Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 04:33

 

 

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

 

 

Le CENTRAFRIQUE est dans l'impasse. Il est dans l'impasse depuis une bonne dizaine d'années et la situation de ce pays continue de se détériorer, de se détériorer à une allure vertigineuse. Au vu de cette remarque, l'on pourrait être tenté de croire que la seule porte de sortie demeure dans la tenue d'un dialogue qui réunirait les centrafricains de tout bord, pour trouver les solutions imparables aux problèmes qui verrouillent le développement du pays et l'amélioration intégrale des conditions de vie du peuple tout entier.

 

Force est pourtant de constater que ceci n'est qu'un mauvais rêve. Un mauvais rêve quand on sait que le groupuscule d'aventuriers affamés qui gravitent autour du pouvoir de BANGUI ne permettraient à quiconque de les déranger dans leurs ripailles égoïstes.

 

Pauvre CENTRAFRIQUE !

 

La vie politique d'un pays ne peut pas se résumer à un tel spectacle. Pour qu'un pays avance, ce qui en d'autres termes signifie qu'il assure le bien-être de son peuple, il faut la mise en application d'un programme politique par le pouvoir en place, avec l'existence d'une opposition chargée de faire des critiques par rapport à la politique du pouvoir, et de faire aussi des propositions susceptibles de corriger les erreurs qui viendraient à être commises ou qui pourraient être commises. Cela suppose donc que le pouvoir en place mène une politique répondant au programme sur la base duquel il a été élu.

 

Le pouvoir de BANGUI n'a pas « gagné » les élections de 2011 sur la base d'un programme politique bien déterminé, qu'il est censé mettre en application. Ce n'est donc pas étonnant si le CENTRAFRIQUE aujourd'hui est un pays qui retourne à la poussière, un pays où toutes les réalisations passées ne seront plus que les vestiges de ce qui avait existé, quand on pense aux routes, aux ponts et autres réalisations vouées à disparaître de la vitrine centrafricaine. Tout simplement parce que le gouvernement de BANGUI navigue à vue, sans boussole, sans programme.

 

Une bonne gouvernance suppose un pouvoir juste, avec une opposition forte et respectée. Le pouvoir de BANGUI est un pouvoir trop fort dans la gestion du pays vers sa décadence.

 

Il est trop fort quand il s'agit de refuser l'expression libre à l'opposition. Il est trop fort quand il s'agit de l'empêcher de s'organiser pour devenir une organisation solide et crédible, capable de corriger certaines erreurs et de rectifier la mauvaise trajectoire du pouvoir. Il est trop musclé quand il s'agit d'exécuter des œuvres basses. Il est trop fort quand il s'agit de permettre à des délinquants de progéniture  supposée « présidentielle », de molester les centrafricains dans les rues de BANGUI sans que le père « géniteur » daigne lever le moindre doigt pour interdire de tels actes. Il est trop fort quand il pense que les centrafricains sont tous « morts » et qu'il a le droit de mettre n'importe lequel de ses rejetons à des responsabilités que celui-ci est loin d'assumer. Et quand ces rejetons auront molesté tous les centrafricains, à leur guise, comme ils le font actuellement en les arrêtant dans les rues et en les enfermant sans raison dans des geôles devenues leurs propriétés, le père sera toujours là pour ne rien dire.

 

Que la fête continue, la ROUMANIE est aujourd'hui un pays tranquille, seule l'histoire écrit son propre récit.

 

De tous les Présidents de CENTRAFRIQUE qui ont précédé, on n'a jamais vu une telle gouvernance familiale, pour ne pas dire une telle tyrannie familiale.

 

Les leaders de l'opposition ne doivent pas attendre d'être arrêtés un jour dans les rues de BANGUI, puis molestés par une prétendue progéniture impunissable, pour savoir qu'on ne fait pas de dialogue avec un tel régime.

 

Le centrafrique n'a pas besoin de violence pour opérer le changement certes, le pouvoir n'a pas besoin d'utiliser la violence contre d'innocents centrafricains qui n'aspirent qu'à vivre. Ce ne sont pas les raisons pour lesquelles l'opposition ne peut pas réfléchir à d'autres moyens très efficaces et non violents pour bouter du pouvoir une bande d'agresseurs de centrafricains.

 

Les fils de l'homme fort de BANGUI sont redoutables, alors, ils n'ont qu'à laisser les centrafricains tranquilles, pour s'en prendre aux rebelles qui sèment la détresse dans l'est, le nord et le sud-est du pays. L'homme fort de BANGUI n'avait qu'à envoyer ses soi-disant « fils » redoutables sur les terres des rebelles,  pour libérer les paysans de ces régions, s'ils en sont vraiment capables.

 

L'opposition doit mesurer la gravité des problèmes que vit le CENTRAFRIQUE d'aujourd'hui, pour envisager une conjugaison de forces en vue de soulager le pays tout entier, en mettant de côté les envies et les élans partisans. C'est un devoir impérieux, que le peuple ne manquera pas d'appuyer, compte tenu du poids de misère qu'il a sur les épaules.

 

KODRO OKO ZO OKO

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Opinion