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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 06:11

 

 

 

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RFI  mercredi 27 mars 2013

 

 

Les rebelles centrafricains tentent de faire cesser les pillages dans Bangui, au lendemain de l’annonce par le nouvel homme fort de la Centrafrique, Michel Djotodia, qu’il prenait le pouvoir pour trois ans. Des patrouilles mixtes composées de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) et de membres du Séléka ont tenté le 26 mars toute la journée de «sécuriser » la capitale où le couvre-feu a été imposé en soirée pour la seconde nuit consécutive. Les tirs se font plus rares mais la situation n’est pas encore revenue à la normale, loin s’en faut.

 

Nécessité faisant loi, les Banguissois commencent à ressortir pour se nourrir mais l’activité n’a toujours pas redémarré. Les chauffeurs de taxi n’osent pas encore ressortir leur véhicule et les commerces ou les entreprises qui n’ont pas été pillés sont toujours fermés.

 

David, lui, connaît aujourd’hui encore des journées sans travail et des nuits sans sommeil : « Dans mon quartier, il y a beaucoup de pillages. Les gens tapent à la porte, entrent, prennent des effets et puis s’en vont. Cela n’est pas normal. Il faut que la vie reprenne normalement, qu’on reprenne le boulot et qu’on oublie le passé… »

 

Pour ramener un peu de sécurité, une centaine de combattants de la Seleka et une quarantaine de soldats de la Fomac, la force d’Afrique centrale mènent des patrouilles mixtes. La police, elle, est toujours absente et son retour dans les rues de la capitale ne devrait pas changer grand-chose. Elle ne dispose que de sept véhicules et quatre ont disparu.

 

Timide reprise de l'activité économique

 

Lundi, Michel Djotodia a appelé ses compatriotes à reprendre les activités. Seulement, les Banguissois restent encore sceptiques. Les scènes de pillage et les tirs sporadiques qui continuent encore de retentir, ne favorisent pas une bonne reprise, d'après Luc, un habitant de Lakouanga dans le premier arrondissement de Bangui :

 

« Cela a été très difficile, c’était la crainte, la peur, la panique. Les choses commencent à se calmer un petit peu ».

 

 Nadin fait partie des tous premiers commerçants à répondre aux appels des nouvelles autorités. Il s’est rendu au marché central de Bangui, qui lui réserve une surprise : « La ville est déserte. Rien ne marche. Pas de reprise des activités. On ne sait pas si on reprend demain ou après-demain… » .

 

Charlotte, elle, veut à tout prix reprendre ses activités. Mais après avoir fini le tri des légumes qu’elle a conservés avant les évènements de dimanche, sa réponse est brève : « Tout est pourri».

 

Il n’y a toujours pas de l’électricité dans certains quartiers de Bangui. C’est pourquoi dans les rues, on pense que le rétablissement de la lumière est un gage pour le bon déroulement des activités socio-économiques.  « Que la lumière, l’eau, reviennent. Ce sera un plus. Nous attendons ardemment la reprise des activités », confie Luc.

 

Les fonctionnaires, eux non plus, n’ont pas repris le chemin du bureau. Toutes les institutions publiques sont encore fermées.

 

 La course au poste

 

Le Premier ministre n'est pas encore officiellement désigné, mais Michel Djotodia a annoncé qu'il reconduirait le Premier ministre actuel, Nicolas Tiangaye, issu de l'opposition. Mais qui entrera dans ce gouvernement?

 

 

Les tractations vont bon train, et certains, notamment du côté des anciens fidèles au président Bozize, cherchent à se placer. C’est le cas du pasteur Josué Binoua qui la semaine dernière était encore un fidèle de François Bozize.

 

Il justifie sa volte-face : « La seule chose quoi ne change pas, c’est le changement. Et tout doit changer. C’est l’époque des chenilles qui se transforment en chrysalide pour nourrir les Centrafricains »

 

Josué Binoua sera-t-il encore ministre de la Sécurité à l’annonce du nouveau gouvernement ? Si tel était le cas, ce serait un signe de la volonté des nouvelles autorités de tourner la page sur le passé mais aussi de maintenir les mêmes habitudes de la politique centrafricaine.

 

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