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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 23:27

 

 

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samedi 22 janvier 2011  par L’Agence de Presse Xinhua

L’ex-Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé, candidat malheureux au second tour de l’élection présidentielle de 2005, déclare avoir des atouts pour l’emporter cette année sur le président sortant François Bozizé qui, d’après lui, sera battu dès le premier tour.

Dans un entretien exclusif vendredi à Xinhua au terme de son dernier meeting de campagne à la Place de la Réconciliation, dédiée au défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba à Bangui, le leader du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) annonce un parcours dans 20 villes centrafricaines en une semaine pour mobiliser les électeurs.

Question : Rendu à la fin de la campagne pour l’élection présidentielle centrafricaine prévue dimanche, estimez-vous avoir suffisamment mobilisé et convaincu les électeurs pour vous faire élire ?

Réponse : Oui, je le crois. Vous avez vu la mobilisation de ce meeting de fin de campagne. Nous sommes le seul parti de l’opposition à avoir parcouru l’ensemble du pays. Nous avons fait 20 villes différentes en moins d’une semaine. Nous avons rencontré toutes les couches sociales. Et je pense que le MLPC cette fois-ci ne se contentera pas d’être au deuxième tour. Mais, il gagnera.

Q : Quels sont vos atouts cette fois-ci, parce qu’en 2005 vous avez perdu au second tour face au président Bozizé ?

R : Parce qu’en 2005, le MLPC venait de perdre le pouvoir deux années auparavant. Sociologiquement, la population n’était pas encore prête à nous suivre. Et pendant cinq ans, nous avons travaillé le terrain. Nous sommes le seul parti politique qui a des implantations dans tout le pays. Nous avons 105 candidats aux législatives sur 105 circonscriptions électorales du pays et nous avons mobilisé nos militants depuis cinq ans pur ce grand jour du 23 janvier. Vous verrez vous-même le 23 janvier le résultat dans les urnes.

Q : Comment avez-vous organisé cette campagne-là ?

R : Nous avons organisé cette campagne de la manière la plus simple possible. D’abord notre programme : nous ne nous sommes pas enfermés entre intellectuels pour faire le programme. Nous avons parcouru le pays, nous avons discuté avec les paysans, les cadres sur leurs conditions. Nous avons pris en compte leurs préoccupations et puis nous avons réuni notre conseil politique national qui regroupe les différents représentants de tout le pays et c’est comme ça que nous avons proposé le programme que j’ai essayé d’expliquer autant que faire se peut pendant ces deux semaines de campagnes.

Q : A votre avis, les conditions sont-elles réunies pour des élections justes, transparentes et crédibles ?

R : Les conditions ne sont pas réunies. Nous avons publié un mémorandum juste avant les élections pour dénoncer les conditions. Mais, nous sommes les démocrates. Nous allons aux élections pour exprimer nos points de vue.

Q : L’opposition se présente avec quatre candidats face au président sortant François Bozizé qui a également ses atouts. Est- ce qu’on n’assiste pas à une dispersion des voix ?

R : Même s’il y avait 20 candidats dans l’opposition, Bozizé sera battu au premier tour. Il n’a aucune popularité dans le pays. Il ne tient pas de meeting. Il va dans les villes de province et c’est 10 minutes, il insulte les gens, il les menace. Il a perdu ses moyens, il n’a aucun soutien. C’est parce qu’il utilise les moyens de l’Etat, l’administration et tout que les gens le suivent. Vous verrez le 23 (janvier).

Q : Accepterez-vous le verdict des urnes si vous êtes battu ?

R : Si nous sommes battu à la régulière, si nos représentants dans les 4.800 bureaux de vote nous disent que ceux qui ont voté, c4est uniquement ceux qui sont inscrits, qu’il n’y a pas eu de tricherie, qu’il n’y a pas eu de fraudes, nous accepterons les résultats, nous respecterons notre signature du Code de bonne conduite. Mais, si les rapports de nos représentants nous disent qu’il y a eu tricherie, il y a eu fraudes, que des personnes non inscrites ont voté, nous ne reconnaîtrons pas les résultats de ces élections et nous ne sommes pas les seuls.

Propos recueillis par Raphaël MVOGO (Xinhua)

 

Centrafrique: Bozizé devrait être réélu dimanche

Par The Associated Press | La Presse Canadienne – sam. 22 janv. 17:53 HNE

 

BANGUI, République centrafricaine - L'homme fort de la République centrafricaine, François Bozizé, devrait remporter un nouveau mandat, dimanche prochain, en défaisant l'homme qu'il a expulsé du pouvoir, il y a près de huit ans.

Peu d'électeurs croient que le scrutin apportera beaucoup de changement dans ce pays oublié au coeur de l'Afrique, une nation désespérée ayant survécu à cinq coups d'États et à une myriade de révoltes armées depuis son indépendance de la France, il y a 50 ans.

Malgré la richesse du sol centrafricain, le gouvernement corrompu du président Bozizé demeure toujours à court de fonds pour mettre sur pied un état viable. Son autorité est limitée au territoire de la capitale, Bangui, le reste du pays étant livré au chaos et au banditisme.

François Bozizé, âgé de 65 ans, a accédé au pouvoir à la tête d'une armée rebelle qui a pris d'assaut la capitale en 2003. Ses soldats avaient renversé le président Ange-Félix Patassé, alors que toute la planète avait les yeux tournés vers l'invasion de l'Irak.

Aujourd'hui, la République centrafricaine figure parmi les plus pauvres pays d'Afrique, se classant au 159e rang sur les 169 que compte le palmarès de l'indice de développement humain des Nations Unies, en 2010. Selon ces données, les adultes habitant le pays ont passé en moyenne 3,5 ans sur les bancs d'école.

Le fait qu'Ange-Félix Patassé ait été autorisé à faire inscrire son nom sur les bulletins donne une bonne indication de la confiance qu'a le président Bozizé quant à sa réélection. L'ancien chef d'État se présente en tant que candidat et n'est revenu d'exil que l'année dernière, après avoir obtenu une amnistie.

Le plus grand danger pour François Bozizé provient plutôt du leader de l'opposition, Martin Ziguele, un ancien premier ministre de 52 ans qui a déjà dirigé un gouvernement de M. Patassé. Lors du dernier scrutin, en 2005, il avait reçu environ 36 pour cent des voix exprimées.

 

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