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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 15:33

 

 

 

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Suite à la prorogation, le 24 janvier par le Conseil de Sécurité dans sa Résolution 2088 (2013), du mandat du Bureau intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA)  jusqu’au 31 janvier 2014, via lequel le Conseil demande au Gouvernement, à la coalition « Séléka », aux groupes armés et à l'opposition démocratique de « s'acquitter de bonne foi de leurs obligations découlant de la Déclaration de principe signée à Libreville le 11 janvier 2013 », la Représentante spéciale du SG des Nations Unies en RCA et chef du BINUCA, Mme Margaret Vogt, a briefé, le même jour depuis Bangui, la presse internationale basée à New York, par visioconférence, sur la situation en cours dans le pays. C’était en présence de  la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Coordonnatrice résidente et Coordonnatrice humanitaire, Mme Kaarina Immonen, arrivée à Bangui le 23 janvier, et des chefs de sections Politique, Droits de l’Homme et Appui aux Institutions sécuritaires du BINUCA. 


A l’intention des media,  Mme Vogt a d’abord rappelé  le contexte  ainsi que  les évènements survenus suite  à l’offensive militaire  de la coalition « Séléka contre les forces du Gouvernement centrafricain, le 10 décembre 2012», avant de passer en revue les difficultés inhérentes à l’application des accords.


« Alors que nous suivions de près leurs activités depuis  un certain temps, a-t-elle assuré, nous avons cependant été surpris par la vitesse avec laquelle la coalition Séléka a pris le contrôle de 12 villes et localités du Nord et du Nord-est de la RCA, entre le 10 et le 23 décembre 2012 ».Mme Vogt a  aussi fait mention  de la « panique » suite à la menace  brandie par la « Séléka »  de poursuivre son offensive jusqu’à Bangui, et lorsqu’elle s’était emparée de la deuxième ville du pays. C’est dans ce contexte, dit-elle, que le Gouvernement tchadien a décidé de déployer des troupes à Sibut. Mais ces forces n’ont pas pu empêcher que cette ville tombe entre les mains de la coalition. Damara étant située à seulement 60 kilomètres de Bangui, les Nations Unies ont décidé d’évacuer les membres de leurs personnels et leurs familles, a indiqué Mme Vogt, soulignant qu’une grande partie est déjà de retour dans le pays.


Ces évènements sont intervenus alors que des progrès avaient été accomplis en RCA, a relevé la Représentante spéciale. En effet, a-t-elle  rappelé,  le Gouvernement centrafricain avait décidé  de mener à son terme la réforme  du code  électoral, notamment avec l’accord des autres parties. En outre, la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), seul mouvement non encore signataire de l’Accord de paix Global de Libreville de 2008, avait décidé d’y adhérer, ouvrant ainsi la voie à la conduite  du processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR), même si le financement nécessaire faisait toujours défaut. Autre avancé,  le Gouvernement centrafricain avait  conclu un accord avec le Fonds Monétaire International (FMI), a indiqué Mme Vogt.


Saluant la contribution de la CEEAC, la Représentante spéciale a dit être impressionnée par la diligence avec laquelle les dirigeants de la CEEAC ont réagi peu  après la chute de Sibut. Les pourparlers ont été  organisés à Libreville, malgré la  période des fêtes de noël et du jour de l’an, sous la médiation du Président de la  République du Congo, Denis Sassou Nguessou, a-t-elle fait remarquer, saluant, par la même, l’engagement des troupes régionales pour sauver Bangui, avec le déploiement de contingents du Cameroun, de la République du Congo et du Gabon, qui ont rejoint sur place les forces tchadiennes. La France et l’Afrique du Sud ont aussi contribué à cet effort, a-t-elle rappelé. Comme l’a fait valoir MmeVogt, la revendication  des rebelles était  basée sur leur conviction selon laquelle le Président de la RCA avait perdu toute légitimité, ce que les Chefs d’État de la région ont  rejeté,  étant entendu qu’il avait été élu démocratiquement.

 

Toutefois,  ils ont obtenu l’accord du Président  Bozizé pour  le partage  du pouvoir. L’accord politique prévoit donc que le Président de la RCA restera au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat en 2016, mais que le Premier ministre devra être  issu de l’opposition et qu’un gouvernement d’union nationale sera constitué, pour une période d’un an. Le gouvernement aura comme mission de restaurer la sécurité, d’organiser des élections législatives, de procéder aux réformes des secteurs judiciaire, économique et social, et de mettre en œuvre le programme de DDR.


En ce qui concerne l’accord de cessez-le-feu, il exige le retrait de toutes les troupes de la coalition Séléka, la cessation des hostilités et la libération des prisonniers de guerre.

Mme Vogt a dit qu’elle espérait que le retrait des combattants de la Séléka permettrait de donner aux organisations d’aide un accès humanitaire aux populations affectées.

L’accord de cessez-le-feu appelle aussi à faire cesser la violence sexuelle et le recrutement d’enfants soldats, a-t-elle souligné.


Mme Vogt a  par ailleurs  indiqué qu’un Comité de suivi de ces accords avait été constitué, indiquant que l’une des préoccupations de la coalition Séléka était relative à « ce qui allait arriver à ses militants ». Occasion pour elle de saluer l’engagement pris par le leadership de ladite coalition à s’assurer du respect, par ses troupes, des accords signés.  Les Nations Unies, a-t-elle assuré, apportent leur appui technique et logistique dans les efforts en vue de la pleine mise en œuvre des accords.


Autre point soulevé par la Représentante spéciale était relative à la reprise duprocessus de DDR qui, a-t-elle souligné, « nécessitera davantage de  moyens financiers », sans oublier que « nous devons également impliquer les pays de la région, car de nombreux  affrontements sont l’œuvre de groupes venant d’autres pays. Et la Représentante spéciale de plaider en faveur de plus de  soutien de la communauté internationale.


En réponse aux allégations faisant état de pillages  d’hôpitaux, Mme Vogt a indiqué qu’un message clair avait été envoyé pour dénoncer ces faits. En ce qui concerne les cas d’enlèvements, nous prévoyons d’envoyer sur place une mission  d’investigation.


Autre question de la presse, la relative polémique autour du déploiement des troupes sud-africaines en RCA. En réponse, Mme Vogt a salué toute contribution, d’où qu’elle provienne, ayant empêché la prise de Bangui car, a-t-elle rappelé, « la coalition de la Séléka était aux portes de Bangui ». Mme Vogt a également confirmé que le BINUCA travaillait avec les organisations non gouvernementales nationales et internationales, tout en précisant que la situation sécuritaire avait affecté leur travail. Les déplacements sont devenus difficiles dans le pays, a-t-elle expliqué.


Le 11 janvier dernier, la Représentante spéciale avait présenté au Conseil de Sécurité un aperçu de la situation en RCA, par visioconférence depuis Libreville, au Gabon, où se sont tenus les récents pourparlers de paix ayant abouti à la signature de trois accords le même jour, notamment une déclaration de principe visant à résoudre la crise politique et sécuritaire en RCA, un accord de cessez-le-feu et un accord politique qui définit les modalités du partage du pouvoir et de gestion de la période de transition.

 

 

 

NDLR : Mme Vogt doit revoir sa copie s'agissant de la présence à Bangui des troupes étrangères, particulièrement celles de l'Afrique du Sud dont les chefs d'Etat de la CEEAC réunis à Libreville avaient formellement demandé le retrait, principe également réffirmé dans le texte des fameux accords de Libreville. Au lieu de cela, Mme Vogt parle d'autres choses. 

 

 

 

 

« Mon arrivée en RCA intervient à un moment clef de la vie sociopolitique du pays », dit Mme Immonen

La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en  République  centrafricaine, Coordonnatrice résidente et Coordonnatrice  humanitaire,  Mme Kaarina Immonen,  est  arrivée à  Bangui le  23 janvier 2013 et a immédiatement pris fonction.

« J’arrive à un moment clef de la vie sociopolitique de la RCA et mesure les défis  actuels du pays, et m’inscris dans la poursuite de l’appui qu’apporte l’ONU », a fait observer Mme  Immonen qui se dit  :  « particulièrement honorée de travailler aux côtés de la Représentante spéciale du  Secrétaire général des Nations Unies en RCA et chef du BINUCA, Mme Margaret Vogt, et son équipe, ainsi que l’ensemble des Agences, Programmes et Fonds des Nations Unies dans le pays ».

 

Dans les jours et semaines à venir, souligne la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général,  « je compte rencontrer les dirigeants du pays et les partenaires nationaux et internationaux, dont je salue ici l’engament et le travail déjà abattu et en cours».


Nommée le 11 décembre 2012 par le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, Mme Immonen possède plus de 16 ans d’expérience dans les domaines de la prévention des conflits, des stratégies de relèvement au sortir d’un conflit, du développement et de la conduite d’opérations sur le terrain.

 

Avant  sa nomination, Mme Immonen a occupé différents postes au sein du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), y compris en tant que Coordonnatrice résidente de l’ONU et Représentante résidente du PNUD en Moldavie, de 2007 à 2012.Mme Immonen a également été Représentante résidente adjointe du PNUD en Fédération de Russie et a assumé des fonctions similaires  en Géorgie. Elle a commencé sa carrière en tant qu’« Administrateur auxiliaire » du PNUD au Congo, avant d’occuper plusieurs postes, toujours au sein du PNUD, au Vietnam, au Rwanda, au Kenya et au Cambodge.

 

Mme Immonen est diplômée en sciences politiques et en relations internationales de l’Université de Genève et de l’Institut universitaire des hautes études internationales de Genève, en Suisse.


La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Coordonnatrice résidente et Coordonnatrice humanitaire remplace à ce poste, M. Modibo Ibrahim Touré, lequel avait pris fonction en juillet 2012.

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