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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 22:27

 

 

 

 

 

 

babaladdé

 

général autoproclamé Baba Laddé

 

 

 

 

 

Les autorités négocient l’extradition de Baba Ladé


Radio Ndéké Luka Mardi, 04 Septembre 2012 16:15

 

Radio Ndeke Luka a appris qu’une délégation officielle centrafricaine se rendra probablement mercredi 5 septembre à Ndjaména afin de « créer les conditions d’ouverture de négociations de paix entre le gouvernement tchadien et le leader  du Front populaire pour le Redressement, Abdel Kader Baba Ladé ». Par ailleurs le gouvernement tchadien a donné des garanties écrites aux autorités concernant la sécurité du chef rebelle. Une lettre a été remise à cet effet par l’ambassadeur du Tchad à Bangui.


Toutes ces informations ont été confirmées à Radio Ndeke Luka par le directeur de cabinet du médiateur de la République, M. Firmin FEREIRA, joint au téléphone. D’ailleurs c’est le Médiateur lui-même, Mgr Paulin Pomodimo, qui conduira la délégation. Celle-ci comprend en outre le Ministre délégué à la Défense Jean Francis BOZIZE et son homologue de la sécurité publique Claude Richard GOUANDJA.


Pour l’instant, a encore indiqué le directeur de cabinet du Médiateur de la république, « aucune date n’est encore fixée, pour le retour de Baba Ladé dans son pays le Tchad ». En attendant son extradition vers N’Djamena, ce dernier est logé à la base militaire de M’poko à Bangui.


Les réactions enregistrées par Radio Ndeke Luka divergent sur le sort à réserver à Baba Ladé. Joseph Bindoumi, président de l'ONDH (Organisation nationale de défense des droits de l'homme) est en faveur d'un jugement pour crimes. Quant à Martin Ziguélé, président du MLPC (Mouvement pour la Libération du Peuple centrafricain - opposition), "Baba Ladé doit rentrer chez lui".

 

 

 

 

 

RFI  Ursula Soares  mardi 04 septembre 2012

 

Abdel Kader Baba Laddé, chef de la rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) devrait retourner à Ndjamena, au Tchad, dès demain, mercredi 5 septembre. Après avoir déposé les armes, il a été transféré hier à Bangui, en Centrafrique, sous la protection des Forces multinationales en Afrique centrale (FOMAC). Selon les autorités de Bangui et de Ndjamena, le retour définitif de Baba Laddé au Tchad est acté.


Le rebelle tchadien et général autoproclamé, Baba Laddé, se trouve actuellement dans la capitale centrafricaine, sous la protection de la FOMAC, en attendant de retourner dans son pays, le Tchad. Joint, par RFI, il affirme se trouver en sécurité et qu’il n’est « ni emprisonné, ni en garde à vue ». Il confirme également s’être rendu « pour la paix » et demande la présence de la communauté internationale auprès de la délégation qui le ramènera à Ndjamena.


Les autorités de Bangui l’avaient déjà arrêté et extradé en 2009. Par ailleurs, entre 2008 et 2012, il y a eu plusieurs tentatives de négociations pour que lui et ses hommes puissent retourner au Tchad, mais elles ont toutes échoué. Cette fois-ci, Baba Laddé pense que son initiative aboutira.

 

 

 

 

Abdel Kader Baba Laddé Chef de la rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR).


« Nous attendons sereinement qu’ils nous confirment la bonne volonté des autorités tchadiennes. »

 

 

 

 

« Son retour est déjà acté »


Le médiateur centrafricain Mgr Paulin Pomodimo affirme que les conditions sont réunies pour que Baba Laddé puisse se rendre dès demain, mercredi 5 septembre, à Ndjamena. Joint par RFI, il précise que Baba Laddé sera accompagné des ministres centrafricains de la Défense et de la Sécurité, de deux membres du Bureau des Nations unies en Afrique centrale, et du médiateur centrafricain lui-même. Ils seront d’abord reçus par deux ministres tchadiens et ensuite par la primature.


Paulin Pomodimo Médiateur de la République centrafricaine

« Nous avons déjà pris un certain nombre de garanties pour ce qui est de sa sécurité »

Du côté des autorités tchadiennes, les garanties sont données. Ndjamena s’engage à respecter l’intégrité physique du rebelle tchadien et à ne pas l’emprisonner. « On ne peut pas emprisonner quelqu’un qui rentre de lui-même », a déclaré le médiateur national de la République tchadienne, Abderrahmane Moussa, qui assure que Baba Laddé ne sera pas inquiété à son retour.


En revanche, il minimise l’implication de la communauté internationale alors que pour le chef rebelle du FPR « le Bureau intégré de l’Organisation des Nations unies en Centrafrique (Binuca) doit être responsable de tout ce qui se passera pendant les pourparlers ».


Joint par RFI, Abderrahmane Moussa considère que c’est entre Tchadiens que le problème peut se régler.

 

Abderrahmane Moussa Médiateur national de la République tchadienne

 

« Il n’y pas de garanties autres que celles du chef de l’Etat, Idriss Déby ».

.

 

Des sources sécuritaires ainsi que des observateurs estiment que le chef rebelle Baba Laddé n’est plus une menace pour la sécurité du Tchad car ses forces sont en déroute depuis l’assaut livré contre leurs positions, en janvier dernier, par les Forces armées tchadiennes et centrafricaines.

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