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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 19:23

 

 

 

Ferdinand Samba

BANGUI 26/01/12 (AFP) – Le journaliste Ferdinand Samba, directeur du quotidien centrafricain Le Démocrate, a été condamné jeudi à dix mois de prison ferme pour diffamation à l'encontre du ministre des Finances Sylvain Ndoutingaï, neveu du président Bozizé et personnage important du régime.

Le tribunal a aussi prononcé une peine d'un an ferme pour diffamation à l'encontre du directeur de la publication, Patrick Agoundou, du journal La Plume, absent du pays lors du verdict. Un mandat d'arrêt a été lancé contre lui.

M. Samba a aussi été condamné à payer 10 millions de francs CFA (15.000 euros) au titre de dommages et intérêts à M. Ndoutingaï et à un million de FCFA (1.500 euros) d'amende. La parution de son journal Le Démocrate est suspendue pour une durée d'un an.

M. Samba est en détention depuis le 16 janvier. Le 19 janvier, lors de l'audience, le procureur avait requis un an de prison ferme.

Il est reproché au journaliste "d'avoir publié plusieurs articles depuis octobre (...) à caractère diffamatoire, injurieux et incitant à la haine, visant précisément le ministre des Finances", selon une source policière.

Dans une "demande de clémence" adressée au ministre des Finances et publiée par voie de presse avant le délibéré, le groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (GEPPIC) avait déploré la publication des articles incriminés.

"Nous déplorons la publication dans Le Démocrate courant novembre 2011, sous la responsabilité de notre confrère, des articles tendancieux qui touchent au plus profond, non seulement, votre honorabilité en tant que membre du gouvernement à ce degré de responsabilité au sommet de l'Etat, mais également votre personne physique digne d'une protection morale", selon le GEPPIC.

Mais "par souci de protéger l'image de marque de notre pays et de préserver les acquis démocratiques (...), nous vous prions de bien vouloir renoncer à la procédure engagée contre Ferdinand Samba", avait ajouté le GEPPIC.

Par ailleurs, la mère du journaliste a appelé les autorités centrafricaines, particulièrement le ministre des Finances, à renoncer à l'action judiciaire pour favoriser la libération de son fils.

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés.

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

 

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

 

 

Bangui, 26 Janvier 2012

 

Bangui : 10 mois d’emprisonnement ferme pour un journaliste

 

 

Le Directeur de publication du Journal Le Démocrate, Ferdinand Samba, a été condamné à 10 mois d’emprisonnement ferme, une amende d’1 million FCFA, 10 millions FCFA de dommage et intérêt et une suspension de parution pour une durée de 12 mois.

 

Cette peine a été prononcée ce jeudi 26 janvier par le 1er vice-président du Tribunal de Grande instance de Bangui, Ndjoubaï Abanzen, dans l’affaire qui oppose Ferdinand Samba au ministre d’Etat aux finances et au budget, Sylvain Ndoutingaï qui l’accuse de publier « une série d’articles diffamatoires » à son encontre.

 

« Ce n’est pas un jugement mais une instruction qui a été lue, » a déploré Julien Bella, directeur de publication du Journal Centrafrique matin. Les responsables des journaux affirment ne pas comprendre les motivations de la justice pour décider de la suspension assez longue dub titre Le Démocrate, de même que la « lourde peine » infligée à leur confrère.

 

Pour Julien Bella, il s’agit de l’application de « la mort programmée des organes de presse privée », estimant que le combat des autorités politiques est de voir la presse privée disparaitre à la longue.

 

Le président de l’Observatoire des medias centrafricains (OMCA), Pierre Débato II estime pour sa part que la presse privée centrafricaine se trouve dans une situation de traque. D’après lui, « le pouvoir a déclenché une puissance diabolique pour anéantir la presse ».

 

Le Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (GEPPIC) envisage de déposer une requête en appel et à lancer des actions collectives de plaidoyer et de protestation contre cette décision qu’il juge « arbitraire et contre le principe de la liberté de la presse.

 

 

 

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