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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 22:59

 

 

 

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journaldebangui.com - 15/05/2011

Ce montant aidera les populations rurales pauvres de Bouar, Baoro, Yaloké et Bouca dépouillées de leurs biens suite à de nombreuses années de conflit

 

L’annonce a été faite par le Fonds international de développement agricole (FIDA). L’organisme de développement rural des Nations Unies vient ainsi d’accorder un prêt de 5,44 millions d'USD et un don de 5,44 millions d’USD à la République centrafricaine. Ce montant contribuera à l’amélioration des conditions de vie et des moyens d'existence des populations rurales pauvres de Bouar, Baoro, Yaloké et Bouca dépouillées de leurs biens suite à de nombreuses années de conflit. L'accord de prêt et de don pour le projet de relance des cultures vivrières et du petit élevage a été signé à Rome par Sylvain Maliko, Ministre d’État au plan et à l’économie et Kanayo F. Nwanze, Président du FIDA. Après des années de conflit, l’infrastructure et les services publics, notamment en zone rurale ont été sérieusement endommagés. Cependant, la situation de sécurité s’améliorant progressivement, les ménages ruraux pauvres retournent chez eux pour reconstruire leur vie. Faute de moyens de production suffisants, ces familles subviennent à peine à leurs besoins alimentaires et ne peuvent produire de produits vivriers en excédent pour la commercialisation.

Ce financement du FIDA vient appuyer les objectifs du gouvernement qui sont d’aider au développement et à la diversification de l’économie nationale, de favoriser un accroissement durable des productions végétale et animale, et de renforcer la capacité des organismes publics et des opérateurs privés à fournir des services dont ont besoin les ruraux pauvres. Le projet financé par le FIDA contribuera à améliorer la sécurité alimentaire et à augmenter les revenus des producteurs ruraux pauvres de la zone retenue, à savoir les quatre sous-préfectures de Bouar, Baoro, Yaloké et Bouca dans les savanes occidentales du pays. Pour ce faire, le projet renforcera les capacités des organisations des producteurs afin qu’elles puissent rendre d’une façon efficace et durable les services requis à leurs membres, accroître la production et développer la commercialisation des cultures vivrières et du petit élevage de la zone.

Le projet atteindra directement près de 10 500 ménages de petits agriculteurs et éleveurs exposés à l’insécurité alimentaire. Une attention toute particulière sera accordée aux femmes et aux jeunes qui malgré leur dynamisme n’ont que peu d’activités productrices, faute de moyens. Avec ce nouveau projet, le FIDA en est à la septième opération financée en République centrafricaine, pour un investissement total d’environ 132 millions de dollars E.U. ayant bénéficié à plus de 46 243 ménages

A propos du FIDA

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) œuvre aux côtés des populations rurales pauvres afin de leur permettre de cultiver et de vendre davantage de produits vivriers, d’accroître leurs revenus et de déterminer le cap de leur propre existence. Depuis 1978, le FIDA a investi plus de 12,5 milliards d’USD sous forme de dons et de prêts à faible taux d’intérêt octroyés à des pays en développement, permettant ainsi à quelque 370 millions de personnes de se libérer par elles-mêmes de la pauvreté. Le FIDA est une institution financière internationale et une agence spécialisée des Nations Unies dont le siège est à Rome – la plateforme alimentaire et agricole des Nations Unies. Il représente un partenariat unique, regroupant 166 membres, entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), d’autres pays en développement et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)

 

NDLR : Comme toujours, la vraie question qui se pose est de savoir si ces aides parviennent réellement aux populations ciblées qui doivent en bénéficier ou si elles ne vont pas être détournées en chemin par divers réseaux mafieux de prédateurs corrompus du régime en place.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie