Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 04:03

 

 

 

 

Ziguele-et-Tiangaye-premier-anniversaire-FARE.JPG

Jacques-Boniba-et-JEG-Koyambounou.JPG

 

premier-anniversaire-FARE-2.JPG

 

 

Louis-Pierre-Gamba-et-Martin-Ziguele.JPG

 

anniversaire-FARE.JPG

 

anniversaire-FARE-2.JPG

 

 

DECLARATION LIMINAIRE

 

4 Mars 2011 -- 4 Mars 2012. Le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections du 23 Janvier 2011 (FARE 2011) vient d’avoir un an. Il a été créé dans un contexte de crise post électorale sans précédent dans l’histoire politique de notre pays.

Le FARE 2011 s’était fixé les objectifs suivants :

1° - Défendre la Constitution de la République Centrafricaine ;

2° - Obtenir l’annulation des élections  groupées du 23 Janvier   2011.

3° - La reprise des élections de 2011 dans le strict respect de la  Constitution, du code électoral et des recommandations du Dialogue Politique Inclusif ;

  - Obtenir la dissolution de la CEI et sa recomposition ;

5°- Sensibiliser et mobiliser l’ensemble des populations centrafricaines  en vue d’atteindre les objectifs ci-dessus cités.

 

            Toute lutte politique s’inscrivant dans la durée, il serait présomptueux de la part du FARE 2011  d’afficher en si peu de temps un bilan avec des objectifs atteints.

            Toutefois, il peut se prévaloir d’être, après le rapt électoral de 2011, la seule force politique   à porter sur les fonts baptismaux les aspirations profondes de changement du peuple centrafricain.

            Il a animé la vie politique par ses prises de positions sur toutes les questions touchant les domaines institutionnel, sécuritaire et socio-économique du pays.

            Il a mené des actions de masse (meetings) illégalement interdites ou dispersées  par les forces de l’ordre.

            Il a payé un lourd tribut pour ce combat : tracasseries, interdictions de voyage, agressions, etc.…

            Il se bat actuellement contre les dérives totalitaires du pouvoir qui vient d’envoyer à l’Assemblée monocolore, Chambre d’enregistrement, un projet de loi non consensuel portant code électoral.

            Ce projet de loi rejeté par toute la classe politique et la société civile centrafricaines, et qui confie la gestion des élections au Ministère de l’Administration du Territoire c’est à dire aux seuls militants du KNK  nommés par le Général Bozizé dans ce département, consacre définitivement l’option antidémocratique et dictatorial d’un pouvoir aux abois.

            Ce projet de loi qui a supprimé le deuxième tour pour l’élection des députés, porte les germes d’une grave crise politique dont le régime a mal mesuré les conséquences.

Dans l’histoire politique de la RCA, il n’a jamais été organisé une élection à un seul tour. Le Rassemblement Démocratique Centrafricain, à l’époque parti unique, avait organisé un scrutin législatif à 2 tours.

 

Le principe majoritaire étant le fondement de la démocratie, l’élection des députés avec un suffrage minoritaire est la plus grave atteinte à la gouvernance démocratique.

Ce projet de loi inique et scélérat est le test avant-coureur d’une modification de la Constitution afin de faire sauter le verrou constitutionnel de la limitation du mandat présidentiel.

 En effet, la parodie électorale de Janvier 2011 décriée par le peuple centrafricain et par la communauté internationale avait accouché d’institutions illégitimes aujourd’hui totalement inaptes  à satisfaire les besoins quotidiens les plus élémentaires du peuple centrafricain. Un an de confiscation du suffrage populaire, un an d’échec pour le pouvoir au quintuple plan politique, sécuritaire, économique, social et culturel. Le Général Bozizé a dressé lui- même un bilan calamiteux de son propre régime.

C’est pourquoi, le FARE 2011 lance un appel à tous les centrafricains sans distinction à s’opposer aux dérives autocratiques du régime illégitime du Général Bozizé qui, se trouvant dans l’incapacité de sortir le pays de la crise dans laquelle il l’a plongé, pratique une politique de fuite en avant en cherchant à faire voter au forceps une loi électorale contestée à l’unanimité par tous les partis politiques (majorité et opposition confondues) ainsi que par la société civile.

           

                                                                                  Je vous remercie

 

 

 

                                                                                  Bangui le 04 Mars 2012

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique