Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 03:23

 

 

 

 

Séléka dans Bangui

 

Mis à jour le 28.03.13 à 16h34


Les commandants de l'armée de Centrafrique ont fait allégeance ce jeudi au chef du Séléka, Michel Djotodia, qui s'est proclamé président après avoir pris Bangui et chassé le président François Bozizé du pays.


«Les officiers des anciennes Forces armées de Centrafrique (Faca) ont voulu rencontrer le président Djotodia pour l'informer qu'ils le reconnaissaient comme étant le nouveau président», a rapporté Maurice Ntossui, un commandant de la Fomac, la force africaine de maintien de la paix présente en Centrafrique, qui assistait à la rencontre. «Tous les anciens chefs de la police, de la gendarmerie, le chef d'état-major des forces armées et d'autres officiers de haut rang sont venus à cette réunion. C'était une forme de capitulation», a-t-il ajouté.


Le président Bozizé au Cameroun

 

Les rebelles du Séléka, au terme d'une offensive éclair, ont pris dimanche le contrôle de Bangui, renversant le président Bozizé qui s'est réfugié au Cameroun voisin. Dans les heures qui ont suivi, la capitale a été le théâtre de pillages et treize soldats sud-africains, déployés en renfort de l'armée de Bozizé, ont été tués dans des combats.


Jeudi, un porte-parole du Séléka a dit que le mouvement désormais aux commandes du pays peinait à rétablir le calme dans Bangui, ville de 600.000 habitants. Le Séléka a demandé aux forces de police et aux autres fonctionnaires de reprendre leur travail. «Le Séléka est formé de guerriers qui ne peuvent pas faire le travail de la police», a ajouté le colonel Youssouf Ben Moussa. «Il est exact qu'il y a encore des pillages, mais ce n'est pas le fait de nos hommes. Ce sont des civils qui ont pris des armes», a-t-il poursuivi.


Mais des témoins, dont des dizaines d'expatriés français en cours d'évacuation, ont dit que des combattants du Séléka s'étaient livrés à des pillages après la chute de Bangui. «Ils sont venus dans ma chambre d'hôtel et ont braqué leurs armes sur moi, réclamant mon argent», a déclaré Yves De Moor, un entrepreneur français. «L'un d'eux a armé son arme, c'était un moment terrifiant, je lui ai tout donné», a-t-il dit.

 

Avec Reuters

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers