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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 16:29

 

 

Elie Oueifio

 

                 Elie Oueifio

BANGUI 19 mai 2010 (AFP) — De 30 à 50.000 personnes selon la police ont défilé mercredi à l'appel du pouvoir dans Bangui pour soutenir la modification de la Constitution et la prolongation du mandat présidentiel jusqu'aux élections présidentielle et législatives, reportées à une date non fixée.

"Soutien indéfectible au président François Bozizé pour les élections de 2010", "Non à la manipulation, nous voulons la paix", "On en a marre, plus jamais çà", pouvait-on lire sur des banderoles et pancartes portées par les manifestants, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les manifestants ont rallié différents sièges officiels et représentations diplomatiques, notamment ceux du gouvernement, du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de l'Union européenne, de l'Ambassade de France, où il ont déposé à chaque fois un memorandum demandant notamment "l'installation d'une paix durable" dans le pays, de favoriser la tenue d'élections libres, et de contribuer au budget de ces élections, selon le président du Conseil national de la jeunesse centrafricaine Christian Guénében, un des organisateurs.

"Les Centrafricains issus des différentes couches de la nation ont voulu marcher pour dire non à la descente aux enfers de notre pays", a déclaré à l'AFP Elie Ouéfio secrétaire général de la Présidence centrafricaine et secrétaire exécutif du parti Kwa na Kwa (le travail rien que le travail) du chef de l'Etat.

François Bozizé a promulgué la loi permettant de prolonger son mandat et celui des députés le 13 mai. La loi avait été adoptée par l'Assemblée nationale le 10 mai.

Le mandat du président Bozizé devait expirer le 11 juin, celui des 105 députés devait s'achever fin mai. Les élections, qui étaient initialement programmées pour le 25 avril, ont été reportées au 16 mai et de nouveau renvoyées à une date non déterminée.

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 puis élu en 2005 pour cinq ans, M. Bozizé est candidat à sa propre succession. Fin avril, le Collectif des forces du changement (CFC) regroupant l'opposition et d'anciens mouvements rebelles, s'est engagé à ne pas contester sa légitimité jusqu'aux élections.

Copyright © 2010 AFP.

 

NDLR : C’est honteux d’instrumentaliser ainsi des jeunes adolescents désoeuvrés. Toutes ces agitations du pouvoir bozizéen sont bien la preuve que Bozizé a parfaitement conscience que son coup d’Etat constitutionnel divise le pays et est un problème réel qui est loin de recueillir l’adhésion des Centrafricains. Pourquoi organiser des soi-disant marches si cette loi anticonstitutionnelle faisait l’unanimité des fils du pays ? Jusqu’ici, il n’y a que le camp de Bozizé qui avait le droit de faire des marches. Bozizé ayant refusé l’accord politique qu’elle lui a proposé ainsi que l’offre gratuite qu’elle lui a faite de continuer à reconnaître toujours sa légitimité après le 11 juin, date d’expiration de son mandat. Dorénavant, l’opposition doit comprendre et reprendre sa liberté d’action car rien ne l’empêche d’organiser aussi des marches et des meetings de protestation contre la volonté et les grossières manœuvres de Bozizé destinées à mourir au pouvoir.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique