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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 00:05

 

 

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LIBREVILLE - 2 mai 2010 (AFP) — Le Forum démocratique pour la modernité (Fodem)-France, parti centrafricain d'opposition en exil, a invité dimanche le parlement centrafricain à voter une transition interdisant le pouvoir aux candidats à l'élection présidentielle, à la suite du report de ce scrutin.

Le Fodem-France, fondé en 1998 par l'ex-ministre et chef rebelle Charles Massi donné pour mort depuis janvier par ses proches, "dénonce la situation anticonstitutionnelle dans laquelle le second report des élections présidentielle et législatives (...) nous entraîne", déclare son président, Saturnin Ndomby, dans un communiqué reçu dimanche par l'AFP à Libreville.

Ces scrutins qui devaient d'abord avoir lieu le 25 avril, ont été repoussés au 16 mai. Ils ont de nouveau été reportés à une date non fixée pouvant dépasser le 11 juin, fin prévue de la présidence de François Bozizé qui a invité l'Assemblée nationale à déterminer un cadre juridique pour la prolongation de son mandat.

Dans son communiqué daté de samedi, le Fodem-France "propose" aux députés de "valider un schéma qui interdit aux candidats à l'élection présidentielle de participer à la gestion du pays pendant la période de +transition électorale+".

"Cette proposition a l'avantage d'apaiser et d'avoir un processus électoral crédible. Ainsi, les différents candidats se consacreront entièrement à leurs activités de propagande politique et électorale", explique-t-il.

Il exhorte les élus à "gérer la +patate chaude+ avec beaucoup de responsabilité" et "avant le 11 juin", pour doter le pays d'un "mécanisme légal" permettant de combler "le vide constitutionnel" et d'assurer "la continuité de l'Etat selon la loi".

Jusqu'à l'annonce, le 29 avril, du report des élections, M. Bozizé et l'ex-président Ange-Félix Patassé étaient les seuls candidats à la présidentielle.

Ce report était réclamé par la classe politique, mais également la société civile et des bailleurs de fonds du processus électoral, estimant que les conditions n'étaient pas réunies pour l'organisation de scrutins exempts de contestation.

Un collectif regroupant l'opposition et des ex-rebelles s'est engagé à ne pas "contester la légitimité" de M. Bozizé jusqu'au prochain scrutin.

Copyright ©

 

NDLR :  En fait, la Cour Constitutionnelle avait déjà donné son avis au projet de Bozizé - Gaombalet - Dondon et Abouka depuis longtemps. Ce lundi, il sera examiné en commission  à l'Assemblée Nationale. Dans cette commission il y a bien sûr comme par hasard Dondon et Abouka qui ont dû signer un deal avec Bozizé il y a fort longtemps. Le mandat des députés est presque fini comme celui de Bozizé. Celui des membres de la cour constitutionnelle également est finissant. C'est donc malgré cette situation de fin de règne que Bozizé tente un coup d'Etat constitutionnel alors que la constitution interdit formellement toute révision du nombre et de la durée du mandat du président de la République par voie parlementaire dans ces conditions.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique