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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 01:05


 

vendredi 27 novembre 2009 / par Stéphanie Plasse Afrik.com

Le leader du CPJP entre en guerre contre le régime de Bozizé

 

La ville de Ndélé, au nord de la Centrafrique, a été le théâtre d’affrontements entre les forces gouvernementales et la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Mené par l’ancien ministre de François Bozizé, Charles Massi, qui a rallié la rébellion, ce groupe multiplie les attaques dans le pays afin de déstabiliser l’actuel président à l’approche des élections qui doivent se tenir en 2010

Charles Massi revient à la charge. Son but : renverser l’actuel président centrafricain, François Bozizé. Le chef du groupe rebelle armé, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), a remporté sa première victoire. Mercredi, ses hommes ont pris d’assaut la ville de Ndélé dans le nord du pays, située à une centaine de kilomètres de la frontière tchadienne. Selon le CPJP, le bilan serait de 3 morts côté rebelle et d ’« une dizaine de morts dans les rangs gouvernementaux ». Une attaque qui, pour les autorités centrafricaines, est l’oeuvre d’une « coalition de circonstance : CPJP et d’autres factions rebelles inconnues ».

Haute trahison

Depuis plusieurs années, Charles Massi est dans la ligne de mire du gouvernement de François Bozizé. Lui et sa coalition sont perçus comme « des assoiffés de pouvoir qui tentent pas tous les moyens de satisfaire leurs intérêts égoïstes ». Cet officier supérieur né le 25 juillet 1952, à Baboua, est perçu comme le traitre de la République centrafricaine (RCA). Plusieurs fois ministre sous le chef d’Etat Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 et de l’actuel président, il avait intégré en 2008 la rébellion des forces démocratiques pour le rassemblement (UFRD) d’Abdoulaye Miskine.

Mais Charles Massi a changé de camp et s’est tourné vers la CPJP, après l’annonce de la signature des accords de paix entre l’UFDR et le gouvernement dans le cadre du dialogue politique inclusif (DPI), forum de crise sortie. Le groupe armé (CPJP) avait qualifié le DPI « d’échec » et demandé notamment « la dissolution du gouvernement formé le 19 janvier » sur recommandation de ce forum, en accusant d’être une équipe « de campagne » pour François Bozizé en vue de l’élection présidentielle de 2010. Ce ralliement à des mouvements rebelles n’a pas été apprécié par le gouvernement centrafricain. Arrêté en mai dernier près de la frontière centrafricaine au Tchad, sous l’accusation de tentative de déstabilisation de la RCA, il a été libéré un mois plus tard par les autorités de N’Djamena.

Charles Massi, désormais libre, a pu mener des attaques dans la ville de Ndélé comme en juin dernier. Ces combats ont conduit des mouvements de population et notamment à la création d’un camp de quelque 6000 réfugiés à Daha, au Tchad. Ces attaques visent à déstabiliser François Bozizé et présagent du retour sur la scène politique de Charles Massi.

 

Les rebelles tuent 2 soldats en République centrafricaine

 

  Par Paul-Marin Ngoupana

 

BANGUI, 27 novembre 2009 15:39:02 GMT  (AFP) - Deux soldats et neuf rebelles ont été tués quand plusieurs centaines de rebelles ont attaqué une position militaire dans la ville de Ndele dans le nord de la République centrafricaine, ont déclaré vendredi des responsables militaires.

Deux travailleurs humanitaires français ont été enlevés le dimanche dans la même région troublée près de la frontière avec le Tchad et le Soudan, a déclaré à Reuters par téléphone le sergent Saint Evidence Kpademo.

"Cette attaque s'inscrit dans la suite du triste enlèvement des deux ressortissants français", a dit Kpademo, ajoutant qu'il était établi que les militants qui ont réalisé l'enlèvement ont été également impliqués dans les combats en Ndélé.

Un responsable du gouvernement dit que l'attaque sur Ndele, jeudi matin, a été planifiée par les rebelles de la Convention patriotique pour la justice et la paix (CPJP) et menée par quelques 400 combattants de la CPJP et d'autres factions rebelles.

La CPJP est dirigée par un ancien haut responsable militaire, Charles Massi, qui a été limogé en 2007.

Pendant l'attaque, les rebelles ont volé le véhicule du commandant de la région militaire et saccagé sa maison, a dit Kpademo.

La République centrafricaine est l'un des pays les plus pauvres et les plus isolés de l'Afrique, avec un gouvernement faible qui lutte pour mettre fin à plusieurs années de rébellions internes.

L'enlèvement des ressortissants français qui travaillaient pour le groupe d'aide Triangle dimanche soir est intervenu dans les environs de Birao où la force de paix de l'ONU, la MINURCAT est établie.

Au début de ce mois-ci, un Français travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge a été enlevé par des hommes armés au Tchad, ce qui a conduit l'organisme de bienfaisance à suspendre ses activités là-bas.

En Octobre, un autre citoyen français travaillant pour le CICR a été enlevé dans la région soudanaise du Darfour. Les deux travailleurs humanitaires sont toujours retenus en otage, a dit le CICR.

Rédaction par Richard Valdmanis; editing by Tim Pearce; richard.valdmanis @ thomsonreuters.com, Dakar newsroom +221 33 864 5076))

 

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