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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 02:01

 

 

 

Tiangaye et Mboli Goumba Bangui-copie-1


 

RFI   mardi 02 avril 2013

 

Ce lundi 1er avril, neuf partis de l’opposition à François Bozizé déclarent qu’ils suspendent leur participation au nouveau gouvernement d'union nationale, une annonce faite par le ministre de l'Elevage Joseph Bendounga. Les signataires de ce communiqué considèrent que le gouvernement d’union nationale a été réuni sans concertation et qu’ils ne sont pas suffisamment représentés. Une micro-crise qui semble déjà en passe d’être réglée ce mardi 2 avril.

 

Cinq ministres de l’ex-opposition étaient reçus ce matin par le Premier ministre, Nicolas Tiangaye dont le parti est lui-même signataire du communiqué publié hier. Pour eux, pas question de suspendre leur participation au gouvernement. La décision prise par le collectif de l’ex-opposition ne les concerne pas.

 

Martcel Loudegué, le ministre de l’Education, issu des rangs du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) a sa propre lecture de ce nouvel épisode de la vie politique centrafricaine : « Lorsqu'un enfant pleure, il demande que le père ou la mère le prenne. Et si on ne le prend pas vite, il se met à casser les choses dans la maison et ça attire l'attention ». Et d'expliquer, « c'est pour eux, une manière très forte d'appuyer sur la sonnette pour que, soit le Premier ministre, soit le Président puisse les recevoir ».

 

Responsabilités

 

Avant de s’envoler pour le sommet de Ndjamena, le Premier ministre Nicolas Tiangaye assure qu’il n’hésitera pas à prendre ses responsabilités à l’égard de ceux qui ne se présenteront pas au Conseil des ministres prévu la semaine prochaine.

 

En clair, si ceux-ci ne viennent pas participer aux travaux du gouvernement, ils seront révoqués. Une menace qui résonne comme un test pour faire le tri entre ceux qui ont des motivations politiques et ceux qui espèrent uniquement des postes souvent financièrement très rentables.

 

Sur le terrain, toujours l'insécurité

 

 Le rétablissement de la sécurité se fait toujours attendre dans le pays. C'est le cas de la ville de Mbaïki à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Bangui, la capitale. Selon le général Noureldine Adam, le nouveau ministre d'Etat chargé de la Sécurité, les pillages et les exactions constatées à Mbaïki ne sont pas le fait de la Seleka mais d'éléments d'un autre groupe armé dirigé par Abdoulaye Miskine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique