui nous ont précédés, notamment Léon MBA MINKO, Omar BONGO ONDIMBA, André Gustave ANGUILÉ, Jean Hilaire AUBAME, Émile ISSEMBÉ, Paul INDJENDJET-GONDJOUT, Georges DAMAS ALEKA, René Paul SOUSATTE, Pierre Louis AGONDJO OKAWÉ, Jean-Pierre NZOGHE NGUEMAH, BOUKA-BU-NZIENGUI, … et tant d’autres. En leurs noms à tous, ensemble, avec le courage et la détermination de chacun, nous allons libérer notre pays de la dictature qui tente de s’imposer à lui depuis le 08 juin 2009. J’ai entendu votre ardent désir de dignité et de respect pour votre pays et pour vous-même. Je sais combien est devenu insupportable le mépris avec lequel vous êtes traités. Je sais combien vous êtes meurtris par la légèreté avec laquelle le Gabon est conduit. Ce pays qui nous est si cher. Cette dictature qui s’est emparée de notre pays a fini par rendre invivable le quotidien de tous et de chacun.

 

Le développement économique et social du Gabon, qui doit correspondre à l’amélioration significative des conditions de vie de chaque Gabonaise et de chaque Gabonais doit être murement réfléchi et soigneusement mis en oeuvre. Habité de la légitimité, donc de la responsabilité que me confère le choix du peuple Gabonais le 30 août 2009, je prends ici devant vous, peuple du changement, l’engagement de tout mettre en oeuvre pour rétablir les piliers de notre République qui, face aux défis du développement économique et social, est appelé à un ordre nouveau pour exalter dans la vie quotidienne des gabonaise et des gabonais, la devise de notre pays : « Union, Travail, Justice ».

 

Je lance donc ici un appel solennel à l’union de toutes les populations gabonaises, où qu’elles se trouvent à Libreville, à l’intérieur du pays où à l’étranger, pour qu’elles se mettent en marche à nos cotés afin de libérer le Gabon notre pays de cette dictature et de conduire notre peuple vers la Nouvelle Espérance.

 

Je tends une main fraternelle à toutes les forces vives du mon de politique, de la société civile, du secteur privé. Au terme de mon propos, à tous et à chacun je voudrais dire ceci. Le Révérend Martin NIEMOLLER, un pasteur protestant allemand ayant vécu la période de l’essor du Nazisme avait déclaré : « En Allemagne ils sont venu premièrement contre les communistes, et je n’ai rien dit parce que je n’étais pas communiste. Ensuite ils sont venus contre les juifs, et je n’ai rien dit parce que je n’étais pas juif. Ensuite ils sont venus contre les syndicalistes, et je n’ai rien dit parce que je n’étais pas syndicaliste. Ensuite ils sont venus contre les catholiques, et je n’ai rien dit parce que j’étais protestant. Pour finir ils sont venus contre moi, mais à ce moment, il n’y avait plus personne pour parler ».

N’attendons pas qu’il soit trop tard pour agir.

 

Vive la République.


Que Dieu bénisse le Gabon.

 

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