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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 23:42

 

 

 

Bangui-centre-ville-encombre.jpg

 

 

Afrik.com  MERCREDI 20 MARS 2013 / PAR FRED KROCK

 

L’ultimatum de la coalition séléka de 72 heures lancé le 17 mars 2013 à Sibut au président Bozizé arrive à expiration. Il n’y a pas encore de mouvement de la part des combattants du séléka, du moins jusque-là. Alors que la psychose règne à Bangui et les organisations de la société civile et autres mouvements s’activent pour demander aux responsables du séléka et au président Bozizé de se conformer aux résolutions de Libreville et de laisser les populations civiles en paix.

 

 

La crise centrafricaine a pris, depuis le 17 mars 2013, une nouvelle tournure. Le Séléka a retiré ses ministres au sein du gouvernement d’union nationale, pour dit-il leur sécurité. C’était lors de la toute première mission du représentant du médiateur de cette crise, en l’occurrence, M. Léon Essongo à la base de séléka située à Sibut. Les ex-combattants ont motivé leur acte par les « propos incendiés » que le président de la République aurait tenu dans son discours à l’occasion du 15 mars 2013, date marquant le 10ème anniversaire du sursaut patriotique de 2013.

 

Du coup, toute la donne a changé. Pire encore, les ex-combattants ont lancé un ultimatum de 3 jours au président Bozizé lui demandant de poser un acte sur les onze points de revendications qu’ils ont soumis au représentant du médiateur afin de prouver sa bonne volonté à appliquer les accords de Libreville. L’ultimatum lancé le 17 mars expire le 20 mars 2013. Une fois ce délai dépassé, ils ont promis de marcher sur Bangui.

 

Cette nouvelle situation soulève de nouvelles inquiétudes à Bangui. Puisqu’à l’allure actuelle des choses, l’affrontement devient de plus en plus imminent, étant donné que le président Bozizé ne compte qu’avec son énergie et l’appui de ses alliés pour terrasser le séléka qui s’inscrit dans une dynamique de tout ou rien. Une position qui crée la psychose à Bangui.

 

La population banguissoise et celle des périphéries s’inquiètent à double titre, puisque si combat il y a, ce sera à Bangui. Les organisations de la société civile par la voie de M. Fulgence Zéneth, coordonnateur de l’Observatoire national des élections (ONE), ont ouvert le bal des mouvements d’interpellation. Le 18 mars dernier, M. Zéneth est intervenu au nom de ses pairs dans tous les médias pour rappeler à l’ordre toutes les parties prenantes aux négociations de Libreville, lesquelles négociations étaient sanctionnées par la signature, le 11 janvier 2013, d’importants documents, à savoir l’accord de cessez-le-feu et l’accord politique. C’était dans l’optique de ramener définitivement la paix en Centrafrique.

 

Population exaspérée

 

Cette réaction de la société civile a été immédiatement suivie dès le lendemain, 18 mars 2013, de valse de mouvements du genre. D’abord, les ressortissants du Mbomou et du Haut Mbomou se sont réunis au Restaurant Kanakou, à Bangui où leur rencontre a été sanctionnée par une déclaration faite par le Sultan de Bangassou, M. Maxime-Faustin Mbinga-Takama. Dans cette déclaration, ils ont interpelé le président Bozizé, les responsables de la coalition séléka et le médiateur de la crise de prendre la mesure du danger qui guette les Centrafricains plus que jamais affaiblis par les effets de la crise.

 

Les femmes, sur l’initiative de l’OFCA (Organisation des femmes centrafricaines) ont organisé une marche pacifique à travers la ville de Bangui. A l’issue du périple, elles ont remis un mémorandum au 1er citoyen de la ville de Bangui, M. Nazaire Yalanga Nguénéfei pour qu’il le transmette au Premier ministre. Il s’agit évidemment d’interpeler les responsables des différentes parties, y compris le médiateur et le Premier ministre lui-même que les Centrafricains n’ont plus le buste fort pour affronter une nouvelle crise.

 

Signalons que jusque-là, les responsables du séléka sont injoignables, car le représentant du médiateur qui est présentement à Bangui, M. Léon Essongo, ainsi que le Premier ministre Me Nicolas Tiangaye, n’ont pu les joindre au téléphone. Certainement, ils agitent leurs épouvantails en préparatif de l’expiration de leur ultimatum qui cours encore jusqu’à 23 heures 59 minutes du 20 mars 2013.

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