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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 03:00

 

 

 

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RFI vendredi 31 août 2012


En République centrafricaine, à Bangui, les avis divergent après la signature, le samedi 25 août 2012, de l’accord global de paix entre le gouvernement et le groupe armé de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) d’Abdoulaye Issène. Beaucoup de Centrafricains s’inquiètent, non seulement de la mise en application de ce texte, mais aussi et surtout de la présence d’autres groupes d’hommes armés non identifiés qui risquent de plonger le pays dans un autre cycle de conflit.


Le sujet de l'accord global de paix est au cœur de nombreuses discussions. Certains Banguissois sont optimistes : « Je suis ravi de cette signature ». « Quand il y a eu une crise, il faut chercher une solution. Les gens ont pris les armes, ils se sont révoltés. Mais maintenant, quand il y a entente, il faut qu’il y ait un accord de paix », se réjouissent les uns.


L’accord est signé mais d’autres ne croient toujours pas à son heureux aboutissement :


« Cet accord de paix va nous conduire encore à un autre fiasco. Si on compte les accords de paix en Centrafrique, nous allons nager dans des centaines », arguent les autres. « Je ne suis pas convaincu. On a eu beaucoup d’accords dans ce pays mais ça n’aboutit toujours à rien ».


Nombreux sont aussi d’autres Centrafricains qui voient dans le futur un probable retour à la case départ à cause des bruits de bottes qui se font entendre dans certaines parties du pays : « Il y a encore des groupes rebelles un peu partout : LRA [L’Armée de résistance du seigneur] et ceux qu’on ne connaît pas », entend-on. « Il faut parler avec tous ces gens pour que la paix revienne dans notre pays. Sans cela, je ne vois pas l’intérêt de signer ce qu’on appelle un accord de paix ». « Dans le nord-ouest et le nord, il y a encore des hommes armés non identifiés qui sillonnent encore la région. Là, on peut parler de paix précaire et non de véritable accord de paix ».


Pendant ce temps, les victimes des dégâts causés par la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) se disent oubliées dans les processus aboutissant à cet accord. La prochaine phase après cette signature est celle du désarmement-démobilisation et réinsertion des ex-combattants. Un processus qui doit prendre du temps étant donné que le programme concerne plusieurs centaines de soldats.

 

 

 

 

NDLR : L'expérience a toujours montré que les pseudos accords de paix conclus entre Bozizé et certains chefs de rébellion sont généralement non seulement sans lendemain, mais ils permettent surtout jusqu'ici à quelques-uns de ces chefs rebelles de soutirer un peu d'argent à Bozizé jusqu'à la prochaine signature d'un autre accord. Entre temps, lorsqu'ils ont eu fini de dépenser ces enveloppes d'argent, ils refont un petit numéro et on les rappelle à Bangui pour le même film. Les Centrafricains en ont assez de ces errements et de cette comédie qui ne règlent jamais le problème sur le fond ainsiq que certains ralliements de la 25ème heure à la bozizie qui n'augurent de rien de bon ni pour les personnes concernées ni pour la cause qu'elles ont feint de défendre naguère qu'elles viennent de trahir. 

 

Déjà, selon nos informations, certains éléments de la CPJP en brousse seraient très mécontents de l'enlèvement d'un des leurs, un "capitaine" intervenu quelques jours avant la signature du récent accord, au restaurant "Beau séjour" au Km 5, lequel "capitaine" aurait été même exécuté. Si cela s'avère établi, c'est déjà une raison suffisante pour dire d'ores que l'accord qui vient d'être signé a déjà du plomb dans l'aile et que les prochains jours nous promettent de la turbulence.

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