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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 17:13

 

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

 

BANGUI 06/06/2012 à 12:43 - (AFP) L'ancien très puissant ministre d'Etat aux Finances, le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, neveu du président centrafricain François Bozizé et souvent surnommé "demi-dieu", limogé vendredi, a nié mercredi toute "machination" contre le chef de l'Etat.

"Aujourd'hui, les gens saisissent des occasions pour troubler la quiétude du chef de l'Etat. Il ne faudrait pas que les gens continuent dans les machinations et les montages. Ce n'est pas de moi que viendra le mal", a affirmé Ndoutingaï lors de la passation de son pouvoir au ministère entre lui et son successeur aux Finances Albert Besse,

Depuis vendredi, des rumeurs persistantes de la préparation d'un coup d'Etat de Ndoutingaï circulaient dans Bangui mais aussi dans l'entourage du président Bozizé et de son parti Kwa Na Kwa.

"J'admire cette décision du président de la République parce que j'espère une fois pour toute qu'on m'oubliera. J'ai servi mon pays, maintenant que c'est fini, qu'on m'oublie. Il est hors de question de troubler la quiétude du chef de l'Etat qui m'a élevé, qui m'a encadré et qui me connaît plus que tout le monde. On a souffert ensemble", a encore affirmé M. Ndoutingaï.

"Quand je suis arrivé à la tête du ministère des Finances, on avait connu une catastrophe budgétaire (...) tous m'ont appuyé pour que nous puissions régulariser cette situation.

Ndoutingaï a été limogé vendredi par un décret présidentiel qui n'en donne pas les motifs. M. Ndoutingaï était considéré comme un des personnages clé du régime de Bozizé et il était au gouvernement depuis que le général Bozizé a pris le pouvoir à Bangui le 15 mars 2003. M. Ndoutingai avait longtemps occupé le poste stratégique de ministre des Mines avant d'être nommé aux Finances, l'année dernière après le remaniement post-élection présidentielle.

Les observateurs estimaient alors que le président Bozizé avait confié ce poste à son homme de confiance pour remettre de l'ordre dans les comptes d'un Etat perpétuellement au bord de la rupture de paiement.

M. Ndoutingaï avait notamment été le directeur de campagne de Bozizé lors de la campagne présidentielle de janvier 2011.

 

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés.

   

 

Accusé d’un putsch avorté, Ndoutingaï dément, parle de machination et demande qu’on l’oublie

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 06 Juin 2012 07:11

 

La première sortie publique depuis son limogeage intervenu le 1er juin dernier a été l’occasion pour l’ex-ministre d’Etat chargé des Finances et du Budget, de démentir les rumeurs de tentative de coup d’Etat dont on le soupçonne. Interrogé par Radio Ndeke Luka mardi 5 mai 2012 en marge de la cérémonie de passation de service avec son successeur Albert Besse à la tête du département, il a dénoncé ce qu’il considère comme une machination et un montage : « Il ne faudrait pas que les gens continuent dans les machinations et les montages. Ce n’est pas de moi que viendra le mal ».

 

Poursuivant dans cette lancée, Sylvain Ndoutingaï affirme avoir servi son pays et demande qu’on l’oublie : « J’espère une fois pour toutes qu’on m’oubliera. J’ai servi mon pays maintenant que c’est fini, qu’on m’oublie. Et il est hors de question de troubler la quiétude du chef de l’Etat qui m’a élevé, qui m’a encadré, qui me connait plus que tout le monde. On a souffert ensemble et ce n’est pas aujourd’hui que les gens saisissent des occasions pour essayer de traumatiser sa quiétude »

 

Au demeurant, le Colonel Ndoutingaï affirme quitter le gouvernement, pas seulement le ministère des Finances, avec beaucoup de joie. « D’ailleurs, a-t-il encore affirmé, je tiens à remercier le président Bozizé et à le féliciter pour une grande décision qu’il a prise ».

 

Il a rappelé que son passage au ministère des Finances a été marqué par un certain nombre de réformes dont la centralisation de toutes les recettes de l’Etat sans oublier les mesures de surveillance des entreprises et offices publiques qui ont provoqué des remous. Il en est satisfait : « Quand je suis arrivé à la tête du ministère, nous étions en catastrophe budgétaire avec un dérapage de 49 milliards qui a défrayé la chronique. Tous m’ont appuyé pour que nous puissions régulariser cette situation et aujourd’hui que je pars, nous avons déposé sur la table du FMI un programme qui sera examiné le 25 juin et nous sommes convaincus que nous avons donné un programme de facilité élargie de crédits à la RCA après plus de 30, 40 ans. Avec tous ces résultats, il y a un motif de satisfaction ».

 

 

NDLR : Pourquoi Ndoutingaï ne donne-t-il pas les noms de ces "gens" qui  cherchent à "troubler la quiétude de son chef d'Etat" ? De même on attend toujours les noms des auteurs du dérapage de 49 milliards de F CFA dont il ose parler et leur traduction devant la justice. Outre l'affaire de la conspiration contre Bozizé qui pèse sur lui, que peut faire encore au gouvernement un ministre des finances qui est jugé indésirable sur le sol américain dont le gouvernement refusait systématiquement de lui accorder son visa ?

Les motifs d'auto-satisfaction de Ndoutingaï ne peuvent cacher son enrichissement illicite avec les nombreux braquages et rackets qu'il a effectués sur les bureaux d'achat et collecteurs de diamant qui ont perdu leurs biens et qui doivent maintenant profiter de l'opportunité de son limogeage pour le poursuivre en justice. Pourquoi aspire-t-il aujourd'hui à se faire oublier ? Il fait semblant d'être content de la décision de son limogeage prise par Bozizé mais pourquoi paye-t-il les jeunes oisifs de Boy-Rabe pour qu'ils manifestent en sa faveur ?  

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