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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 18:45


bonne-annee

Boz-en-campagne.jpg Charles-Massi.jpg

 

Europe1.fr 31 Janvier 2010 à 17h15

Le président centrafricain, François Bozizé, a confirmé ce week-end la mort d'un chef rebelle, Charles Massi, tout en récusant les accusations d'organisations des droits de l'homme et de l'opposition qui réclament une enquête internationale sur cette affaire. Les circonstances exactes du décès en détention policière de Charles Massi, ancien ministre de la Défense passé dans les rangs de la guérilla, demeurent inconnues, d'où l'appel en faveur d'une enquête.

 "Aujourd'hui, les organisations des droits de l'homme réagissent parce que Massi a été tué. Mais quand 15 de nos soldats ont été tués par des rebelles de Massi, où étaient les droits de l'homme?", s'est interrogé Bozizé devant un parterre de diplomates, d'hommes politiques et de représentants de la société civile, samedi, dans la capitale Bangui.

 

Centrafrique: l'ancien président Patassé "exige" la lumière sur le sort du chef rebelle Massi


BANGUI, 30 janvier 2010 (AFP) - Les autorités centrafricaines doivent "faire toute la lumière" sur le sort de Charles Massi, ex-ministre et chef rebelle décédé des suites de tortures selon sa famille, "exige" l'ancien président Ange-Félix Patassé dans une déclaration obtenue dimanche par l'AFP.


"Depuis quelques jours, nous avons appris"
par les médias l'arrestation au Tchad puis le transfert en Centrafrique de Charles Massi, "incarcéré à Bossembélé (150 km au nord-ouest de Bangui) où il aurait été torturé jusqu'à ce que mort s'ensuive", affirme M. Patassé dans cette déclaration datée du 27 janvier.


"Pour lever toute équivoque, nous exigeons du gouvernement centrafricain de faire toute la lumière sur cette préoccupante affaire",
ajoute celui qui a dirigé la Centrafrique de 1993 à mars 2003 avant d'être renversé par l'actuel président, François Bozizé.


Il appelle à faire pression sur Bangui "pour constituer une commission d'enquête internationale afin de déterminer les circonstances réelles de la mort" supposée de Charles Massi, principal dirigeant de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), active dans le nord-ouest du pays et impliquée depuis février 2009 dans plusieurs combats meurtriers avec l'armée.


Ange Félix Patassé
précise que son appel ne représente pas une caution à la rébellion mais est motivé par le souhait de voir régner la sérénité en Centrafrique, où sont prévues cette année des élections présidentielle et législatives à une date non encore fixée.


"Nous n'avons jamais soutenu et nous ne soutiendrons jamais tous ceux qui croient devoir recourir aux armes pour s'emparer du pouvoir",
assure M. Patassé, qui a vécu sept ans en exil au Togo avant de rentrer dans son pays en novembre en annonçant sa candidature à la présidentielle.


En 1982, François Bozizé, réfugié au Bénin, avait été arrêté, rapatrié "dans des conditions dramatiques, (...) incarcéré et maltraité" dans la prison d'un camp militaire, a-t-il rappelé. "Nous avons à cette époque mobilisé tous nos amis, connaissances, militants et partisans (...) pour alerter l'opinion nationale et internationale. C'est ainsi qu'il fut jugé et acquitté".

Charles Massi, 57 ans, a été plusieurs fois ministre sous les régimes d'Ange-Félix Patassé et François Bozizé.


Sa famille et son parti politique ont affirmé avoir reçu des informations de plusieurs sources, y compris dans l'entourage du président Bozizé, selon lesquelles il est décédé le 8 janvier des suites de tortures. Il aurait été arrêté le 19 décembre en territoire tchadien, puis remis à Bangui par N'Djamena fin décembre.

Le 21 janvier, Bangui a démenti ces affirmations, les qualifiant de "mensongères".

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique