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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 21:18

 

 

walterkaelin

 

 

BANGUI 16 juil 2010 (AFP) – Le "trop" grand nombre de "déplacements de populations" empêche une "véritable paix" en Centrafrique, a estimé vendredi le représentant du secrétaire général de l'ONU pour les droits des personnes déplacées Walter Kälin, qui termine une visite de six jours dans le pays.

Une "véritable paix n'est" pas "possible avec les déplacements continus des populations, et les "solutions durables" consisteraient à "permettre l'accès de l'aide humanitaire" dans "certaines parties du pays en ce moment", a estimé M. Kälin.

"Les solutions durables", selon lui, consisteraient à "favoriser l'intégration durable des personnes déplacées", "trouver des réponses aux défis humanitaires, aux défis des droits humains, aux victimes des violations de ces droits.

"C'est trouver des solutions durables par la réinsertion des personnes déplacées, notamment un cadre de développement économique durable", a-t-il poursuivi.

"J'ai noté un état de précarité de ces personnes encore confrontées à des difficultés dans leur vie quotidienne. Cet état de précarité dans lequel se trouvent les personnes déplacées internes en République centrafricaine, mérite que le gouvernement et ses partenaires envisagent des mesures pouvant améliorer la situation", a souligné le représentant suisse de l'ONU.

M. Kälin s'est rendu lundi à Paoua au nord où 58.000 déplacés sont recensés sur différents sites. Jeudi et vendredi, il a pris part à Bangui à un séminaire sur la protection des personnes déplacées et le droit national, organisé par le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Les conclusions de ce séminaire seront traduites en loi à la fin de l'année, pour doter la RCA d'un cadre juridique approprié sur la protection des personnes déplacées", a assuré Aminata Guèye, représentante du HCR à Bangui.

M. Kälin a également eu des entretiens avec les autorités du pays dont le Premier ministre, Faustin-Archange Touadéra, qui l'a reçu mardi dernier.

Fin 2009, la Centrafrique, dont la population avoisine les 4 millions d'habitants, comptait plus de 162.000 déplacés internes, selon le rapport de juin du secrétaire général de l'ONU sur la Centrafrique ainsi que l'Observatoire des situations de déplacement interne (Internal Displacement Monitoring Centre, IDMC).

"Le nombre de déplacés (...) a augmenté en 2009 en raison d'une résurgence de la violence et de nouveaux blocages dans le processus de paix" en Centrafrique, explique l'observatoire, citant notamment des attaques de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), active depuis février 2008 dans l'est du pays.

De plus, 137.000 Centrafricains sont réfugiés au Tchad et au Cameroun voisins. La Centrafrique accueille aussi environ 31.000 réfugiés venus du Soudan et de la République démocratique du Congo (RDC), d'après le rapport de Ban Ki-moon.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés

 

Centrafrique : il faut protéger les déplacés pour consolider la paix, selon un expert

 

New York 16 juillet 2010 – Le respect des Droits humains des 200.000 personnes encore déplacées et les solutions durables à leur déplacement font partie intégrale du processus de consolidation de la paix en République centrafricaine, a déclaré le Représentant du Secrétaire général sur les droits de l'homme des personnes déplacées, Walter Kaelin, à l'issue d'une visite d'une semaine dans le pays.

« Les efforts pour construire une paix durable seront affaiblis tant que des communautés entières restent déplacées et dans le désespoir. Le retour et la réintégration des personnes déplacées internes, victimes de violations de leurs droits, sont des facteurs primordiaux à une paix durable », a dit M. Kaelin. Il a également souligné l'importance du désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des combattants pour achever des solutions durables pour les personnes déplacées.

Plus tôt dans la semaine, Walter Kaelin s'est rendu dans des zones touchées par le déplacement dans le nord du pays. « La situation humanitaire s'est stabilisée en comparaison à l'année 2007, quand j'ai visité la zone pour la première fois. Il y a eu un nombre important de retour qui nécessitent d'être soutenus. Toutefois, ceux et celles qui restent déplacés font toujours face à une crise humanitaire et leurs enfants n'ont pas d'accès à l'éducation depuis des années. Beaucoup de personnes déplacées sont exposés à l'insécurité due à la criminalité », a-t-il souligné.

Le Représentant est particulièrement préoccupé par la situation autour de Ndélé (préfecture de Bamingui-Bangoran), où les forces de sécurité gouvernementales et un mouvement politico-militaire, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), se sont affrontés. « Beaucoup de gens ont dû fuir dans la brousse où ils restent sans aucune assistance humanitaire. Ils souffrent d'un manque de nourriture, d'eau potable et de l'absence totale de services de santé. J'ai également reçu des rapports crédibles sur des actes de violence grave commis contre des populations civiles.» Il a appelé toutes les parties au conflit à respecter scrupuleusement le droit international humanitaire et les droits de l'homme.

Walter Kaelin a également exprimer son inquiétude face à la situation dans le sud-est du pays (les préfectures du Mbomou et Haut Mbomou): « Plusieurs milliers des personnes ont été déplacées, parce que l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) a commis d'atroces attaques contre la population civile." Il a appelé le gouvernement de la République centrafricaine à renforcer la présence des forces de sécurité dans la région.

Le Représentant est aussi inquiet par le fait que l'accès humanitaire reste limité dans plusieurs régions du pays pour des raisons de sécurité. En même temps, il a fait référence aux discussions encourageantes concernant la levée des restrictions militaires sur l'accès humanitaire aux zones situées autour de Ndélé et ses environs.

Pendant sa visite, M. Kaelin a eu l'occasion de participer à un atelier, dans lequel le gouvernement centrafricain et d'autres parties prenantes ont élaboré la vision d'une législation sur les déplacements internes. « Avec une loi sur les déplacements internes, la République centrafricaine serait un exemple pour toute la région des Grands Lacs et elle établirait le cadre juridique et institutionnel nécessaire pour s'attaquer aux graves défis sur le terrain et assumer ses responsabilités de protéger et aider les personnes déplacées », a-t-il estimé.

 

Centrafrique : La protection des personnes déplacées au centre d’un atelier

Ai-Rca Vendredi, 16 Juillet 2010 19:21 - La Ministre déléguée aux affaires étrangères Ambroisine Kpongbo a présidé le 15 juillet à Bangui, l’ouverture des travaux de l’atelier sur la protection des personnes déplacées et le droit national.

Etaient présents le Ministre de la Justice Laurent Ngon Baba, le Haut commissaire centrafricain aux droits de l’hommes Abakar Nyakanda, des responsables du système des Nations Unies Mme Sahle Work Zewdé du Binuca, le représentant du secrétaire général de l’Onu pour les droits humains et des personnes déplacées internes Prof Walter Kaelin, Aminata Gueye de Haut Commissariat des Réfugiés, des ambassadeurs de l’Union Européenne Guy Samzun et de l’Union africaine, Hawa Ahmed Youssouf.

Organisé par le gouvernement centrafricain , en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et le bureau du représentant du secrétaire général des Nations Unies en charge des droits humains des personnes déplacées et avec l’appui technique et financier de l’Observatoire des situations des personnes déplacées internes du conseil norvégien pour les réfugiés et de Brooking’s Institute, de l’Université de Berne, cet atelier a pour but la création d’un cadre afin de mettre en conformité le droit et les politiques nationales avec les principes directeurs relatifs au déplacement internes.

Pendant deux jours, les participants venus des préfectures de la République Centrafricaine, des différents départements ministériels, des agences du systèmes des Nations Unies, des responsables des organisations non gouvernementales et de la société civile ainsi que des parlementaires ont été édifiés entre autres sur le cadre normatif régional pour la protection des personnes déplacées : le pacte des grands lacs et la convention de Kampala, la protection des personnes déplacées dans le droit et les politiques nationales, la protection des personnes déplacées dans le droit national de la République centrafricaine, l’aspect clé du processus législatif en République Centrafricaine pour le développement d’un cadre normatif pour la protection des personnes déplacées et le calendrier pour le développement d’un cadre juridique pour la protection des personnes déplacées.

Pour Aminata Gueye, l’organisation de cet atelier est un progrès que la RCA est entrain de réaliser vers une prise de conscience pour une meilleure protection des personnes déplacées internes. C’est dans ce contexte que le HCR s’est donné, selon elle, comme priorité d’accompagner le gouvernement qui a prévu un cadre juridique pour une protection des personnes déplacées internes parmi les premières priorités de l’Etat.

A en croire Mme Gueye, cette prise de conscience du gouvernement en vue de trouver des solutions durables aux déplacements répétés de la population et de leur apporter une assistance s’est déjà matérialisé par l’institution d’un organe de coordination, le Comité National Permanent de Concertation et de Gestion de la Protection des Personnes Déplacées Internes.

«Vous ne pouvez imaginez alors la satisfaction du HCR pour l’organisation de cet atelier qui vient à point nommé, car je le souhaite vivement, va nous conduire à la prochaine étape tellement cruciale de développement d’un outil juridique et de politique pour combler les lacunes», a-t-elle déclaré.

Et de conclure: «le HCR et ses partenaires osent espérer qu’à la fin de l’année 2010, les conclusions de cet atelier se transforment en lois et politiques nationales et que chaque instance de l’Etat sera au fait de ses responsabilités».

La Ministre Kpongbo est, quant à elle, revenue sur le choix du thème de cet atelier qui, selon, est particulièrement constant d’actualités dans les régions des grands lacs et particulièrement en République centrafricaine.

Selon elle, cette rencontre fait suite aux différents engagements pris par les chefs d’Etat et des gouvernements, d’abord à Dar-el-Salam en Tanzanie en 2004 et ensuite à Nairobi au Kenya en 2006. Et ce, au regard des conflits endémiques et l’insécurité persistante.

«C’est ce cadre juridico-politique qui nous autorise aujourd’hui à nous retrouver pour traduire dans la législation nationale un des protocoles découlant du pacte, notamment l’article 12 relatif à la protection et à l’assistance aux personnes déplacées », a-t-elle dit, ajoutant que : «Au sortir de cet atelier, nous saurons mettre en place un cadre juridique de prévention des déplacements internes , de protection et d’assistance aux personnes déplacées en Centrafrique et la mise en place d’un cadre juridique en vue combattre le déplacement et prendre en charge ces considérations».

«Il a été question pour le gouvernement à travers cette structure de marquer sa présence auprès des personnes déplacées», a expliqué Abakar Nyakanda.

«Ce comité mis en place en Juin 2009 regroupe les départements clés qui traitent des questions des personnes notamment les ministères des affaires sociales, de la défense nationale, de la communication, de l’agriculture et de l’élevage, de l’administration du territoire, de la sécurité publique et le réseau des ONGs des droits de l’homme et l’association légalisée des personnes déplacées», a-t-il conclu. L’atelier a pris fin ce jour.

Kabongo, Ai Bangui

 

 

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