Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 19:22

 

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

 

 

 

COALITION POUR UN CENTRAFRIQUE LIBRE ET PROSPERE


Adresse: 48 rue Vernouillet 51100 Reims(France) 

E-mail: centrafriquelibre@gmail.com

 

REPRESENTE PAR:      Cœur-Sacré MACKPAYEN                                    Reims le 28 novembre 2011


Opérateur Culturel en République Centrafricaine     

 

Destinataires: Pouvoirs publics Centrafricains.

 

Objet: PETITION POUR UNE REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE DE LIBERTE, DE PAIX, DE VALEURS ET DE PROSPERITE

 

Centrafricain, Centrafricaine, Cher Compatriote, quel est notre constat ?

La République Centrafricaine traverse depuis ces dernières décennies un des pires moments de son histoire. Sa situation politique, économique, sociale et sécuritaire est devenue insupportable et cela ne cesse encore de se détériorer. Par conséquent, on assiste à un ébranlement de la souveraineté de notre chère nation, la République Centrafricaine.

 

Malgré le soutien inconditionnel des pays de la sous-région et de la communauté internationale, l'effondrement de la République Centrafricaine semble désormais inéluctable.

 

Peut-on affirmer que le sursaut patriotique du 15 mars 2003 a atteint les nobles objectifs qu'il poursuivait ?

 

SUR LE PLAN POLITIQUE


La République Centrafricaine est sous le joug d'un pouvoir qui ne dit pas explicitement une démocratie apaisée.

 

L' engagement patriotique en Centrafrique est désormais de tous les dangers. L'échiquier politique Centrafricain s'est vu privé des partis de l'opposition à cause des atteintes répétées à l'intégrité physique de leurs dirigeants. D'autres comportements autocratiques découragent les plus audacieux d'entre eux.

 

L'inquiétude plane aussi sur l'efficacité du parti KNK et ses alliés qui constituent la mouvance présidentielle: Ce grand  groupe politique de compatriotes talentueux, prêts à servir leur nation peinent à exprimer librement leurs intellects par crainte de la machine répressive des pouvoirs publics de BANGUI. Hélas, un grand nombre de compagnons dévoués à la fameuse cause du sursaut patriotique du 15 mars ont été mis sur la sellette pour opinion contraire aux intérêts égocentriques des pouvoirs publics de BANGUI.

 

Nous déplorons  l'absence de solidarité entre les patrons des ministères au sein du gouvernement TOUADERA 3 et qui a pour conséquence direct le gel d'un nouvel élan de développement de la nation Centrafricaine.

 

Quant à l'assemblée nationale Centrafricaine, a t-elle vraiment une utilité si elle n'est constituée que de parlementaires voués aux seuls services du pouvoir de BANGUI ?

 

SUR LE PLAN ECONOMIQUE


Une gestion scabreuse du trésor public Centrafricain et des sociétés d'état a plongé l'activité économique dans le chaos, notamment au sein de la société  d'eau potable et d'électricité qui n'arrive plus à assurer la distribution ordinaire de ses éléments indispensables à la vie du peuple Centrafricain.

 

La corruption y est désormais légalisée: en témoigne le nouveau code minier qui officialise cette perversion  économique en la surnommant « bonus ».

 

SUR LE PLAN SOCIAL


L'éducation ainsi que l'avenir de la jeunesse semblent désormais sacrifiés. Le désordre politique en Centrafrique ne favorise guère l'implantation adéquate ni des établissements scolaires publics, ni des universités  ou autres lieux de formations. Quant à ceux qui existent déjà, ils fonctionnent dans une précarité déplorable.

 

Que dire des hôpitaux ? Chaque famille Centrafricaine en garde un souvenir amer dû à plusieurs disparitions tragiques: nombre de leurs proches se sont éteints faute de secours ou de traitements idoines. Les délestages soudains et fréquents, même s'ils sont  la cause de certaines imperfections, n'expliquent pas la trop grande mortalité survenant au cours des interventions chirurgicales ou dans les unités de soins intensifs. Les praticiens n'ont pas toujours ni le soutien politique souhaité, ni le minimum de matériels requis, nécessaire à leurs actions.

 

Les revendications légitimes des travailleurs du secteur public relatives au déblocage total de leurs salaires et  à l'application du nouveau statut de la fonction publique n'ont rencontré, jusqu'à ce jour, aucune oreille attentive des pouvoirs publics. Le taux de chômage des jeunes ne fait qu'augmenter chaque année. Aucune perspective politique ne vient, dans la pratique, inciter ni l'émergence des grands travaux, ni la création de PME et de PMI pourvoyeurs d'emplois et réducteurs de chômages. Dans ces conditions, comment réduire la pauvreté et son cortège de malheurs ?

 

SUR LE PLAN SECURITAIRE


Le dysfonctionnement que connait la justice Centrafricaine et son instrumentalisation par le pouvoir, l'impunité qui est instaurée en méthode de gestion. Le territoire Centrafricain est devenu une vaste zone de non-droit où foisonnent de multiples groupes armées qui règnent en maitres sur la population  sans  s'inquiéter. On assiste à une abondance d'amnisties et de pseudo conventions de paix entre le pouvoir et les groupes rebelles sans que la population Centrafricaine ne trouve sa part de paix: Les braquages, les abjections, les extorsions, les rapts, les rackets, les viols, les pillages, les forfaitures, les assassinats et autres formes de barbaries sont le lot quotidien du peuple Centrafricain. Ce peuple désormais vulnérable est devenu la proie facile des épidémies, de la famine et autres maux que les autres pays du Tiers-Monde combattent avec succès.

 

Faisant planer tous les jours le spectre d'un coup-d'état, le pouvoirs publics l'érige comme une bonne raison pour asseoir un arbitraire terrifiant dont la conséquence est de rendre craintifs et inopérants les dignes compatriotes Centrafricains et leurs hôtes étrangers qui ne souhaitent qu'un climat paisible pour investir dans ce pays qui en a tant besoin.

 

Que dire de nos Forces Armées face à toutes ces confusions sans précédant que vit le pays ? Depuis le sursaut patriotique du 15 mars 2003, on a observé un manque singulier de volonté politique envers les FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES, délaissées délibérément par le Général BOZIZE chef suprême des armées au profit de la garde présidentielle et certaines FORCES sous régionales, notamment les FORCES de la République du TCHAD qui n'assurent que la protection personnelle du chef de l'état, le Général BOZIZE.

 

Vu ce chaos politique, économique, sociale et sécuritaire que traverse notre pays peut-on encore accorder une confiance aveugle à la politique du Général BOZIZE ? 

                                                                         

Forts de ce qui précède, nous exigeons ce qui suit:

 

Le retrait des FORCES TCHADIENNES, une meilleure considération des FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES et un rétablissement de la confiance dans celles-ci afin qu'elles assurent, comme jadis, l'ordre nationale.  Les FACA, nous le savons, ont su prouvé leur courage et leur bravoure dans le passé, chaque fois qu'il est question de garantir une protection réelle et efficace au peuple Centrafricain.

 

La garantie de l'intégrité physique de nos compatriotes  militant au sein des partis politiques de l'opposition.

 

La fin des représailles et des intimidations antidémocratiques exercées sur nos concitoyens.

 

Le respect intégral du jeu démocratique.

 

La fin de l'impunité, et donc l'assignation en justice de toutes les personnes ayant commis des actes répréhensibles, y compris les malversations financières.

 

Une justice équitable pour tous.

 

La lutte contre la corruption.

 

La liberté de la presse, la liberté d'expression, la libre circulation des personnes ainsi que la protection de leurs biens.

 

Une gestion responsable des fonds du trésor public Centrafricain.

 

Des solutions appropriées aux problèmes du chômage, notamment celui des jeunes.

 

Une politique réaliste de réhabilitation du réseau routier,  de la distribution de l'eau potable et de l'électricité aussi bien à BANGUI que dans toutes les autres localités du pays.

 

Rappelons que:

 

La RCA est une et indivisible dans le principe cher à la nation de « zo kwe zo » légué par feu le Président fondateur BARTHELEMY BOGANDA

 

L'indépendance de la République Centrafricaine  a été l'aboutissement d'une si longue et si laborieuse lutte de toutes les couches sociales du pays: Officiers de l'armée, Dignitaires de la République, étudiants, élèves, paysans... Le peuple a payé le prix fort pour l'acquérir et aucun régime n'a le droit de la brader. Mais au contraire tout responsable ayant vocation à diriger ce pays a également le devoir impérieux de le faire avec la dignité requise ou alors de s'abstenir, au nom de l'intérêt supérieur de la nation.

 

Vive la République Centrafricaine libre et prospère!

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique