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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 15:16

 

 

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Bangui (Xinhua) vendredi 13 août 2010 - Le procureur de la République centrafricaine Firmin Féïndiro a annoncé jeudi n’avoir obtenu aucun élément portant à croire que l’ancien ministre d’Etat Charles Massi aurait trouvé la mort dans une prison centrafricaine.

 

Les résultats d’une "enquête régulière" menée par la Section de Recherches et Investigations (SRI) de la gendarmerie indique qu’" aucun élément matériel plausible de nature à attester la disparition, a fortiori la torture et l’assassinat de M. Charles Massi dans les locaux du camp de Roux ou de la prison de Bossembélé" n’était disponible, selon un communiqué de presse du procureur publié par la radio nationale.

 

"Plusieurs personnalités civiles, militaires ainsi que de simples citoyens ont été entendues", précises le communiqué, qui relève qu’aucun membre ni proche parent de M. Massi ne s’est présenté aux enquêteurs "malgré la promesse de leur conseil de faire auditionner un des leurs censés détenir des informations fiables".

 

"Nous sommes encore dans l’hypothèse d’une présomption d’absence dont la durée est de 10 ans à compter de la décision du tribunal dans le cas où la partie civile a engagé une procédure y relative. Pendant cette période, l’absent est présumé vivant", conclut le procureur, en référence à plusieurs dispositions du Code de la Famille. Il se réserve toutefois "le droit de reprendre l’enquête en cas de survenance de faits nouveaux".

 

Interrogé par Xinhua, l’avocat de la famille Massi, maître Barthélemy Morouba a déclaré que cette enquête "orientée" de la gendarmerie a montré ses limites et donne raison à ceux qui réclament une enquête internationale. Selon lui, deux armées (tchadienne et centrafricaine) sont impliquées dans cette affaire pour laquelle plusieurs personnes mises en cause doivent être entendues. C’est pourquoi "nous demandons une enquête internationale", dit-il.

 

Ministre des Mines avant d’être condamné à mort sous le régime de l’ancien président Ange Félix Patassé (1993-2003), Charles Massi a été ministre d’Etat dans plusieurs gouvernements du président Bozizé, avant d’entrer en rébellion contre ce dernier, prenant la tête, en 2009, du conseil politique de la Convention des patriotes pour la justice (CPJP), groupe armé opérant dans le Nord-est de la République centrafricaine.

 

Il n’a plus donné signe de vie depuis le 18 décembre 2009, ce qui alimente des rumeurs faisant état de son arrestation par l’armée tchadienne et son transfèrement à la prison de Bossembélé (157 km au nord de Bangui), où il aurait succombé à des tortures le 8 janvier 2010.

 

 

 

NDLR : Quel cynisme !

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