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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 20:38

 

 

 

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Le CENTRAFRIQUE, pays enclavé, pays vêtu par l'opinion internationale du manteau de pays pauvre malgré les nombreuses ressources tant humaines que naturelles dont il regorge, semble résigné à porter très longtemps cette casaque de misère qu'il ne mérite à aucun égard de porter. En effet si l'extérieur perçoit le pays comme un nid de pauvreté et d'espoir bouché, seuls les centrafricains, qui vivent dans ce « calvaire » savent que leur destin n'est pas aussi compromis qu'on le pense dans d'autres cieux. Et eux seuls savent et peuvent trouver les clés qui leur permettraient d'ouvrir au monde  les portes de leurs propres réalités.

 

En l'espace d'un mois, deux événements majeurs se sont produits en CENTRAFRIQUE, suite à la visite du Président du TCHAD à BANGUI.

 

Le premier de ces scoops est la « main tendue » à l'opposition par l'homme actuellement fort en CENTRAFRIQUE, pour ouvrir les « fenêtres » d'un dialogue qu'il a pendant longtemps réfuté.

 

Le deuxième est le limogeage très récent du « tout puissant » ministre des finances, à juste titre qualifié de « vice président » de la REPUBLIQUE, à cause de sa proximité avec le PRESIDENT en titre, et de ses exactions personnelles qui faisaient de lui l'homme par qui tout passait, juste après son oncle.

 

Deux événements majeurs que les Centrafricains et l'homme fort de BANGUI doivent mesurer à leur juste portée. Deux événement majeurs dont il faut saluer l'importance et le courage. Mais deux événements qui ne permettent pas de croire que le CENTRAFRIQUE est en voie de sortir de son marasme économique, intellectuel et social, tributaire de son marasme politique.

 

En effet, si pour le moment une lueur d'espoir semble illuminer le fond du gouffre où se trouve le pays, cette lueur doit sortir de ce gouffre pour être perçue de tout le monde. Elle ne pourra être perceptible que si elle est suivie d'autres actes courageux, justes, légitimes, susceptibles d'injecter dans les veines des centrafricains, un vaccin de confiance qui les empêchera de se défier de ceux chargés de les conduire vers une destinée meilleure.

 

Cela passe par la suppression de toute tactique clienteliste, clanique, familiale de la gestion de la chose publique, par l'éradication de tout favoritisme lié aux affinités égoïstes attachées à l'enrichissement personnel. Un enrichissement personnel qui se justifie par des malversations financières opérées à ciel ouvert, çà et là dans les services, publics ou privés, censés apporter suffisamment d'oxygène dans  les caisses de l'État.

 

Le courage, c'est aussi de se dire qu'on a aucun intérêt à faire porter une lourde charge, à son fils, à à son neveu, à son proche parent, tout simplement parce qu'il est votre fils, votre neveu, ou votre proche parent, en dépit de ses incompétences ou de son inexpérience dans les domaines qui justement requièrent la compétence comme premier élément de réussite.

 

C'est dire qu'il est tout à fait possible de mener à bien et longtemps une entreprise quelconque, avec des hommes qui ne sont pas issus du même sérail que vous, pourvu que vous partagiez avec ces hommes, les mêmes idéaux.

 

Et en ce qui concerne le CENTRAFRIQUE, ces idéaux ne sont autres que ceux d'UNITE, de DIGNITE et de TRAVAIL, renforcés par la conviction et la détermination à porter ce pays le plus loin possible sur le chemin du développement.

 

Cela ne sera possible qu'avec un esprit de justice, de clairvoyance et de dépassement de soi. Et la justice consistera à sanctionner à leur juste degré, les fautes et les réussites des responsables chargés de mener à bon port les choix politiques de développement retenus au haut niveau. Ces sanctions, comprises comme récompenses et punitions, seront le fruit d'un bilan et d'un constat incontestables.

 

En tendant la main à l'opposition, en limogeant son parent du poste prestigieux qu'il occupait sans en avoir la bouteille, l'homme fort de BANGUI a fait un pas assez louable, qu'il faut confirmer avec d'autres initiatives, toutes aussi louables. Le maintien d'un PREMIER MINISTRE qui n'a de fonction que de porter le titre, l'élévation d'hommes « prétendus » militaires à des titres pompeux, dans l'armée et dans la gendarmerie, sans les actes de bravoure qui les caractérisent et  les conditionnent, la facilitation d'élection à la représentation nationale d'hommes et de femmes qui ne sont que les fils du tissu familial, sont d'autres pratiques qui demandent une clarification, car mal perçues de la majorité des centrafricains.

 

Avancer, ce n'est pas faire un pas et s'arrêter, tout comme cela ne consiste pas à reprendre comme sur un jeu de dames, les mêmes pions pour relancer un jeu achevé ou annulé. Avancer, c'est choisir une destination et continuer de faire des pas successifs vers cette destination, en déployant les efforts nécessaires pour aller le plus loin possible.

 

L'homme fort de BANGUI a fait deux pas que tout le monde a vus, sans en connaître la direction, il lui reste à continuer à avancer dans le sens que souhaite le peuple, s'il veut que les deux pas qu'il a faits ne soient pas un feu de paille, mais le début d'un chemin dans lequel il pourra entraîner une grande partie du peuple de CENTRAFRIQUE, un chemin où l'on parlera très peu d'opposition, mais davantage de consensus.

 

I YE LA  A SU NA KODRO

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion