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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 02:36


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 Le 15 août 1960 à Brazzaville, soit Trois (3) jours seulement après la proclamation de l’indépendance, le défunt président David Dacko d’une main légère mais lourde de conséquence a apposé sa signature sous les accords « particuliers » en matière de défense entre la république centrafricaine et la France, représentée par J. FOYER. En des termes identiques, le président Tombalbaye du Tchad et l’abbé Fulbert Youlou pour le Congo ont également signé ce que l’on peut qualifier désormais ni plus, ni moins de «  blanc seing ». Au contraire du Tchad et du Congo qui ont depuis dénoncé ces accords, ceux-ci sont malheureusement encore en vigueur en Centrafrique.

 Tour à tour les principaux signataires de ces accords qui pensaient en être protégé ont été déchu et chassé du pouvoir, certains y ont perdu leur vie  sans pour autant que les clauses ne soient respectées. Honteusement, ces accords ont défendu becs et ongles des régimes honnis pour aussitôt les destituer le lendemain offrant ainsi une image carnavalesque de la République Centrafricaine et de l’Afrique toute entière. Au mépris de ces accords d’un autre temps, des régimes élus démocratiquement ont été agressé par des forces extérieures pour être affaibli et ainsi mettre fin à la légalité constitutionnelle sous le silence coupable de ceux-là même qui sont sensés y veiller.

 

Afin que tous ces cafouillages et autres tripatouillages ne se reproduisent plus dans l’intérêt de tous.

Exposé des motifs

 

 Conscient du caractère suranné, flou et colonialiste de ces accords.

 

Conscient que les représentants du peuple, réunis en assemblée nationale ne joue pas du tout leur rôle dans le contrôle de l’exécutif. Elle ne se révèle être finalement qu’une chambre d’enregistrement par le jeu des alliances contre nature pour dégager souvent une majorité hétéroclite en somme toute relative qui se soumet aux ordres du pouvoir en place. Le débat est alors inexistant, par conséquent, le danger réel existe pour faire adopter une loi « scélérate » par une « majorité parlementaire « de circonstance, qui, en fait est une addition de représentants d’entités minoritaires.

 

Conscient de l’inexistence d’une véritable opposition unie et forte.

 

Conscient que le président de la République souffre aujourd’hui d’une grande impopularité dans le pays par les actes qu’il a posé depuis les élections de 2005.

 

Conscient que le régime du général Bozizé ne jouit plus d’aucune légitimité du fait de nombreux manquements à la constitution.

 

Conscient que le régime du général Bozizé use et abuse d’une démocratie biaisée.

 

Conscient qu’il ne faut pas laisser  à un homme fut-il président de la république où à quelques hommes motivés par des raisons égoïstes le choix de décider et de sceller l’avenir de nos enfants et de nos petits enfants.

 

Conscient que le président de la république est élu sur un programme et son mandat est limité dans le temps (5 ans), par conséquent il ne doit se prononcer pour et au nom des générations futures.

 

Au regard de tous ces motifs invoqués,

 

 

Proposition

 

 

Les accords  et traités doivent être  désormais soumis à référendum

 

C’est pourquoi, notre système doit intégrer de plus en plus le référendum comme mode de décision en ce qui concerne les grandes décisions qui engagent l’avenir de notre pays sur des générations. Ainsi les 800 000 électeurs centrafricains (La lettre du continent n°182 (25/02/93) Seront appelés régulièrement pour se prononcer sur les grands enjeux qui déterminent la vie de la nation.

 

Pour ne pas qu’un régime corrompu et irresponsable ne puisse pas décider avec quelques élus du sort de notre population en signant des accords qui compromettent l’avenir de nos enfants et de nos petits enfants.

 

 

 Ainsi, nos hommes politiques fussent-ils de bonne foi ne seront pas livrés seuls pour être confrontés à une décision difficile souvent sous la pression  et les menaces des faiseurs de présidents.

 

Les accords doivent êtres signés pour une durée au maximum de 5ans renégociable.

 

Il a fallu 50 années pour nous défaire de ces accords signés par les pères fondateurs. Sans doute que les « pères » de l’indépendance ne savaient pas ou n’avaient pas d’autres choix. Aujourd’hui, nous savons et n’avons pas le droit de compromettre nos libertés et  l’avenir de nos enfants.

 

  

Franck SARAGBA

 

       « Fini kodé »

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique