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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 05:31

 

 

 

 

bozize

Bozizé très inquiet par la tournure des débats de Libreville

 

 

09.01.13 à 20h58 (Reuters)

 

Les médiateurs du conflit en République centrafricaine ont appelé mercredi le gouvernement de Bangui et les rebelles du Séléka à signer un cessez-le-feu à l'ouverture de pourparlers à Libreville, au Gabon. Passés à l'offensive le 10 décembre, les insurgés du Séléka - «coalition» en langue sango - campent depuis deux semaines à 75 km de Bangui, la capitale.

 

Ils accusent le président François Bozizé d'être revenu sur un des accords de paix de 2007 qui prévoyaient une indemnisation pour les anciens combattants acceptant de déposer leurs armes.

 

«Faire preuve de retenue»

 

«Je demande à tout le monde de faire preuve de retenue et dans ce contexte, nous allons proposer au début des pourparlers qu'un accord de cessez-le-feu soit signé», a déclaré Basile Ikouebe, ministre des Affaires étrangères du Congo. L'opposition politique centrafricaine assiste également aux discussions de Libreville, ainsi que des diplomates de l'Union européenne et de pays occidentaux dont la France, ancienne puissance coloniale.

 

François Bozizé s'est dit prêt la semaine dernière à partager le pouvoir avec les rebelles et a accepté le principe de pourparlers de paix sans conditions. Les rebelles se sont dits prêts quant à eux à examiner les moyens de parvenir à une transition politique dont le président Bozizé serait exclu.

 

Dans ce contexte, les perspectives d'un accord semblent minces. Mardi, le président centrafricain a accusé le Séléka d'être composés d'étrangers en armes, à la solde d'intérêts commerciaux suspects.

 

«Je suis ici et c'est tout»,

 

«La question de mon départ est déplacée. J'ai été élu deux fois comme chef de l'Etat avec plus de 70% des suffrages. Je suis ici et c'est tout», a-t-il déclaré à des journalistes. «D'après les informations dont je dispose (...) il y a parmi ces rebelles des Janjaouid (milices soudanaises) et des étrangers venus de pays voisins», a-t-il ajouté.

 

Arrivé au pouvoir à la faveur d'une insurrection en 2003, François Bozizé a remporté les élections présidentielles en 2005 et 2011, entachées de fraudes selon l'opposition, et a réussi à se maintenir au pouvoir grâce à une assistance militaire étrangère, notamment de la part de chefs d'Etats de la région.


La France, qui était intervenue en 2006 à la demande du président centrafricain, a décidé cette fois de ne pas s'immiscer dans le conflit.

Des Etats de la région - principalement le Tchad, mais aussi le Congo, le Gabon, le Cameroun et l'Afrique du Sud - ont fourni à Bangui plusieurs centaines de soldats pour épauler les forces armées gouvernementales.

 

 

NDLR : Ces propos de Bozizé sont gravissimes et révèlent le profond désarroi dans lequel il se trouve actuellement où il doit avoir l’impression que le sol se dérobe sous ses pieds. Bozizé sait bien qu’il n’a aucune légitimité car il a volé les dernières élections. De quel 70 % parle-t-il ? La tournure que prennent les choses à Libreville ne doit pas être de son goût. Non seulement on demande son départ afin de mettre en place des organes de transition sans lui mais cerise sur le gâteau, Séléka réclame sa traduction devant la CPI.

 

Il est vrai qu’au regard des nombreuses exactions et violations des droits de l’homme commises par ses bras armés que sont ses propres enfants Aimé Vincent alias « Papy », François Joseph Bozizé alias « Djodjo », Teddy, Franklin, Rodrigue et Kévin Bozizé, les tristement célèbres capitaines Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua », l’assassin et tortionnaire du « Guantanamo de Bossembélé », Vianney Semndiro, Olivier Koudémon alias « Gbangouma », pour ne citer que ceux-là qui ont arbitrairement arrêté des citoyens, fait preuve de cruauté gratuite, torturé, tué des fils du pays souvent sur incitation de Bozizé en personne ou sans qu’il ne lève le petit doigt, Bozizé a sa place réservée devant le tribunal de la CPI sinon la justice internationale dont on parle beaucoup n’existe pas encore. 

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