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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 22:06

 

 

Maléyombo et sa bande

 

Maléyombo dans sa BMW

 

 

Les suites de la mission dépêchée en France par le pouvoir du général BOZIZE pour empêcher la manifestation pacifique de l'opposition politique du 10 Juillet commenté par le CFC section France.

Comme il est de coutume dans toutes les dictatures du monde, celle de la République Centrafricaine, a cru bon de chercher à interdire la manifestation pacifique de l’opposition centrafricaine organisée par le CFC France ce 10 Juillet 2010, soit un mois jour pour jour après l’expiration du mandat légal (donné par le peuple) au président Bozizé en 2005, mandat expiré le 11 juin 2010.

Après avoir demandé en vain à la préfecture de police de Paris d'interdire la manifestation comme l'aurait souhaité son patron Bozizé, Thierry Maléyombo, mandaté par le pouvoir de Bangui, s’était entouré de plusieurs membres du parti KNK dont les membres du Conseil pays.

Mais ce séjour en France aurait été une occasion pour le parti Communiste Centrafricain KNK de se faire donner une leçon de démocratie et de liberté humaine.

En effet, suite à sa demande d'interdiction de la manifestation, la préfecture de police avait informé ce ministre que l'Etat français n'est pas une république bananière ou une dictature ou l'opposition n'a pas le droit de manifester. Il lui a été conseillé de ne pas essayer de perturber l'évènement sous quelque prétexte que ce soit.

Malgré ce conseil, Maléyombo qui devait coûte que coûte réussir sa mission, a cru devoir se pointer Rue de l'Université. Positionnés dans une BMW cabriolet décapotable immatriculée AN014ZM(75), louée ou payée avec l'argent du contribuable centrafricain à une centaine de mètres environ du lieu de rassemblement des manifestants, Maléyombo et sa clique du KNK  tentaient de savoir ce que faisaient les manifestants. Alors que les autres accompagnateurs arrivaient à pied, l'un deux avait commencé à filmer les manifestants quand il fut apostrophé par la police qui encadrait la manifestation comme il se doit dans un pays de droits. Quand l'interpellation du policier se faisant menaçante, le photographe déguerpit aussi vite qu'il était venu, et la voiture du ministre conduite par l’homme de main du KNK France, le fameux Bienvenu Guinon avec à bord le ministre Maleyombo démarra en trombe pour passer ostensiblement devant les manifestants en levant la pouce de la main droite comme dans leur habitude au KNK.

Il faut signaler que peu de temps après, un agent de la police les a suivis, et les a interpellés un peu plus loin, les a entendus verbalement et leur a signifié de repartir comme ils étaient venus et laisser les manifestants tranquille autrement c’est avec la police qu’ils allaient avoir à faire. La police leur a donné cinq (5) minutes de déguerpir des lieux.

Ce que nous pouvons retenir de cette scène c’est le comportement des ministres qui représentent notre pays dans leurs missions à l’étranger. Ce n’est pas la première fois qu’ils s’affichent de manière aussi négative comme nous l’avions constaté pendant la manifestation d’hier. Il y avait déjà eu un précédent lors d’une rencontre du Collectif des Centrafricains en France (CCF) avec la Fédération MLPC à l’hôtel Campanile à la Porte de Clichy où les mêmes ministres de BOZIZE se sont vus interdire de prendre part à la rencontre. Nous espérons que la leçon d’hier leur servira pour que désormais ils n’oseront plus subir ce genre d’humiliation.

Les occupants de la voiture avaient été appréhendés place Chaban Delmas (derrière l'assemblée national) et conduits au poste de police jouxtant le palais Bourbon pour des interrogatoires. Un ministre centrafricain qui se comporte comme un vulgaire voyou et conduit  au poste de police, c'est tout simplement atterrant.

 

NOTE de Rappel :

 

MALEYOMBO est le neveu de GRELOMBE, assassiné dans des conditions non élucidées. Il est difficile de comprendre comment cette personne qui avait vécu à Montpellier en France, lutté contre PATASSE (voir son répondeur automatique de 2003 : A bas Patassé, A bas la dictature, A bas Bozize et l’armée de Patassé)

S’il se rappelle du cadre de son combat au sein de l’association des victimes de la dictature de Patassé pour le compte de son oncle maternel GRELOMBE, Maléyombo ne peut pas  ignorer que la France n’est pas un pays de dictature comme ce que lui, ZINGAS et NGOUANDJIKA conseillent à leur maître à manger BOZIZE. Seulement pour des gens de la nature de ces derniers, l’histoire est incapable de servir de référence.

 

Collectif des Forces du Changement en Centrafrique

Section France

Le Bureau

 

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