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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 12:36

 

 

 

 

Bozizé Y 

 

Il est bien établi que le ridicule ne tue pas et qu'il ne faut pas se moquer des morts. La fumée de l'information qui a circulé depuis deux ou trois jours sur le déplacement de l'homme fort de BANGUI pour célébrer le 13 AOUT avec la diaspora centrafricaine de FRANCE a fini par se transformer en feu. Par un communiqué de presse non daté, le chargé de mission de  la diaspora a rendu officielle cette délocalisation.

 

Pour ne pas faire ce que certains prendraient pour de la surenchère, en effet, il n'y a qu'en CENTRAFRIQUE qu'on peut initier une telle pratique. Les souvenirs de la période où le berceau de BOGANDA s'était transformé en EMPIRE CENTRAFRICAIN  constitue une des preuves indélébiles.

 

Quel centrafricain de cette époque n'était pas couvert de honte au seul fait de se présenter à autrui sous les termes de ressortissant de l'EMPIRE CENTRAFRICAIN ? Bref ! Partout ailleurs, aucun chef d'État n'a quitté son pays pour aller célébrer la fête nationale ailleurs, sous le prétexte de le faire avec ses compatriotes du lieu. Quand il y a eu des événements majeurs, on a vu des ministres se déplacer au nom du chef de l'État pour honorer de leur présence l'amour, la proximité du pays avec les ressortissants concernés. Le chef de l'État peut effectuer le déplacement, mais à une date décalée de celle d'une célébration nationale.

 

Que vient donc faire à PARIS l'homme fort de BANGUI un 13 AOUT ?

 

Au moment où l'ex-président du BURUNDI, médiateur  de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) arrive à BANGUI à la tête d'une délégation chargée de s'enquérir de l'évolution de la situation politique sécuritaire en CENTRAFRIQUE, après que le chef de l'État du TCHAD ait fait un passage  dans la même ville de BANGUI pour convaincre son homologue centrafricain  de la nécessité d'un dialogue avec les partis politiques de l'opposition pour sortir de l'impasse dans laquelle est plongé le CENTRAFRIQUE, et quand on sait qu'à cause d'une très mauvaise gouvernance mêlée de désaccords relationnels, des ministres ont été démis sans être remplacés au pied lever, il ne faut pas aller plus loin pour comprendre pourquoi l'homme fort de BANGUI fait le déplacement à PARIS. Il a usé toutes ses cartouches de BANGUI au point où, ne pouvant plus prendre ses sœurs, ses tantes, ses frères, ses oncles, ses filles et même ses « amies » pour en faire des ministres, il est obligé de courir à PARIS, avec l'espoir d'y trouver des opportunistes prêts à l'accompagner dans sa campagne de destruction du CENTRAFRIQUE.

 

Quelle âme encore sensée peut accepter de collaborer avec celui qui se montre indifférent aux souffrances des siens ?

 

Si l'homme fort de BANGUI n'était pas indifférent aux souffrances de ses frères centrafricains, c'est à BANGASSOU,  BIRAO, NDELE, KAKA-BANDORO pour ne pas parler de GAMBOULA, PAOUA ou SIBUT qu'il se serait rendu, pour partager la misère de ces populations désemparées et faire la preuve qu'il est leur digne père.

 

Quand une vingtaine de centrafricains meurent d'accident de route dans la région de la LOBAYE, l'homme fort de BANGUI s'est-il rendu sur les lieux ou a-t-il dépêché un de ses obscurs ministres pour s'enquérir de la situation ?  Déjà n'est-il pas incapable de savoir qu'à BANGUI même, des rues sont impraticables à cause des ponts effondrés ? Sait-il que la malnutrition ronge quotidiennement ces pauvres âmes de centrafricains dont il se prétend être le président, le père ?

 

Les centrafricains de FRANCE doivent comprendre que la danse du ventre de l'homme fort de BANGUI ne doit nullement les charmer. Aller à son banquet c'est aller boire le sang de ceux qui, parmi nos parents,  ont perdu leurs vies sur les routes, sous l'attaque des pirates de route ou tout simplement parce que l'équipe gouvernementale de ce pays n'a pas pu leur donner le cachet qui leur aurait permis d'éviter de succomber à leur maladie.

 

Les problèmes d'une nation ne se règlent pas à l'étranger, à moins que la grande FRANCE soit devenue une préfecture ou une sous-préfecture du « pauvre » CENTRAFRIQUE. Le linge sale se lave en famille dit-on. Et quand on parle de famille, c'est d'un cadre bien défini, avec toutes les âmes qui le peuplent. Et le cadre familial des centrafricains, c'est le sol centrafricain. Que l'homme fort de BANGUI ouvre à BANGUI, de vrais pourparlers avec tous les partis politiques et la société civile de CENTRAFRIQUE (les volontaires de la diaspora ne sont pas exclus) pour sortir de l'impasse dans laquelle lui-même a jeté le pays. Et ce ne sera pas en organisant une rencontre avec la diaspora qu'il résoudra le problème. De toutes les manières, les choses ont toujours été aussi claires qu'on saura et qu'on verra, après coup,  ceux qui décideront de continuer à saccager ce pays, en acceptant de donner main forte à une politique qui ne conduit uniquement qu'à la ruine de toutes nos ressources, tant humaines que naturelles. Une bonne partie de ceux qui ont cru devoir collaborer avec l'homme fort de BANGUI, avec pour certains ( dont on ne citera pas les noms ) de bonnes intentions, ont eu à en subir l'amère expérience.

 

LE CENTRAFRIQUE MERITE MIEUX ET A BESOIN DE SE REDRESSER, IL FAUT POUR CELA UN CHANGEMENT DE POLITIQUE, QUI PASSE PAR LA TRANSPARENCE ET LE CONSENSUS.

 

KODRO TI I A BOUBA MINGUI

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