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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 21:01

 

 

Bevarrah LALA

 

 

 

Pauvre République Centrafricaine! Le ciel n'est pas avec elle! Les autres Nations qui ont accédé à l'Indépendance à la même période qu’elle, fêtent aujourd'hui leur cinquante (50) ans d'anniversaire avec faste et allégresse; mais pour la Centrafrique, c'est avec des larmes aux yeux et on fait semblant de bien paraître dans ce concert des Nations en liesse comme un Etat Organisé et Capable.

 

Les Cinquante ans de la République Centrafricaine ont été émaillés  de troubles Socio-politiques et militaires engendrés par la mal gouvernance, telle que celle de BOZIZE actuellement.

 

Dès l'aube de l'instauration de la démocratie en Afrique, les Centrafricains avaient choisi librement leur Président de la République, Ange Félix PATASSE, pour assurer la destinée de la nation. A peine amorcé un deuxième mandat électoral, un complot ourdi contre le Président Ange Félix PATASSE le renverse, le 15 Mars 2003 et met un frein à la marche de la démocratie. Depuis lors la démocratie centrafricaine est confisquée, bloquée.

 

BOZIZE prend alors le pouvoir d'une manière despotique et sanguinaire; lui qui disait auparavant qu'il ne pourrait jamais assurer une telle charge dont j'ai évoqué dans mon livre (Centrafrique, Mon Combat Politique, Page 89, Chapitre4: BOZIZE, le Changement dans la continuité et la Médiocrité), je cite: « le conflit opposant le Président Ange Félix PATASSE au Président IDRISS DEBY du Tchad avait offert une grande opportunité au général François BOZIZE de s'emparer du pouvoir en Centrafrique; Connaissant ses limites , il ne croyait pas devenir Président de la République un jour; et il le clamait tout haut ». Rappelons-nous de sa première candidature aux élections présidentielles où il a récolté 1,5% de voix sur  les suffrages exprimés. Il avait déclaré qu'il ne cherchait pas le pouvoir mais plutôt pour figurer ostensiblement parmi les candidats pour emmerder le Président KOLINGBA, son geôlier du Camp  de ROUX.

 

Même quand il était Chef d'Etat Major des Forces  Armées Centrafricaines, il nous (qui le connaissons) arrivait de lui faire des blagues en disant: général, ça ne va plus en Centrafrique, le pouvoir est par terre! Il faut faire un Coup d'Etat!  Il en était furieux et nous répondait: il ne faut pas dire des choses comme ça devant moi!  Je n'aime pas entendre ça! Vous me voyer diriger un pays? Mais non!!! C'est trop difficile! Moi, je suis militaire, avec votre démocratie vous allez dire  n'importe quoi sur moi! Non, je ne peux pas; parlons d'autres choses s'il vous plait!

 

Mais le même Bozize, quand le président DEBY voulait en finir avec le Président PATASSE le 15 Mars 2003, a accepté de prendre le Pouvoir en Centrafrique sans préparation ni facultés requises. Même aujourd'hui au pouvoir, il ne se sent toujours pas dans le moule d'un chef d'Etat » Fin de citation.

 

Qu'attendez-vous de BOZIZE ? La Concorde Nationale et aller aux élections? Je ne pense pas! Car sa présence au pouvoir attise et gangrène la crise en Centrafrique. Il est comme une  pièce défectueuse dans une machine, qu'il faut absolument remplacer pour la faire marcher. La machine politique Centrafricaine en a besoin pour redémarrer.

 

La toute dernière nouvelle date (  ) des élections est encore un leurre du pouvoir pour tromper les contribuables (communauté internationale) de la CEI afin de détourner des Fonds. Tenez ! Si la date des élections était fixée après l'achèvement du DDR (Désarmement Démobilisation et Réinsertion), je dirais qu'elle est sérieuse, mais pour ce cas d'espèce, non ! Le rapport de l'ancien Premier Ministre Henri MAÏDOU est formel.

En outre, les Humanitaires qui sont sur le terrain en Centrafrique, ne cessent de nous alerter sur la situation dégradée à l'intérieur du pays ddu fait des affrontements de l'armée régulière (FACA)avec des bandes armées et la population civile. Le haut commissariat aux réfugiés cite dans son dernier rapport: « au cours des cinq dernières années, l'insécurité dans le nord et ouest de la RCA a fait fuir plus de 12.000  de leurs villages brûlés; alors que plus de 10.000 autres sont réfugiés dans les pays frontaliers. »

 

A côté de ce théâtre d’opérations militaires malsaines, s'ajoutent celles de la rébellion ougandaise LRA en RCA à la solde de notre cher Président François BOZIZÉ  pour ses affaires de mines de Bakouma.

 

Le pays se meurt ! BOZIZÉ est une potiche, il manque de poigne; avec ses libérateurs, il n'arrivera pas à stabiliser le pays pour retrouver la paix et l'unité nationale. Au contraire, il va toujours continuer à l'enfoncer dans la panade. Du moment où la communauté internationale se préoccupe actuellement d'accompagner le processus électoral de la République centrafricaine, notre BOZIZÉ, Président de la République se préoccupe plutôt d'entreposer ses armes au pays par ci, par là; poudrières pour faire la guerre et non les élections au sens démocratique du terme. Avec cet arsenal de guerre, BOZIZÉ croit avoir la suprématie sur les opposants et ne les respecte pas. Il se moque d'eux ! C'est pourquoi, l'opposition centrafricaine prêche dans le désert même avec sa politique de main tendue à BOZIZÉ en vue de travailler ensemble, consensuellement le processus électoral.

 

Face à cette attitude désinvolte et tyrannique de BOZIZÉ, l'un des chefs de partis politiques, épris par la justice et la paix, en la personne de Charles MASSI, s'est insurgé et a organisé une  résistance armée. Je dis bien une « résistance armée » et non rébellion, car nous savons ce que c'est qu'une rébellion au pays. Elle tue, pille, viole, rackette, sabote et;( le cas de BOZIZÉ est une preuve irréfutable) tandis que, une résistance armée est responsable. Elle mène une lutte de sauvegarde et de survie à l'oppression ou dictature des tyrans. Ainsi, le 26 novembre 2009, la CPJP (convention des patriotes pour la justice et la paix) avait pris la ville de NDELE et avait fait montre de sa qualité de CPJP, c'est-à-dire, une organisation nationale de résistance contre la dictature de BOZIZÉ.

 

Cependant, l'armée nationale, sous les ordres de BOZIZÉ, tuait, brûlait des villages et faisait fuir la population dans la brousse, forêt pour aller se réfugier dans les pays voisins. C'est ainsi que dans l'un des rapports de Victor DA SILVA ANGELO, chef de la mission de maintien de la paix en République centrafricaine et Tchad (MINURCAT) a déploré en ces termes « j'ai été très touché par les gens qui ont fui vers les forêts parce qu'ils avaient peur pour leur sécurité. Les conditions sont déplorables avec l'absence d'abri, d'eau, de services médicaux, peu de nourriture et les parents sont inquiets parce que les enfants ont faim et sont malades. »

 

Notre armée ne doit plus se prêter à se jeu de s'entre-tuer entre compatriotes centrafricains pour défendre, François BOZIZÉ, le despote, tyran qui nous enfonce tous dans la merde !!! Mais, il est important de noter que, s'il dirigeait bien notre pays, pourquoi on l'apprécierait pas nous tous? C'est que, ça ne va pas! Il est temps que notre armée prenne conscience pour collaborer ou plutôt rejoindre les rangs des combattants de la CPJP afin d'accélérer le processus du réel changement attendu qui conduirait à préparer les élections dans la transparence et la quiétude.

 

Dans l'histoire de la République centrafricaine, nous avions connu un premier cas de bravoure sous la houlette de KARINOU dans les années 30, comme celui de Charles MASSI aujourd'hui. L'administration coloniale avait instituée le travail forcé et le portage; face à cet assujettissement, KARINOU avait organisé un mouvement général de résistance aux gardes champêtres, appelés communément « TROWAIL. » La résistance populaire, utilisant comme armes de combat, les houes traditionnelles appelées « KONGO-WARA », a pris le nom de la «  guerre de Kongowara»

 

Le XXIème  siècle aujourd'hui en Afrique, c'est l'ère de la démocratie, mais en République centrafricaine, c'est encore la dictature/démocratie de façade qui bat son plein. C'est pourquoi Charles MASSI a pris le maquis pour organiser la résistance armée et qu'il a malheureusement trouvé la mort. BOZIZÉ l'a  tué mais son âme est vivante. Comme on dit: « l’âme ne meurt jamais ! » C'est elle qui va renverser BOZIZÉ un jour à l'autre.

 

                                                                                          Dr Bévarrah Lala

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique