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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 23:11

 

 

rencontre de réconciliation Patassé Ziguélé

 

 

 

 

 

************************

 

          Dès le mardi 25 janvier 2011, c’est-à-dire deux jours seulement après la tenue du scrutin, le Collectif des Forces du Changement , en présence des trois candidats Emile Gros Raymond  NAKOMBO du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), Jean Jacques DEMAFOUTH de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP), et Martin ZIGUELE du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), a tenu une conférence de presse commune au siège du RDC, afin de dénoncer les conditions scandaleuses dans lesquelles s’est déroulé ce scrutin du 23 janvier 2011. Au cours de celle-ci, les trois candidats ont unanimement rejeté d’avance  les résultats qui en sortiraient.

         

Le jeudi 27 janvier 2011, ce sera autour du Candidat Indépendant Ange Félix PATASSE d’adopter la même position que les trois précédents candidats.        

         

Le vendredi 4 février 2011,  les trois candidats Ange Félix PATASSE, Emile Gros Raymond NAKOMBO et Martin ZIGUELE ici présents ont réaffirmé au cours d’une conférence de presse tenue ici même leur rejet catégorique des prétendus résultats proclamés par la CEI dans une opacité totale et transmis à la Cour Constitutionnelle.

 

Comme vous le savez tous, lors du scrutin du 23 janvier, nos représentants ont été interdits d’accès ou chassés de la plus grande partie des bureaux de vote dans tout le pays. Là où ils ont pu nous représenter, les procès- verbaux leur ont été dans la plupart des cas, purement et simplement refusés. D’ailleurs, le vendredi 29 janvier 2011, le  pasteur Binguimalé  demandait par un communiqué de presse diffusé sur la radio nationale aux Présidents des bureaux de vote de ne pas remettre les PV à nos représentants et de les lui envoyer en exclusivité, sous peine de poursuite judiciaire à leur encontre.

 

Par conséquent, il était matériellement impossible aux candidats que nous sommes, relégués au rang de spectateurs d’un mauvais film de série B dont le pouvoir tire les fils en coulisse, de savoir d’où venaient les résultats proclamés par la CEI, et ce qu’ils représentaient en terme de nombre de bureaux de vote.

 

Nous avons cependant relevé pour nous interroger, que si tous les observateurs tant étrangers que nationaux ont été unanimes à reconnaître la forte mobilisation des centrafricains ce 23 janvier, les alchimistes de Binguimalé ont néanmoins estimé que le taux de participation n’était que de 54%.

 

Si la mobilisation était forte, le taux de participation doit être supérieur à 54 % ou bien nous ne parlons pas la même langue, car 54% est un taux moyen entre 0  et 100%. L’énigme, le pot aux roses, soigneusement caché aux centrafricains a été révélé samedi 5 février par une radio internationale qui disait tenir ses informations d’une « source gouvernementale » et tous les Centrafricains l’ont entendu de leurs oreilles hier soir.

 

Il s’agit de la non prise en compte des suffrages exprimés dans 1262 bureaux de vote sur un total de 4618, soit  un taux  de 27, 32 %, dans les résultats annoncés par la Commission Electorale dite Indépendante donnant Bozizé vainqueur au premier tour.

 

Il en découle que les suffrages ainsi inexplicablement omis se situent entre 400 000 et 500 000 voix sur 1 825 735 inscrits, soit une fourchette de 22 à 27 % de l’électorat !

 

Voilà le pot aux roses. En guise de réponse, Binguimalé, encore lui, répond dans une conférence de presse ce dimanche 6 février 2011 pour dire que ces 1262 bureaux de vote concernent les législatives et non pas les présidentielles. Certainement Binguimalé  a confondu « 1262 urnes » à  « 1262 bureaux de vote ». Nous lui rappelons que les élections étant groupées, il s’agit de la non prise en compte dans les résultats proclamés, des suffrages exprimés dans 1262 bureaux de vote  et non simplement de la disparition de 1262 urnes.

 

Binguimalé a continué son laïus et déclaré sans rire que les 1262  bureaux de vote sont ceux de l’Est du pays où le vote n’a pas eu lieu. Soit ! Mais regardons les propres statistiques publiés par la CEI avant les élections :

 

 

Préfectures

Total de bureaux de vote

01

Bamingui Bangoran

40

02

Basse  Kotto

406

03

Haute  Kotto

118

04

Haut  Mbomou

38

05

Kémo

   152

06

Lobaye

312

07

Mambéré Kadéi

425

08

Mbomou

211

09

Nana  Gribizi

152

10

Nana Mambere

284

11

Ombélla Mpoko

445

12

Ouham

457

13

Ouham Pendé

479

14

Ouaka

388

15

Sangha Mbaéré

133

16

Vakaga

60

17

Bangui

496

18

Extérieur

22

 

TOTAL

4618 bureaux de vote

 

Binguimalé a affirmé que le vote n’aurait pas eu lieu dans l’Est et cité Bangassou et d’autres villes. En supposant que ce qu’il dit est vrai, et en ajoutant  au Sud-est qui comprend tout le Mbomou et le Haut-Mbomou, le Nord –Est qui comprend la Vakaga (où le vote a bien eu lieu) et le Bamingui Bangoran (où le vote a également eu lieu dans une grande partie de la sous –préfecture de Ndélé), nous arrivons aux résultats suivants :

 

Mbomou dans sa totalité :           211 bureaux de vote

 

Haut- Mbomou dans sa totalité :   38 bureaux de vote

 

Total  Sud- Est :                    249 bureaux de vote (nombre inférieur à 1262)

 

En plus : Vakaga                           : 60 bureaux de vote

 

Haute – Kotto                                : 118 bureaux de vote

 

Total Nord-Est            : 178 bureaux de vote (nombre inférieur à 1262)

 

Total général Est :   427   bureaux de vote (nombre inférieur à 1262)    

              

 

Le dilatoire et le mensonge ne passeront pas.

 

Nous exigeons des explications claires car nul ne nous fera croire qu’il s’agit de bureaux de vote de zone de rébellion, puisque tant le gouvernement que les observateurs nationaux et internationaux, ont unanimement affirmé que le vote  s’est déroulé dans la paix et la sécurité , c’est-à-dire sans incident partout en RCA.

 

Dans quelle partie du pays 1262 bureaux de vote ont été rendus inaccessibles par l’insécurité sans que nous le sachions et que personne n’en a fait état jusqu’ici ?

 

Nous exigeons des explications claires car nul ne nous fera croire qu’il s’agit de bureaux de vote où les PV sont illisibles ou inutilisables car à notre connaissance les Présidents de bureaux vote sont lettrés et ont été formés pour ce travail.

 

Pourquoi la CEI n’a jamais évoqué ce problème qui concerne quand même 27 % des électeurs inscrits, jusqu’à ce que le lièvre soit soulevé par cette radio internationale ?

 

Nous avons décidé de porter plainte contre Monsieur Joseph Binguimalé, Président de la Commission Electorale, devant le tribunal correctionnel pour fraude électorale.

 

Nous interpellons la communauté internationale, et plus précisément les pays et organisations faisant partie du Comité de pilotage du processus électoral aux côtés de la Commission Electorale Indépendante (CEI), afin qu’elle assume jusqu’au bout ses responsabilités devant la dérive totale de ce processus électoral dont la finalité est la stabilisation de notre pays mais qui visiblement sombre dans le ridicule.

 

Nous exigeons plus que jamais l’annulation de ces  élections qui ne ressemblent plus à rien de sérieux et font de notre pays la risée du monde entier.

 

Enfin nous demandons à la Cour constitutionnelle de prendre vraiment ses responsabilités devant notre peuple et devant la nation en disant le droit et rien que le droit.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique