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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 02:03


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BANGUI – (AFP) 20 janvier 2010 18h48 - L'annonce par l'opposition centrafricaine de sa décision de suspendre sa participation à la Commission électorale indépendante (CEI) centrafricaine a provoqué des remous parmi les formations qui la composent, a appris l'AFP mercredi de sources concordantes.

Selon l'avocat Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la Nation (UFVN, coalition de l'opposition), cinq opposants qui représentaient leurs formations à la CEI ont été suspendus par leurs partis pour avoir défié la décision de ne plus assister aux travaux de la commission électorale.

La CEI compte en tout 30 membres, dont 15 représentés auparavant par le groupe des partis de l'opposition, celui des ex-rébellions et celui dit des "autres partis". Ces trois groupes sont rassemblés au sein du "Collectif des forces du changement", qui a décidé le 13 janvier de ne plus participer aux activités de la commission.

Cinq personnalités, parmi les 15 concernées par la suspension, ont protesté contre le boycott et ont continué à participer aux travaux de la CEI, selon Me Henri Pouzère.

"C'est un acte de rébellion. Et nous avons décidé de les suspendre et de dire qu'ils ne nous représentent plus là-bas", a déclaré Me Pouzère qui, lui, suspendu ses activités à la Coordination de la CEI.

"Les gens que nous avons envoyés à la CEI (...) n'ont d'autres pouvoirs que ceux que nous leur avons délégués. Ils ne peuvent pas ne pas se soumettre à nous", a-t-il ajouté.

Joint par l'AFP, un des cinq opposants "dissidents", Gabriel Goloumo, du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC, de l'ex-président André Kolingba), a expliqué qu'ils ne se reconnaissaient pas dans le Collectif des forces du changement.

Le Collectif réclame notamment la démission du président de la CEI, le pasteur Joseph Binguimalé, qu'il juge partial, et la dissolution de tous les comités électoraux locaux et consulaires, qu'il estime "illégalement nommés".

La commission électorale doit organiser et superviser des scrutins présidentiel et législatifs prévus cette année en Centrafrique, à une date non encore fixée officiellement. Selon l'ONU, ces élections doivent être organisées avant fin avril 2010 pour être constitutionnelles.



NDLR : C'est bien connu en RCA qu'être membre de la commission électorale représente pour certains, une fin en soi qui permet à quelques crève la faim d'exister. S'il est vrai que dès le départ l'opposition aurait dû faire preuve de discernement et surtout de vigilance pour rejeter d'emeblée la désignation par Bozizé du vrai faux pasteur Joseph Binguimalet, elle est néanmoins aussi tout à fait dans son droit de se raviser et exiger à un moment donné, si elle constate de graves manquements, la démission de ce président malhonnête pour ne pas laisser le pays aller à une mascarade électorale comme en 2005. 
Il est fort regrettable qu'un illustre inconnu comme Gabriel Goloumo, sorti totalement du néant dans des conditions encore non élucidées au RDC, objet de controverse au sein même de ce parti parce que parachuté par des gens tapis dans l'ombre autour d'un André Kolingba physiquement diminué,  parvienne à manipuler quelques membres de la CEI pour la préservation de leurs intérêts personnels qui sont totalement aux antipodes de ceux des Centrafricains.
Si les conditions de la lutte contre les préparatifs du hold-up électoral par Bozizé et son complice infiltré à la CEI exigent la mise en place d'une structure plus large que celle de l'UFVN afin de rassembler toutes les bonnes volontés, il n'y a aucune raison que certains malins sans envergure cherchent à semer la zizanie au sein de l'opposition en voulant à tout prix s'accrocher à des prébendes que leur position à la CEI leur procure.
Les lourdes et graves accusations qui pèsent sur le président de la CEI justifient amplement que ce dernier laisse la place à un autre fils du pays et regagne sa prétendue église en région parisienne. En peu de temps, il a étalé son incompétence, sa malhonnêteté, sa soif de l'argent et du bien matériel. On n'a pas besoin d'un tel personnage à la tête de la CEI. Il est donc temps d'arrêter les frais avec lui.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique