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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 16:20




Marre d’en avoir marre de ces tartufferies et autres impostures qui nous sont servis presque quotidiennement à l’approche des élections générales de 2010 dans la galaxie politicienne centrafricaine. Elles ont  pour seul inconvénient de profiter à un régime honni des centrafricains.

Avant que l’encre de nos stylos déjà  bien entamée ait séché complètement  à force de dénoncer le régime suranné du général président Bozizé. Avant que nos cordes vocales aient retrouvé leur sonorité originelle tant nous les avons sollicités en criant au scandale. A peine que nos larmes semblent tarir au point de ne plus coulées sur nos jouent pâles tant nous les avions versés à l’annonce  des exactions commises contre la veuve et l’orphelin, contre la nation centrafricaine toute entière. A peine que la guerre de succession « dynastique » et combien dommageable  s’il en est continue d’empoisonner le Front Patriotique pour le Progrès sitôt son président fondateur disparu.  A peine  que  le vent du renouveau qui a failli avoir raison de la résistance du président fondateur du Rassemblement Démocratique Centrafricain s’est dissipé, faisant néanmoins percevoir désormais de profondes fissures dans le rassemblement. A peine que les sons discordants de l’Union des Forces Vives de la Nation ne parviennent à nos oreilles devenues alertes. A peine que les en-dessous des soubresauts de l’Union des Autres Partis  ne s’étalent au grand jour.  A peine que les démissions de dernière minutes de leur parti respectif de quelques opportunistes pour se repositionner  au cas échéant en KNK ne soient enregistrées. A peine que les querelles de chiffonniers entre fondateurs et non fondateurs du grand MLPC se consument encore au mépris de la souffrance des centrafricains...

Voilà que l’honorable député Luc Apollinaire Dondon Konamabaye, député de l’opposition, membre influent du grand MLPC par excellence, associé à son homologue l’honorable Paul fidèle Abouka, député de l’ADP en qui jusqu’alors nous avions placé une lueur d’espoir jouent  à leur tour les troubles fêtes. Ce, au grand dam de la majorité de nos compatriotes en concoctant une « proposition de loi relative à la prorogation des mandats du Président de la République et des Députés issus des Elections de Mars et Mai 2005 ».

Faut-il comprendre par là qu’il existe un autre centre d’intérêt qui unie ces deux hommes au régime ? Qu’en pense leur parti politique respectif de cette escapade solitaire  et préjudiciable ? Doivent-ils ou peuvent-ils s’affranchir de leur parti politique respectif ? A moins que le MLPC et l’ADP se cachent derrière ce projet combien machiavélique.

INOPPORTUNE  ET SCANDALEUSE PROPOSITION DE LOI

La proposition de loi relative à la prorogation des mandats du Président de la République et des Députés issus des Elections de Mars et Mai 2005  est une proposition de loi inopportune et scandaleuse.

 Elle propose ni plus ni moins au peuple centrafricain déjà meurtri  d’accepter leur souffrance en prolongeant le mandat d’un régime honni et impopulaire. Ce n’est ni le moment, ni l’occasion de proposer une telle loi, quand bien même il n’appartient pas à un membre de l’opposition démocratique ni à un parti politique de surcroit influent de la proposer. Décidément on aura tout vu en république centrafricaine. Les opposants réfléchissent et proposent des solutions au parti au pouvoir ! N’appartient t-il pas au parti politique de l’opposition de faire pression sur le régime  afin que les conditions acceptables soient remplies dans les plus brefs délais, selon les termes définis dans la constitution et en rapport aux recommandations du dialogue politique inclusif pour organiser ces élections ? Et ce, jusqu’au dernier moment. En proposant  cela, cette loi ne fera t’elle pas que renforcée le régime dans sa volonté à trainer les pas et à ne pas vouloir organiser finalement ces élections ?  Le régime  en place sait que dans des conditions normales avec une opposition unie et déterminée, il n’a aucune chance de remporter ces élections en 2010.  A quoi jouent donc les députés  DONDON et ABOUKA ? A quoi jouent  donc le MLPC  et l’ADP ?

Cette loi est une aberration, elle est scandaleuse parce qu’elle permettra encore à un régime honni par la majorité des centrafricains de perdurer. Les compatriotes avertis de la chose politique dans notre pays savent que quoi qu’il arrive le général Bozizé remportera les élections présidentielles de 2010. Il l’a dit ouvertement et à maintes reprises : « je suis venu par la force, je ne repartirai que par la force ». Ce à quoi ses partisans répondent en écho : « perdu ! Nous reprendrons le pouvoir dans les minutes qui suivent » (sous entendu par les armes). Alors à quoi servira-t-il de proroger  ce mandat ? D’autant plus que l’opposition démocratique est incapable de se rassembler et de désigner un seul chef pour battre le KNK en 2010. Ce que l’opposition démocratique est incapable de faire en 5 ans, pourra t’elle le faire en une ou deux années supplémentaires ? Pourtant, ne disposait-elle pas de 5 années pour s’y préparer depuis les échéances de 2005 ? Au lieu d’exceller et de perdre toute son énergie dans ces chamailleries de leadership. En dehors du fait qu’elle nous présentera à n’en pas douter au dernier moment comme elle a toujours l’habitude de faire, un catalogue de projets démagogique. L’opposition démocratique, a-t’elle vraiment un projet alternatif pour le pays qui s’inscrit en rupture radicale avec le régime de Bozizé ?

RAISONS POUR LESQUELLES CETTE ELECTION DEVRAIT  AVOIR LIEU 

Un calcul tout simple et pour des raisons que nous avions évoqués, l’élection générale en 2010 doit avoir lieu car le risque d’un embrasement existe. Les partis politiques de l’opposition sont impatients, le peuple centrafricain est impatient, la communauté internationale en a marre du cas centrafricain. Un embrasement dont la responsabilité incombera complètement à ceux qui aujourd’hui essaient coute que coute de reporter ces élections. Le calendrier doit être respecté dès lors que les conditions de l’organisation de ces élections sont remplies à 50%. A la date d’aujourd’hui, cela est possible de faire mieux en mettant toute la pression nécessaire et la volonté requise afin que les centrafricains se débarrassent au plus vite du régime criminel du général Bozizé.

1° Dans la première hypothèse soutenue par les députés N’Dondon et ABOUKA. Si l’on devrait proroger à 1 an voir 2 ans le mandat de Bozizé, cela donnerait au total :

(2003- 2005)= 2 ans au pouvoir + (2005- 2010) = 5 ans au pouvoir + (2010 à 2012) = 2 ans de prorogation de mandat + (2012 à 2017)= 5 ans au pouvoir.

Au total les centrafricains auront à supporter en tout 14 années d’un régime déjà impopulaire.

2° Dans la deuxième hypothèse qui est celle de fini kodé. Elle s’inscrit toujours dans un cadre démocratique en se servant de la plume et du verbe pour combattre le régime despotique, criminelle du général Bozizé et  de ses complices. L’élection doit avoir lieu.  Bien que nous sachions que Bozizé confisquera le pouvoir quoi qu’il arrive comme il l’a déjà annoncer. Dans ce cas, il  n’aura à régner  que jusqu’à 2015 au lieu de 2017. Puisque la constitution limite le nombre de mandats à deux (2). Il appartient aux vrais patriotes que comptent encore l’opposition démocratique de ne pas lâcher et de se remobiliser pour veiller scrupuleusement à ce que cette durée ne soit pas modifier d’ici-là.

 L’opposition démocratique n’a qu’à s’en prendre à elle-même dans son impréparation, dans son improvisation et se préparer correctement et rationnellement afin de proposer une véritable alternative en rupture avec le désordre existant.  

 

Franck SARAGBA

   « Fini kodé »

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique