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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 17:52

 

 

Baba Laddé

 

BANGUI Lundi 21 novembre 2011 | 16:36 UTC (2011 AFP) - La rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) du général Baba Laddé se livre à des enrôlements forcés, à l'extorsion et au vol de bétail dans le sud de la Centrafrique, a affirmé lundi une source de gendarmerie.

"De nombreux jeunes ont été enrôlés de forces par les rebelles qui extorquent d'importantes sommes d'argent à des familles d'éleveurs qui refusent que leurs enfants soient enrôlés", a précisé à l'AFP cette source à Kouango (centre-sud, à la frontière avec la RD Congo).

"Les familles dépourvues d'argent sont passées à tabac, jusqu'à ce qu'elles s'engagent à trouver une autre compensation", a encore affirmé la source.

"D'après les informations que nous avons, plus de 900 boeufs ont été dérobés par les rebelles tchadiens (...) vers Bambari (centre)", a ajouté cette source.

Le FPR occupe depuis début août la localité de Pladama Ouaka située entre les villes de Bambari (centre) et Kouango, sans que les tentatives de négociation aient pu aboutir. Selon le préfet de la région de Bambari, ses hommes vivent du pillage et du racket.

Le 10 août, le médiateur centrafricain Mgr Paulin Pomodimo avait affirmé avoir convaincu le général Abdel Kader Baba Laddé de se rendre à N'Djamena pour discuter, mais celui ci s'était refusé fin août à toute négociation sans la présence de l'ONU.

Baba Laddé, qui n'était pas joignable ce lundi, avait annoncé en juillet que l'accord de paix signé en juin à Bangui avec le médiateur tchadien Abderamane Moussa était remis en cause à la suite de l'arrestation de deux de ses hommes au Tchad. Il avait accusé N'Djamena de ne pas vouloir la paix dans des déclarations l'AFP fin septembre.

Des éléments du FPR pourchassés par l'armée tchadienne se sont repliés en Centrafrique en 2008, à Kaga Bandoro (centre-ouest), où ils sont souvent accusés de brigandage.

Baba Laddé avait disparu d'octobre 2009 à août 2010, date à laquelle il était réapparu au Cameroun. Il affirmait avoir été détenu dix mois à N'Djamena et soutenait s'être évadé en août 2010, sans que ses affirmations soient confirmées par les autorités tchadiennes. Il avait à nouveau disparu en novembre 2010 pour réapparaître en Centrafrique en janvier 2011.

 

NDLR : Qu’attendent les autorités centrafricaines pour débarrasser le pays de ce pseudo général qui n’arrête pas de semer la désolation dans les zones où sa rébellion a pris pied ? Si Joseph Kony est difficile à localiser, on sait en revanche parfaitement où se trouve ce Baba Laddé puisque Pomodimo a pris l’habitude d’aller à sa rencontre.

 

Bambari se mobilise pour faire face à Baba Ladé

Radio Ndéké Luka Lundi, 21 Novembre 2011 14:30

Dans la préfecture de la Ouaka, la peur gagne du terrain. C’est aussi l’exaspération face à la présence des hommes de Baba Ladé considérés par les populations comme des envahisseurs. Déjà il est question de comités d’auto-défense pour résister et empêcher la poursuite des exactions.

En effet, suite à la publication la semaine dernière d’un rapport des autorités locales sur l’insécurité grandissante dans la préfecture, créée par les hommes du chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Ladé chef des Forces Populaires Républicaines (FPR), la population veut se mobiliser pour barrer la route à ces hommes. Cette décision émane de plusieurs associations de jeunes de la ville, vu que le gouvernement tarde à « prendre des mesures coercitives », pour faire face à la situation et protéger les populations.

Les informations relayées ce lundi 21 novembre 2011 par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bambari, font état de dispositions prises notamment par des groupes de jeunes pour constituer des brigades d’autodéfense contre ces hommes, vue que « nous avons demandé en vain à l’Etat d’envoyer des militaires pour chasser ces rebelles étrangers ».

Le rapport envoyé aux autorités centrales à Bangui fait état de nombreuses exactions, principalement contre les éleveurs peuhls, à quelques 10 kilomètres de la ville. Un ultimatum d’un mois avait pourtant été lancé à l’endroit de ce mouvement rebelle. Il  a expiré depuis le 7 septembre dernier, soit il y a plus d’un mois. Les observateurs constatent par ailleurs  que les tractations entamées pour le retour au Tchad des éléments de cette rébellion et de leur chef sont au point mort.

Au cours de derniers jours, de nombreux incidents ont été signalés. Il s’agit notamment de l’interdiction faite aux femmes par les rebelles de se rendre aux champs pour les récoltes. Les hommes de Baba Ladé ont aussi été signalés dans les localités de Grimari et Kouango, principales zones d’activités économiques dans la préfecture de la Ouaka.

Au cours du weekend dernier, ils ont aussi fait irruption au village de Ngakobo, où se trouve l’usine de fabrication du sucre centrafricain.

C’est depuis 2008 que Abdel Kader Baba Ladé s’est installé avec plus de 1000 hommes au centre-nord du pays, principalement dans la région de Kaga Bandoro. Depuis plus de 5 mois, ses hommes se sont éparpillés dans toutes les régions allant du centre, au nord et à l’est de la RCA.

 

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