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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 17:39

 

 

 

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GENEVE AFP / 04 janvier 2013 17h02 - Un nombre croissant d'enfants sont recrutés par les rebelles mais aussi par les milices pro-gouvernementales en Centrafrique, a indiqué l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) vendredi à Genève, en réclamant l'arrêt immédiat de ces agissements.



L'Unicef appelle à la cessation immédiate du recrutement d'enfants par tous les groupes armés en République centrafricaine, a déclaré une porte-parole de l'organisation, Marixie Mercado, à la presse.

 


Selon l'Unicef, environ 2.500 enfants -- filles et garçons -- se retrouvaient déjà dans des groupes armés, y compris des groupes d'autodéfense, en Centrafrique avant même que le conflit n'éclate en décembre.


 
Depuis lors, cette pratique, qui constitue une grave violation des droits des enfants, a pris de l'ampleur, mais l'organisation ne parvient pas encore à la chiffrer, a expliqué la porte-parole.

 

Ces jeunes, notamment ceux séparés de leurs familles, peuvent être obligés de combattre, de transporter des fournitures ou risquent d'être abusés sexuellement, déplore le représentant de l'Unicef en Centrafrique, Souleymane Diabate, dans un communiqué.



Un certain nombre de groupes rebelles et plusieurs milices pro-gouvernement sont devenues plus actives ces dernières semaines dans la capitale Bangui et à travers le pays. Des sources fiables nous ont informés que des enfants sont nouvellement recrutés dans leurs rangs, a expliqué Souleymane Diabate.



Pour l'Unicef, plus de 300.000 enfants ont déjà été affectés par les violences, ce qui les rend plus vulnérables aux enrôlements comme soldats.



Evacuation des humanitaires expatriés 

 


En raison de l'insécurité en Centrafrique, l'Unicef a évacué 14 membres de son personnel international la semaine dernière et a transféré son centre opérationnel au Cameroun.

 

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a évacué pour sa part l'ensemble de son personnel international -- soit une dizaine de personnes -- entre le 26 et le 30 décembre, a indiqué à l'AFP une porte-parole, Fatoumata Lejeune-Kaba.



Le personnel local, soit une soixantaine de personnes, a peu à peu été transféré vers Bangui, a-t-elle ajouté.


Pour sa part, le Comité international de la Croix-Rouge, qui avait évacué vers le Cameroun huit de ses collaborateurs internationaux fin décembre, opère toujours avec 6 expatriés et quelque 200 employés centrafricains, a indiqué à l'AFP un porte-parole à Genève.

 

Les Nations unies ne donnent en revanche pas de détail sur l'évacuation du personnel humanitaire pour des raisons de sécurité, a expliqué un porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), Jens Laerke.



Quelque 316.000 personnes vivent dans les régions touchées par les violences, et environ 700.000 autres à Bangui risquent de se voir affectées par une escalade des combats, selon l'ONU.

 

Des informations font aussi état de la fuite de personnes qui se réfugient au Cameroun et en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué M. Laerke.



Sur le terrain, la coalition rebelle Séléka a arrêté son offensive lancée le 10 décembre dans l'attente de négociations à Libreville, à une date encore incertaine.



Alors que les Centrafricains qui avaient fui les attaques des groupes armés dans le nord du pays commencent tout juste à regagner leurs villages, la situation reste difficile pour des milliers de personnes toujours déplacées, explique le CICR dans un communiqué.

 

Dans le nord, à Ndélé, les personnes qui avaient fui les combats ces dernières semaines commencent tout juste à revenir de la brousse, et le marché a repris. Mais une incertitude générale plane sur le pays, déclare Arnaud de Baecque, chef adjoint de la délégation du CICR en Centrafrique.



A Bangui, la population est inquiète, selon le CICR qui, avec la Croix-Rouge locale, se prépare à toute éventualité. Dans une optique préventive, un chirurgien est venu évaluer le soutien dont ont besoin les hôpitaux de la capitale centrafricaine, détaille M. de Baecque.

 

En outre, le responsable indique que les parties au conflit se sont montrées ouvertes à ce que le CICR visite les détenus.



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société