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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 02:11

 

 

 

mariage-Parfait-Mbay-ici-avec-Ndotizo.JPG

 

noces de Parfait Anicet Mbay, ici avec le patron de fox sécurité Ndotizo, debout entre les mariés 

 

 

Une enquête de C.A.P

Une des techniques de prédation qu’affectionnent certains ministres de Bozizé qui ont sous leur tutelle des sociétés d’économie mixte est la mise en place d’office en lieu et place des organes de direction de ces sociétés que sont l’Assemblée générale des actionnaires, le Conseil d’Administration et la direction générale, d’un comité ad hoc qui s’arroge tous les pouvoirs de gestion. On l’a vu avec Thierry Maléyombo avec la SOCATEL et l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) dans le secteur des Télécommunications, situation qui en fin de compte créé tous les problèmes du monde à ce dernier aujourd’hui. On l’a vu aussi avec Sylvain Ndoutingaï lorsqu’il fut ministre des mines et de l’énergie.

Dans le département des transports, Anicet Parfait Mbay n’est pas demeuré en reste. Prenant prétexte sur la vente en 2006 par le groupe Bolloré (SDV, SAGA, MORY) de ses actions au Groupement des Transporteurs Centrafricains, il a d’autorité mis en place un comité ad hoc pour étudier cette modification de l’actionnariat du Bureau Affrètement Routier Centrafricain (BARC)  puis désigné par tout une cascade d’arrêtés en janvier 2007, des gestionnaires intérimaires à sa solde pour cette société dont il a gelé de force les activités de tous les organes légaux et légitimes de direction, ce qui n’est rien d’autre que du gangstérisme d’Etat pur et simple.

En vérité, informé des importants avoirs bancaires du BARC résultant d’un dépôt à terme de plus de 400 millions de F CFA qui a aussi généré beaucoup d’intérêts, le ministre prédateur a procédé ainsi pour mettre la main sur ce pactole et dilapider les fonds sociaux de cette boîte. Il a démarré avec l’achat de plusieurs véhicules 4 x 4, des travaux de voiries urbaines, le financement de missions à l’étranger, la construction d’une gare routière à Bossangoa en violation des textes, histoire d’amadouer son patron Bozizé, l’engagement des travaux de réhabilitation de l’immeuble de la gare routière de Bangui, autant d’actions qui n’ont rien à voir avec l’objet social du BARC mais juste destinées à permettre à Parfait Mbay de s’en mettre plein les poches, surfacturation oblige.

Devant une telle situation, l’actionnaire majoritaire, le Groupement des Transporteurs Centrafricains (GTC) n’est pas resté les bras croisés et a introduit auprès du Tribunal Administratif une requête en annulation des arrêtés de Parfait Mbay. C’est presqu’un an après seulement après que le Tribunal Administratif rend sa décision en ordonnant le rétablissement dans leurs prérogatives les organes statutaires du BARC et déclare le jugement exécutoire. Mais le ministre prédateur Mbay adresse aussitôt au Conseil d’Etat une requête en sursis à exécution.  Sans attendre l’audience contradictoire publique, le président du Conseil d’Etat de l’époque aujourd’hui décédé, ordonne qu’il soit effectivement sursis à exécution du jugement du Tribunal Administratif. Voici comment un corps de l’Etat aussi important que le Conseil d’Etat va être instrumentalisé pour soutenir une cause de prédation.  

.Depuis, on est allé de violation des lois en vigueur en décisions arbitraires contre le gré des actionnaires majoritaires et de dilapidation de fonds en gabegie. Malgré les différentes requêtes introduites par le GTC et courrier d’interpellation des plus hautes autorités du pays (un mémorandum a pourtant été adressé en mai 2008 au PM Touadéra par le président du Comité directeur du GTC avec copie au président Bozizé à titre d’information), il se heurte à un véritable mur alors que Mbay et ses hommes de main placés au BARC continuent tranquillement de jouir impunément de sa trésorerie (plus de 500 millions de F CFA) dans les banques tant centrafricaines que camerounaises.

Le silence assourdissant de Touadéra et Bozizé qui, bien qu’informés de la réalité des pratiques de gangster de Parfait Mbay,  porte donc à croire que ceux-ci sont également complices de la prédation du ministre Parfait Mbay, ancien compagnon de rébellion de Bozizé, puisqu’ils le protègent et l’encouragent à poursuivre ses agissements et ses détournements  des deniers du BARC. C’est un véritable scandale. Certaines informations circulent aussi avec insistance à Bangui faisant état de ce que le Fonds d’entretien routier verserait mensuellement au ministre Parfait Mbay une enveloppe de 26 millions de F CFA pour une utilisation sur laquelle il n’a à fournir aucune explication à qui que ce soit.

Ce n’est pas par hasard si les noces du ministre Mbay célébrées il y a quelques années, non pas à la mairie mais à la résidence du président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, comme par hasard un certain Jean Barkès Ngombé-Ketté, avaient été si époustouflantes qu’elles avaient fait jaser le tout Bangui. Voilà ce que la participation d’Anicet Parfait Mbay  à la rébellion de Bozizé naguère lui rapporte aujourd’hui. Les prétextes et raisons avancées pour justifier cette rébellion visant à prendre le pouvoir ont totalement disparu devant les nécessités de prédation  pour  s’en mettre plein les poches. C’est ici que résident les vraies raisons pour lesquelles Bozizé et sa clique de prédateurs comme Mbay s’accrochent au pouvoir et font tout pour le conserver, y compris par la force et les fraudes électorales. Cela doit cesser.

Rédaction C.A.P    

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique