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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 13:53

 

 

 

Vendredi 10 Février 2012 

 

 

*   *   *

 

Lire les dernières parutions des journaux nationaux de ces derniers mois, grâce à l’infinie bonté d’un très cher compatriote et frère, qui se reconnaîtra, et que je ne remercierai jamais assez, constitue pour moi un véritable calvaire, tant le degré de dépravation atteint désormais par la société centrafricaine est effarant. Si je m’étais attendu, dans les premières années de l’indépendance du pays, à un tel cataclysme ! Jugez-en vous-mêmes, chers compatriotes :

 

  • Le sens du devoir et de l’honneur lié à leurs différentes charges régaliennes, à la tête de la Nation, a totalement disparu de la pratique gouvernementale de ceux qui y sont appelés quoique, tous les jours, ils prétendent l’assurer. Une seule preuve ? L’extrême misère matérielle et autre de la population qui, par nécessité de survie, en est arrivée à mentir effrontément et à voler, parfois par la violence, et aux dépens de plus pauvres encore… Une autre preuve ? La pratique désormais banalisée de la justice populaire, à cause de la claire démission morale de la plus grande partie de nos magistrats… Désormais, en Centrafrique, il vaut mieux connaître le juge, que la loi…

 

  • Le scandale inqualifiable des actes de pillages matériels, financiers et autres de nombreux pseudo-chrétiens hissés, par l’appétit du gain ou par des intérêts autres que spirituels, à la tête de nos églises locales appelées pourtant à constituer, en toute la société, « le sel de la terre » (Matthieu 5 : 13), « la lumière du monde » (Matthieu 5 : 14), ou encore « la colonne et l’appui de la vérité » (1 Timothée 3 : 15).

 

Ainsi, les deux faces maîtresses de cette même pièce précieuse qu’est la société centrafricaine sont, l’une et l’autre, complètement dégradées ; le nier serait enterrer sciemment son propre peuple, pour la simple raison, biblique, qu’on « ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi » (Galates 6 : 7). Or, toujours selon la Bible, « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6 : 23).

 

Un citoyen honnête et responsable devrait, par conséquent, laisser cette sale besogne à d’autres, et passer le plus clair de son temps à hurler partout, et en tout temps, par amour pour sa propre vie ainsi que celles des siens, ces directives salvatrices à sa nation pour peu que celle-ci se soucie de sa propre préservation, en tant qu’État, à travers l’Histoire du monde :

 

q LÉVITIQUE 19 : 11 – 18

 

« 11  Ne commettez pas de vol, n’usez pas de mensonge ou de fraude au détriment de vos compatriotes.

 

12 Ne prononcez pas de faux serments en vous servant de mon nom ; en faisant cela, vous me déshonoreriez : je suis le Seigneur votre Dieu.

13 N’exploitez personne et ne volez rien ; ne gardez pas jusqu’au lendemain le salaire dû à un ouvrier.

 

14 N’insultez pas un sourd, et ne mettez pas d’obstacle devant un aveugle. Montrez par votre comportement que vous me respectez. Je suis le Seigneur votre Dieu.

 

15  Ne commettez pas d’injustice dans vos jugements : n’avantagez pas un faible, ne favorisez pas un puissant, mais rendez la justice de façon équitable envers vos compatriotes.

 

16  Ne répandez pas de calomnies sur vos compatriotes. Ne portez pas contre votre prochain des accusations qui le fassent condamner à mort. Je suis le Seigneur.

 

17 N’ayez aucune pensée de haine contre un frère, mais n’hésitez pas à le réprimander, afin de ne pas vous charger d’un péché à son égard.

 

18 Ne vous vengez pas et ne gardez pas de rancune contre vos compatriotes. Chacun de vous doit aimer son prochain comme lui–même. Je suis le Seigneur. »

 

Une dernière exhortation, chers compatriotes qui tenez à votre vie aussi bien qu’à celle du Centrafrique, devant le juste Juge : Dieu est Dieu de patience, certes, mais Il sait aussi, par nécessité de justice équitable, arrêter de passer, puis de repasser, pour demander compte.

 

Ce jour-là, rien, ni personne, ne saura délivrer de Sa main : l’homme rendra son âme à qui la lui a gracieusement donnée, à sa naissance, et une nation disparaîtra, sous la puissance d’une autre, au même titre que d’anciens empires ou États faibles de l’Histoire…

 

Alors ?

 

Alors : « 12 Fais–nous comprendre que nos jours sont comptés. Alors nous acquerrons un coeur sage. » (Psaume 90 : 12).

 

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

http://www.philadelphie-infos.net

 

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