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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 16:26

 

 

 

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BANGUI (AFP) - 19.12.2012 15:10 - Par Christian PANIKA


La coalition rebelle, qui menace de renverser le président François Bozizé, a poursuivi sa progression mercredi en prenant Kabo, une ville du Nord, et restait très active malgré l'arrivée en Centrafrique de soldats tchadiens à la demande de Bangui.


La coalition rebelle, qui menace de renverser le président François Bozizé, a poursuivi sa progression mercredi en prenant Kabo, une ville du Nord, et restait très active malgré l'arrivée en Centrafrique de soldats tchadiens à la demande de Bangui.


Le parti présidentiel a réagi fermement mercredi en appelant à la répression militaire contre "des aventuriers", tout en proposant une réconciliation nationale.


Après avoir capturé et pillé mardi la ville minière de Bria (centre), le Séléka ("alliance" de plusieurs factions rebelles) a pris mercredi matin Kabo à 350 km au nord de la capitale. Les rebelles se dirigeaient vers Batangafo (60 km au sud de Kabo), où "des coups de feu" ont été entendus.


Le "colonel" rebelle Djouma Narkoyo a affirmé que ses hommes "contrôlent" Kabo et "progressent" vers Batangafo".


Ces deux villes sont à plus de 400 km de Bria, zone diamantifère, que le Séléka (alliance) tenait encore mercredi, selon des habitants.


Cependant des renforts tchadiens, "lourdement armés, à bord d'une vingtaine de véhicules" ont transité par Kaga Bandoro (centre), à une centaine de km au sud-est de Kabo pour prendre la direction "des zones occupées", a indiqué une source militaire mardi.


Il n'a pas été possible de savoir d'emblée où se trouvaient les soldats tchadiens, rompus au combat et bien mieux organisés que les Forces armées centrafricaines (FACA), sous-payées, démotivées et mal encadrées.


Joint au téléphone, le "colonel"Narkoyo a certes assuré: "les Tchadiens ne nous font pas peur, nous nous battrons jusqu'au bout".


Le Séléka exige "le respect" de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, prévoyant notamment un processus de désarmement et réinsertion des ex-combattants. Un rebelle a récemment affirme que ceux-ci sont "dans la misère".


Le Tchad du président Idriss Deby avait aidé M. Bozizé, allié fidèle, à prendre le pouvoir en 2003 et était intervenu pour chasser les rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) de Birao, capitale du nord, fin 2010.


Selon plusieurs observateurs avertis, l'arrivée des Tchadiens change la donne, et devrait empêcher les rebelles de s'approcher de Bangui. Ils relèvent toutefois que l'offensive montre la fragilité du régime et annonce une période d'instabilité si le pouvoir ne fait pas un geste envers l'ensemble des ex-rébellions.


Réagissant pour la première fois à l'offensive depuis le 10 décembre, la présidence a agité la carotte et le bâton.


Le parti présidentiel Kwa Na Kwa (KNK, Le travail rien que le travail) "demande fraternellement aux compatriotes égarés (...) qui ont choisi de contribuer à ces opérations de déstabilisation de saisir les mains paternellement tendues du président de la République", a déclaré à la télévision son porte-parole, Rigobert Vondo.


Mais, selon lui, "le KNK n'admettra jamais que des aventuriers assoiffés de pouvoir continuent de prendre les Centrafricains et les Centrafricaines en otage" et les Forces armées se doivent de "libérer le peuple des griffes de ces mercenaires"


La France, ex-puissance coloniale, a dénoncé "un recours à la violence inacceptable", et souligné l'importance de la mise en place d'un "large dialogue national" en Centrafrique.


"La France est prête à favoriser le bon déroulement de ce dialogue, en coordination avec les Nations unies, l'Union africaine, l'Union européenne et tous les partenaires internationaux", a ajouté le porte-parole du Quai d'Orsay Philippe Lalliot.


Pays enclavé d'un peu moins de 5 millions d'habitants, la Centrafrique, 179e sur 187 pays à l'indice de développement humain, était engagée depuis 2008 dans un processus de paix après des années d'instabilité, de multiples rébellions, mutineries militaires et putschs qui ont ravagé son tissu économique et social et l'ont empêché de tirer profit de ses ressources naturelles.


De nombreuses rébellions ont signé des accords et déposé les armes entre 2007 et 2011 mais depuis septembre des mouvements dissidents au sein des rébellions signataires sont apparus. C'est notamment le cas du Séléka qui regroupe entre autres une aile dissidente de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et une faction de la CPJP, deux rébellions ayant signé les accords de paix.


Le général Bozizé a pris le pouvoir par un coup d'Etat, avant d'être élu président en 2005, puis réélu en janvier 2011.

 

© 2012 AFP

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