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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 01:15

 

 

 

 

soldats-patrouillant-a-Bangui.jpg

 

 

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descente d'avion à Libreville de Michel Djotodia

Djotodia-UFDR.JPG

Michel Am Nondroko Djotodia

 

 

AFP  07.01.13 | 10h08 | 07.01.13 | 23h05

 

Une délégation de la rébellion centrafricaine qui tient la majeure partie du pays et réclame le départ du président François Bozizé, est arrivée la première lundi soir à Libreville pour des négociations de paix cruciales avec le gouvernement centrafricain.

 

La date d'ouverture de ces négociations, initialement prévue mardi 8 janvier, reste cependant floue. Pourtant médiateur, le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui a reçu François Bozizé à Brazzaville lundi pour préparer les pourparlers, a déclaré à la presse que les négociations s'ouvriront "le 9, 10 ou le 11" janvier.


Le départ de Bangui pour Libreville des délégations centrafricaines du pouvoir, de l'opposition et d'observateurs de la société civile a été reporté à mardi matin en raison de problèmes techniques, ont-ils annoncé à l'AFP.


"On nous a dit qu'il y avait un problème de places {dans l'avion), puis un problème de radar. On est convoqué à 7H00", a affirmé l'opposant Martin Ziguélé.


La délégation des rebelles, environ une quinzaine, est dirigée par le chef du Séléka Michel Djotodia. Il n'a fait aucune déclaration à sa descente d'avion dans la capitale gabonaise.
Les rebelles du Séléka avaient quitté lundi leur fief de Bria (centre de la Centrafrique) pour N'Djamena à bord d'un avion affrété par les Nations unies, avant de se rendre à Libreville.


"Nous devons oeuvrer inlassablement à la consolidation de la paix en République Centrafricaine, en amenant le gouvernement et la rébellion armée au dialogue", avait déclaré plus tôt lundi Denis Sassou Nguesso, au cours d'une cérémonie de voeux à une centaine de diplomates accrédités au Congo.


Ces pourparlers de paix cruciaux doivent réunir trois délégations: gouvernement, rébellion et opposition politique. L'archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga doit s'y joindre en tant qu'observateur.


"On ne fait pas la guerre sans pour autant chercher la paix", a affirmé dans une brève déclaration à l'AFP à N'Djamena le chef du Séléka Michel Djotodia.


"Nous partons sereins (...) à une grande rencontre entre Centrafricains pour nous pencher sur les problèmes de notre pays et rechercher des solutions pour la paix et le développement", a déclaré à Bangui à l'AFP le chef de délégation du gouvernement et ministre de l'Enseignement supérieur, Jean Willybiro Sako.


Le chef de délégation de l'opposition, l'avocat Tiangaye Nicolas, a affirmé quant à lui: "Nous partons avec beaucoup d'optimisme".


Bozizé "veut plonger le pays dans le chaos"


Mais, signe de la difficulté des pourparlers à venir, la rébellion a poursuivi lundi ses attaques contre Bozizé, l'accusant de vouloir "plonger le pays dans le chaos avant son départ imminent". La Convention patriotique pour le salut du Kodro (CPSK), une des composantes de la rébellion, a dénoncé "une violation de l'intégrité territoriale de la Centrafrique" au sujet de la présence de soldats sud-africains aux côtés de Bozizé.


Au total, 400 soldats sud-africains doivent être déployés en RCA, a indiqué la présidence sud-africaine, invoquant "une obligation internationale de l'Afrique du Sud envers la Centrafrique". D'autres opposants, en exil, qui ne sont pas invités aux négociations, ont dénoncé une "feuille de route irréaliste" imposée "avec la complicité machiavélique du président Bozizé".


"Le préalable à ce dialogue est et demeure la démission immédiate et sans condition de François Bozizé de la tête de l'État centrafricain. Ce préalable est non négociable", a déclaré à l'AFP Guy-Simplice Kodégué, porte-parole du Front républicain pour l'alternance et la paix (FRAP), récemment créé à Paris et qui se présente comme l'"aile politique" de la rébellion. Le Séléka, qui a pris les armes le 10 décembre, a conquis l'essentiel de la Centrafrique à une vitesse fulgurante et sans résistance, tout en se disant prêt à négocier, avant de se retrouver aux portes de Bangui.


Les rebelles réclament notamment le respect d'accords de paix signés entre 2007 et 2011 avec le pouvoir, et demandent comme condition au dialogue le "départ" du président Bozizé.

AFP

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