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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 12:04

 

 

 

Binoua 2

 


BANGUI AFP / 31 décembre 2012 10h13- Le ministre centrafricain de l'Administration territoriale a mis en garde lundi contre le risque d'une révolution de palais à Bangui si la pression internationale s'exerçait uniquement sur le président François Bozizé dans la crise qui l'oppose aux rebelles du Séléka.



Le président a fait des concessions, il a donné tous les gages mais il ne faut pas que la pression soit unilatérale. Les rebelles pillent, tuent et exigent, a affirmé à l’AFP Josué Binoua.

 

La pression unilatérale créé une +raidification+ des gens du régime. Leurs postes vont être par terre, cela peut entraîner une révolution de palais, a-t-il prévenu.

 

Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Ici, le bébé c'est l'ordre constitutionnel, a ajouté le ministre, soulignant que le président Bozizé en était le représentant.

 

Dimanche, le président centrafricain a offert de former un gouvernement d'union nationale et promis de ne pas se représenter en 2016, date de la fin de son mandat, alors que les rebelles de l'Alliance Séléka sont parvenus à 160 km de Bangui et menacent la capitale.

 

Ces promesses ont été accueillies avec prudence par les rebelles désormais maîtres de la majorité du pays après une offensive éclair de trois semaines. Ils ont dit vouloir s'assurer de leur mise en oeuvre, tout en promettant de la retenue sur le terrain.

 

La coalition rebelle a pris les armes le 10 décembre dans le nord de la Centrafrique, réclamant notamment le respect d'accords de paix signés entre 2007 et 2011 avec Bangui.

 

La France, ex puissance coloniale, a refusé d'intervenir pour soutenir le régime malgré un appel à l'aide du président Bozizé. Elle a positionné près de 600 soldats à Bangui pour assurer la sécurité de ses ressortissants en Centrafrique.



(©) 

 

NDLR : Les promesses de Bozizé sont uniquement destinées à séduire la communauté internationale car en Centrafrique même personne ne peut croire à sa pseudo main tendue qu’il simule pour se donner un peu d’air, acculé qu’il est en ce moment où il n’est seulement maître que de la capitale et encore. Bozizé est prisonnier de sa propre logique. Il est tombé dans son propre piège qui consiste à n’avoir de considération que pour les rébellions molles et le langage des armes. Aujourd’hui qu’il est en face de vrais rebelles, il ne s’est plus à quels saints se vouer et en appelle à la France tout en faisant caillasser son ambassade à Bangui et déchirer son drapeau, montrant ainsi qu’il est un piètre politicien et indigne d’être dirigeant d’un pays ami séculaire de la France.


Il prétend tendre la main à la rébellion tout en feignant d’ignorer et mépriser l’opposition politique démocratique qui est pourtant incontournable. S’il a tant de mépris pour les partis politiques de l’opposition, pourquoi chaque fois qu’il veut former un gouvernement, il cherche toujours à débaucher des gens dans les directions de ces partis ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches