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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 12:25

 

 

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COMMUNIQUE N° 01 / MDREC / 2013

 

Pendant sa fulgurante marche armée entamée depuis le 10 décembre 2012 sur les provinces du Nord, du centre Est et du Sud, les rebelles de la coalition SELEKA ont commis des exactions sur les personnes et les biens (les fonctionnaires, les édifices, et les biens de l’Etat, les populations rurales, les opérateurs économiques, les banques ainsi que les industries) se trouvant sur leur passage.

 

Ce tsunami n’a pas épargné les postes de santé, les dispensaires et les hôpitaux qui ont été pillés.  Les routes complètement barrées empêchent toute circulation des personnes et des biens.  

 

Du 09 au 11 janvier 2013, lors de la rencontre de Libreville sous l’égide de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Central (CEEAC), les responsables politiques et militaires du SELEKA ont signé avec le régime du Général président François BOZIZE un accord de Cesser le feu ainsi qu’un accord politique avec les autres composantes de la crise centrafricaine.

 

Pendant que se tenait les assises de Libreville, les troupes de SELEKA sur le terrain ont investi Alindao et Kouango. 

 

La sucrerie de Ngakobo sera pillée et plus de dix véhicules seront emportés par les rebelles de SELEKA provoquant ainsi la cessation d’activité de la SUCAF et le chômage du personnel.

 

Par la suite, alors que les Centrafricains attendent avec espoir la formation d’un gouvernement de transition auquel prendront part plusieurs membres de la coalition SELEKA, les villes de : Dimbi, Kembé et Satéma sont tombées dans l’escarcelle de SELEKA. Le presbytère d’Alindao sera violé, pillé ainsi que les biens de l’ONG catholique CARITAS, les édifices publics et les maisons d’habitations des dignitaires brûlés.

 

Tous ces actes d’une rare et cruelle barbarie prouvent que le peuple centrafricain est pris entre le marteau du régime dictatorial du Général président François BOZIZE et l’enclume de la coalition SELEKA.

 

Par le présent communiqué, le Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC) condamne avec force et la dernière vigueur ces actes d’une barbarie inouïe et injustifiée.

 

Le MDREC dit à SELEKA que le peuple centrafricain et lui ont un adversaire commun : la dictature cynique de BOZIZE. Le MDREC demande aux responsables politiques et militaires du SELEKA de contenir leurs troupes. La coalition rebelle SELEKA ne doit pas se tromper d’adversaire et de cible.

 

Aussi, le MDREC condamne fermement le refus par le Général président François BOZIZE de laisser décoller l’avion des Nations Unies qui devait emmener les  responsables politiques et militaires du SELEKA pour calmer et discipliner leurs troupes. Alors, que cache ce refus ?  

 

Le MDREC condamne également la récupération politique et le matraquage radiotélévisé fait par Cyriaque GONGA, ZAMA, ABAKAR PIKO, les voix de leur maître ainsi que les ténors du KNK qui n’ont jamais dénoncé les multiples exactions des milices COCORA de Lévy YAKITE, des forces de sécurité et de défense dont la tristement célèbre garde prétorienne et des rejetons de BOZIZE dont la dernière en date est celle d’un soldat au Pk 12, le samedi 26 janvier 2013 qui s’est offert le luxe de terroriser toute la population et de blesser grièvement trois (3) personnes, suite au refus d’un boucher de lui vendre de la viande à crédit.

 

Pendant 12 ans, de graves et pires crimes contre l’humanité, les personnes et les biens ont été perpétrées par le Général président François BOZIZE, ex chef rebelle et ses troupes, lors de sa sanglante et destructive rébellion ainsi que son règne.  

Fait à Bangui, le 30 janvier 2013

 

Le Président du MDREC

   

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA

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