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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 02:11




NDOUTINGAI  LE PORTEUR DE VALISE

Fin 2007, Sylvain Ndoutingai se rendait à Libreville à titre privé. Au contrôle des douanes, il s’est avéré que le neveu du président avait avec lui 4 milliards de francs CFA,  150 MILLIONS EN LIQUIDE et le reste en chèques (commerçants libanais, forestiers, importateurs etc..). Se rendant compte qu’ils avaient affaire à un ministre de la RCA, les autorités de l’aéroport ont alerté la présidence gabonaise pour conduite à tenir.

Le président Omar Bongo Ondimba  lui-même aurait alors appelé le président Bozizé pour vérifier l’identité de ce voyageur très bizarre. Bien entendu ce dernier a joué l’étonné et a demandé au doyen Bongo de laisser faire son neveu afin de voir ce qui se tramait.

Ndoutingai a déposé cette somme à la BGFI dont le PDG est M. Oyima, un des nombreux neveux du doyen.

LE PILLAGE DES CAISSES DE L’ETAT

Le système de Bozize et de ses prédateurs gbayas est très au point. Depuis 2007 le pillage des ressources de l’état s’est considérablement accéléré pour deux raisons :

1°)   La rébellion du Nord-Est a bien failli balayer leur régime n’eût été l’intervention directe de l’armée française. Bozize et son clan ont eu très peur. Il sait qu’il n’est pas à l’abri d’autres tentatives et que ses erreurs lui ont fait perdre au moins une partie du soutien dont il bénéficiait jusqu’à présent auprès de ses pairs et frères de lumière de la CEMAC. Il s’agit donc de s’enrichir rapidement au cas où…

2°)    Bozize capitalise pour les prochaines élections présidentielles en 2010 car il sait qu’il ne pourra pas gagner à la loyale face au MLPC de Martin Ziguélé, seul vrai parti politique cohérent, réellement structuré et implanté dans tout le pays.

 LES METHODES

1°)  Le trésor public est aux mains du clan : Francis Nganawara inspecteur général des finances est le trésorier de la famille Bozizé et place les gbayas au trésor public, aux douanes et au contrôle financier.

2°) Le système libanais : les plus gros contribuables paient leurs impôts en chèque qui est donc inscrit au registre des recettes de l’état. Le contribuable prévient aussitôt sa banque de faire opposition au chèque puis revient au trésor public pour négocier et payer en liquide.

Le chèque reste donc inscrit aux recettes de l’état mais en réalité l’état n’a rien encaissé ;

Le clan gbaya s’est enrichi directement en liquide et le contribuable est gagnant.

3°)   Les marchés fictifs et le compte de dépôt du trésor :

Depuis 2003, le député du 4ème arrondissement de Bangui, Edouard Patrick Ngaissona, est chargé des marchés publics. Il touche 600 millions CFA par mois versés par le directeur du trésor public (ci ce dernier refuse, il est aussitôt remplacé). Le député garde l’argent et partage avec le clan.

Les faux marchés ne peuvent pas tous être payés avec les liquidités que touche Ngaissona.

Ainsi le montant de la facture des marchés fictifs est viré sur un compte de dépôt du trésor public à Ngaissona et à d’autres opérateurs proches de Bozizé comme sieur Mahamat Tahir

(*Mahamat Tahir  serait le blanchisseur en chef de l’argent de Bozize. Il a placé son frère cadet, Ali, comme directeur général adjoint de la banque populaire maroco-centrafricaine. Mahamat Tahir a été le maître d’œuvre de la reconstruction de la résidence de l’ambassade de RCA du Vésinet à Paris).

A la demande de Ngaissona, le trésor lui remet des chèques tirés sur ce compte de dépôt  du trésor pour les entrepreneurs concernés par les faux marchés. Le chèque leur donne ainsi une créance sur l’état avec laquelle ils payent leurs impôts. Entreprises concernées : brasserie MOCAF, diverses entreprises du groupe Kamach. M. Joseph Icham Kamach est le représentant du patronat en RCA), la SCB etc…

Le bilan est encore nul voire négatif pour les recettes de l’état. 

4°)   Le guichet unique des douanes de Douala

L’état centrafricain accorde des dérogations de droits de douanes aux gros contribuables (toujours les mêmes) qui font partie du club des « entreprises citoyennes », c'est-à-dire les plus gros contribuables du secteur  formel. Cette liste a été rallongée par des gbayas, parrains d’entreprise qui introduisent par ce biais des marchandises sur BANGUI.

Petits arrangements entre amis et toujours pas de recettes pour l’état.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique