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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 10:13

 

 

 

Me-Nicolas-Tiangaye.jpg

 

 

RFI   lundi 14 janvier 2013

 

La République centrafricaine n'a toujours pas de Premier ministre, alors que samedi 12 janvier l'opposition politique a proposé au président Bozizé le nom de Nicolas Tiangaye. Le chef de l'Etat n'est-il pas en train de gagner du temps en ne promulguant pas le décret de nomination ? « Pas du tout », répond Josué Binoua, le ministre de l'Administration du territoire.

 

« Le président n’a pas l’intention de retarder l’application de l’accord de Libreville mais il entend le respecter à la lettre », martèle Josué Binoua.

 

Selon le ministre de l’Administration du territoire du gouvernement dissout, si François Bozizé n’a pas encore signé le décret de nomination du Premier ministre, c’est seulement parce qu’il attend de savoir quelle est la proposition des représentants de la Seleka qui devraient arriver à Bangui ce lundi 14 janvier en provenance de Brazzaville.

 

« Si la coalition rebelle s’aligne sur le choix de l’opposition politique, alors Nicolas Tiangaye sera nommé à la primature. Mais si une autre proposition intervient, alors le chef de l’Etat tranchera », affirme encore Josué Binoua.

 

Pour justifier cette position, ce proche du chef de l’Etat se base sur une ambigüité de l’accord signé à Libreville. Celui-ci prévoit en effet que le chef de l’exécutif sera issu de l’opposition, sans préciser s’il s’agit uniquement des opposants politiques, ou bien si les rebelles auront également leur mot à dire.

 

Dans les faits, le président semble avoir entamé sa partie d’échec avec ses ennemis politiques. Selon une source diplomatique, au sein des rebelles, des voix commencent à se faire entendre pour critiquer l’accord signé sous l’égide de la communauté des Etats d’Afrique Centrale.

 

Le président centrafricain entend bien profiter des divisions entre les différents groupes. L’accord de Libreville n’est pas enterré mais il connait d’ores et déjà ses premières turbulences.

 

 

 

NDLR : Selon nos informations, Bozizé aurait déclaré lors d’un meeting hier dimanche au stade à Bangui qu’il allait officialiser la désignation du PM de l’opposition ce jour et qu’il appelait ses partisans à soutenir l’action de ce dernier pour redresser le pays. C’était sa manière de désamorcer l’excitation de certains de ses partisans qui pendant les discussions de Libreville encore, désignaient Nicolas Tiangaye à la vindicte populaire et voulaient le lyncher.

 

Certains observateurs à Bangui avancent qu’en réalité, le choix de l’opposition démocratique à l’unanimité de Nicolas Tiangaye donne quelque peu le tournis à Bozizé qui doit redouter terriblement la perspective d’une collaboration agitée avec l’ancien Bâtonnier du barreau de Centrafrique et le fondateur de la Ligue Centrafricaine des droits de l’homme. Il est vrai que les contentieux et sujets qui fâchent entre Bozizé et Me Tiangaye l’ancien avocat qui l’avait pourtant défendu à l’époque du président André Kolingba qui l’avait fait kidnapper à Cotonou dans des conditions rocambolesques et ramener à Bangui dans une cage comme un animal pour être mis en geôle au camp militaire du Kassai, sont nombreux et consistants. C’est sans doute au regard de tout cela que Bozizé traîne les pieds et pas l’argument de l’avis des responsables de Séléka. Tout le casting avait déjà été ficelé à Libreville, toujours d’après nos sources. On apprend par ailleurs que Bozizé, juste avant de quitter Bangui pour Libreville, était très énervé.

 

C'est ainsi qu'il aurait publiquement humilié sur le tarmac de l'aéroport Bangui M'poko son conseiller économique et financier, Mahamat Tahir, un des durs de son régime qui s'est immensément enrichi et qu'il a accusé à cette occasion de trahison et interdit de l'accompagner dans son déplacement au Gabon. Tahir venait de débarquer du vol d'Air France arrivé de Paris. Plusieurs dignitaires du pouvoir de Bozizé ont donné à ce dernier le sentiment de l'avoir abandonné dans les plus forts moments de cette crise. La ministre du tourisme par exemple, Sylvie Mazoungou, aurait quitté Bangui par la route jusqu'au Cameroun avant de prendre un vol pour Paris où elle se trouve à l'abri. Le général d'opérette Parfait Mbaye a tenté de mettre sa femme et sa progéniture à l'abri au Cameroun mais on les arefoulés à l'aéroport de Bangui. Fidèle Ngouandjika alias "le milliardaire de Boy-Rabe" a planqué sa longue limousine blanche à l'Hôtel Ledger et a même momentanément trouvé refuge dans ce palace avant de regagner la représentation diplomatique de Roumanie à Bangui, son épouse étant originaire du pays du "génie des Carpates" le tristement célèbre Ceaucescu.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique