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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 21:36

 

 

 

 

Goungaye-Wanfiyo-Nganatouwa.jpg

 

 

Déclaration relative à la situation de crise militaire et politique en République centrafricaine

 


Le Président François BOZIZE YANGOUVONDA, arrivé au pouvoir en République Centrafricaine par la force après une meurtrière rébellion militaire et le coup d'Etat du 15 Mars 2003 se retrouve aujourd’hui à son tour menacé de perdre son fauteuil présidentiel de la même manière que son prédécesseur qu‘il a chassé par les armes.


En effet, depuis le 10 Décembre 2012, plusieurs organisations militaire et politique de Centrafrique rassemblées au sein de l’Alliance SELEKA contestent le régime au pouvoir.


L’alliance SELEKA justifie son action par le non respect des accords de paix signés entre le pouvoir et les différents groupes de rébellion armée ainsi que le refus de l’application des recommandations du dialogue politique inclusif - DPI.


Ainsi, la situation qui prévaut en Centrafrique depuis le 10 décembre 2012 sonne comme une prémonition.


Maître GOUNGAYE WANFIYO, Avocat franco-centrafricain, ancien Président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme, disparu en Centrafrique le 28 Décembre 2008 dans un « accident » de voiture non élucidé à ce jour, avait fait part, dans un courrier adressé le 15 Novembre 2007 au Président Français de l'époque, Monsieur Nicolas SARKOZY, de la situation de crise que traverse la Centrafrique


Me GOUNGAYE WANFIYO avait fait savoir que cette crise pouvait avoir de graves conséquences à cause des violations constantes de la Constitution par le régime en place lorsque celui-ci considère que le texte fondamental ne sert pas ses intérêts.


Me GOUNGAYE WANFIYO comparaissait l’Assemblée Nationale de Centrafrique d’une coquille vide. Il affirmait que l’indépendance de la justice était quotidiennement menacée par les interventions intempestives et directes du chef de l’Etat sur le travail des juges considérés à tort ou à raison comme corrompus ou comme des adversaires du pouvoir exécutif.


Les juges qui ne peuvent dire le droit dans la liberté. La Cour Constitutionnelle, lorsqu’il lui arrive de faire preuve d’une certaine indépendance est placée sous pression.


Sur le plan économique les affaires de l’Etat sont contrôlées par un cercle familial.


Face à cette situation des voix se sont bien entendu élevées pour demander la tenue d’un dialogue et pour ramener la paix et la sécurité.


Aujourd’hui, nous réitérons la question posée par Me GOUNGAYE WANFIYO au Président français Nicolas SARKOZY en 2007.


« La France peut-elle se prévaloir d’être la patrie des droits de l’homme et du citoyen et en même temps continuer à cautionner, par la permanence de son soutien, un régime aux antipodes de l’Etat de droit, des droits de l’homme et de la bonne gouvernance ? »


Devant la prise de position du nouveau Président français, Monsieur François HOLLANDE, à travers le communiqué de presse publié le 26 décembre 2012 par l'Elysée annonçant des dispositions qui seraient prises pour assurer la sécurité des ressortissants français en lien avec les autorités Centrafricaines, nous nous posons des questions sur la réelle signification de cette annonce.


A défaut d'avoir pu protéger la vie de Me GOUNGAYE WANFIYO, citoyen français disparu en Centrafrique dans un mystérieux « accident » parce qu'il faisait entendre sa voix sur la grave crise sociale et politique que traverse ce pays, particulièrement les multiples atteintes des droits de l'homme du régime en place, nous aurions voulu au moins que sa brutale disparition soit élucidée.


En cette date anniversaire de la disparition de Me GOUNGAYE WANFIYO, il est temps de faire la lumière sur « l’accident de voiture » qui aurait causé sa mort afin de permettre à son épouse, ses enfants et ses amis de connaitre la vérité et de pouvoir entamer leur deuil.


Devant la situation qui prévaut en ce moment en Centrafrique, nous attendons que cette fois-ci, la France, la patrie de la liberté, des droits de l’homme et de la solidarité avec les peuples opprimés soit du côté du peuple centrafricain qui souffre et qui aspire aussi à la liberté, à la paix et au progrès.


Le 27 décembre 2012


Pour le Comité Vérité et Justice pour Maître GOUNGAYE


Contact du CVJ GOUNGAYE


comiteveritejustice@gmail.com

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