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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 11:54

 

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

L’interdiction opposée samedi dernier par le régime de Bangui au MLPC d’effectuer sa rentrée politique 2011 comme ce parti politique avait l’habitude de le faire chaque année y compris depuis que Bozizé est au pouvoir, traduit indiscutablement le profond désarroi, la panique et le climat de paranoïa qui prévaut au plus haut sommet du régime. Alors que les autorités compétentes ont été régulièrement tenu informées, tout le monde a constaté avec surprise, l’inhabituelle intrusion du ministre de la justice et ex-procureur de la République en service commandé, le demi-dieu Firmin Feindiro dans ce dossier qui ne relevait que  des ministères de l’Administration du territoire et de celui de la Sécurité publique et nullement des attributions du ministre de la justice et du Garde des Sceaux.

L’autosaisie par ce dernier de l’affaire de la rentrée politique du MLPC est bien la confirmation des informations faisant état de ce que le clan des faucons tribalistes autour de Bozizé n’a pas du tout apprécié et lui a fait savoir son refus de la présence dans l’actuel gouvernement Touadéra 3 de trois ressortissants de la seule ville de Damara en Ombella-Mpoko, en l’occurrence Faustin Touadéra lui-même, Fidèle Gouandjika et le pasteur Josué Binoua qui appartient non pas au KNK mais à la société civile, de surcroît à la tête du département de souveraineté qui est le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

C’est donc fort de cela que Feindiro qui est un de ces faucons, tente maladroitement de mettre entre parenthèse le titulaire actuel du ministère de l’Administration du Territoire en montant lui-même au créneau sur des dossiers qui ne relèvent pas de ses attributions comme celui de la rentrée politique du MLPC. La preuve en est également le discours complètement délirant prononcé en sango par Bozizé lors de la clôture des états-généraux des finances publiques où il a cru devoir non seulement justifier l’interdiction de la rentrée politique du MLPC en revendiquant la démarche de Feindiro mais aussi en tenant des propos franchement orduriers sur l’opposition une fois de plus accusée de comploter avec des puissances étrangères pour le renverser du pouvoir.

Dans ce discours hallucinant en sango, Bozizé a aussi évoqué ses ennuis de santé qui ne cessent de défrayer la chronique ces derniers temps mais pour nier sa maladie et affirmer qu’il se porte comme un charme alors que tout indique qu’il est bien malade. Bangui grouille d’invraisemblables anecdotes sur sa maladie et les traitements qu’il suit. Dans ce domaine, on ne peut tricher pendant longtemps et que la vérité finit par rattraper rapidement le menteur.

Le seul ennui est que son inaptitude à gérer les affaires du pays apparaît de plus en plus évidente et devient de plus en plus préjudiciable. Les dossiers dans les parapheurs et autres demandes d’audience s’accumulent. La fréquence des conseils de ministres s’espace de plus en plus. Ce sont là des signes évidents de fin de régime. L’éclatement de nombreux scandales et le nombre de ministres et d’anciens ministres empêtrés dans des affaires de prédation et auditionnés semaine après semaine, voire inculpés pour détournement de deniers publics et diverses  malversations, est sans précédent en RCA.

L’incapacité du gouvernement dont le chef est pourtant un universitaire, à résoudre rapidement et dans le sens de la préservation des intérêts des étudiants, leur enseignants et du pays, la crise de l’Université de Bangui est significative de la perte de contrôle de la situation par le pouvoir. Le limogeage abusif du Recteur de cette université et son remplacement par une personne bon chic bon genre du KNK qui aurait été suggéré à Bozizé  par son premier ministre Touadéra s’est avéré comme étant une mauvaise solution. La preuve, la crise perdure. 

Tout cela consacre un climat lourd et délétère au sommet de l’Etat sans doute précurseur à un prochain naufrage du régime tout entier dont l'échec à résoudre les problèmes des Centrafricains n'est plus à démontrer. C'est dans ce contexte que les pronostics commencent à aller bon train sur un prochain remaniement gouvernemental, le départ de Faustin Touadéra étant quasiment acquis ainsi que celui des ministres mis en cause ou inculpés comme Fidèle Gouandjika dans telles ou telles affaires sulfureuses.

Rédaction C.A.P       

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