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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 16:41

 

 

 

Baba Laddé

 

 

Source : ubiznews.com


Transfuge de l'armée tchadienne, le général Baba Laddé est à la tête d'un mouvement rebelle, le FPR (Front populaire pour le redressement) qui sévit depuis plusieurs années en République centrafricaine.

Baba Laddé et ses hommes sèment la terreur dans le centre et le nord-ouest de ce petit pays d'Afrique centrale. Il y a quelques jours, ses miliciens ont attaqué un petit village à près de 75 km de Bangui la capitale. Bilan : trois morts et plusieurs blessés. 


 Selon les autorités centrafricaines, Baba Laddé et ses hommes, font partie de ceux qu'on appelle « les coupeurs de route », une expression utilisée en Afrique centrale pour désigner les « bandits » qui prennent en otage les voyageurs, les paysans et bien d'autres encore pour les rançonner.


Le général rebelle et ses hommes s'en prennent aux éleveurs. C'est devenu leur fonds de commerce. Autoproclamé protecteur des Peuls, Laddé rançonne les éleveurs en leur imposant une cotisation mensuelle. Ceux qui ne respectent pas ce règlement sont tout simplement dépossédés de leur bétail. Avec l'argent récolté, il recrute d'anciens coupeurs de routes centrafricains, des jeunes désœuvrés des mercenaires nigérians, camerounais et tchadiens. Cet argent lui permet également de s'équiper en véhicules et armes lourdes, pour défier l'armée centrafricaine.

au sommet de l'Et 

Des sources ayant requis l'anonymat révèlent que, cet homme redoutable et redouté, bénéficierait de complicités au plus haut sommet de l'État centrafricain. Baba Laddé serait aujourd'hui à la tête de plus de mille miliciens avec la bénédiction de plusieurs pontes du régime. Il poserait même ses conditions au pouvoir en place pour son retour dans son pays, le Tchad.


Un véritable casse-tête pour un pays qui compte environ quatre millions et demi d'habitants. Pendant que les Nations Unies s'inquiètent du phénomène Laddé, la classe politique locale s'interroge quant à la responsabilité même du pouvoir en place. Une véritable épine dans le pied du président centrafricain  François Bozizé.

 


Martin Mbita

 

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