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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 17:05

 

 

 

km5

 

 

 

Par Fleury Koursany - 07/06/2011 JDB

Tous condamnent ce lâche assassinat et demandent aux autorités compétentes de tout mettre en œuvre pour que justice soit faite

Quelques jours après la découverte macabre des corps inertes de deux enfants centrafricains dans le véhicule d’un certain Mahamat Ali alias Ibrahim et les soulèvements populaires qui s’en sont suivis, les forces vives de la nation ont réagi à travers divers communiqués de presse. Tous condamnent ce lâche assassinat et demandent aux autorités compétentes de tout mettre en œuvre pour que justice soit faite et que des mesures soient prises pour éviter des débordements préjudiciables aux communautés «étrangères» vivant en Centrafrique.

Le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE), sous le plume de son Coordonnateur, Me Nicolas Tiangaye, par un communiqué en date du 2 juin 2011exprime sa très vive préoccupation au sujet des soulèvements dans certains quartiers de Bangui depuis le Mardi 31 Mai 2011 à la suite du « double et ignoble assassinat de deux enfants» intervenu la veille dans le 3ème Arrondissement. Le FARE, selon Me Nicolas Tiangaye «condamne avec la dernière énergie le double et lâche assassinat des enfants sans défense; exige que son auteur soit traduit devant les juridictions compétentes pour y être jugé conformément à la loi; exprime sa vive indignation et présente ses condoléances les plus émues aux parents des jeunes victimes; condamne les actes d’agression contre des personnes innocentes et de vandalisme contre les biens ; exprime sa compassion pour les familles des autres victimes innocentes et pour les blessés et exhorte les autorités à assumer avec efficacité leur mission régalienne de protection des biens et des personnes».

 La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), mouvement de rébellion encore actif dans le Nord centrafricain et non signataire d’un Accord de paix avec le gouvernement centrafricain, par un communiqué de presse rendu public et attribué à Monsieur Abdoulaye Issène, commandant en chef de la CPJP, se dit triste de suivre les «douloureux évènements de Bangui, notamment du km5». Ce dernier s’interroge en mentionnant qu’il «n'arrive pas à comprendre qu'une affaire de délit, commis par un individu musulman ou pas (je ne sais quoi?), n'a pas été réglée rapidement par les autorités et elle embrase la communauté chrétienne, passéiste et musulmane du km5, Fouh et Bimbo. Dressées les unes contre les autres, ces communautés s'entretuent, détruisent des biens meubles et immeubles des édifices religieux, mosquées et autres». Compatissant avec les parents, amis et connaissances des familles, Abdoulaye Issène note que «ce qu'on appelle le "peuple centrafricain" est la constitution de la communauté chrétienne, passéiste (non-religieuse) et musulmane; les diviser, amènerait une crise profonde. Elles vivent toujours dans l'harmonie, alternons cette paix!».

 

Olivier Gabirault, personnalité politique indépendante vivant en France à lui aussi tenu réagir à propos des violences du KM5. Pour ce leader politique, «ces violences sont le reflet d’un sentiment de frustrations cumulatives, consécutives à l’absence d’un réel Etat de droit où la justice devrait être rendue véritablement avec toute l’équité devant la caractériser, et où l’impunité, le laisser-aller, le laisser- faire sont au contraire devenus malheureusement une règle, une culture». Il en a profité pour inviter les responsables des communautés musulmane et chrétienne à tout mettre en œuvre pour faire cesser tout acte de violence pour quelque motif que ce soit, en faisant privilégier la voie du droit. Au gouvernement, Olivier Gabirault demande que soit accordée une attention toute particulière sur cette tendance de dichotomie avec violence et que soit recherchée des solutions appropriées pour bannir cet esprit importé, en vue d’une harmonie et une paix durables entre les deux communautés. Aux leaders politiques tant du pouvoir que de l’opposition à s’impliquer activement pour faire ramener la paix qui a toujours existé entre les deux communautés.

A un jour de la levée des corps des deux garçons pour inhumation, l’opinion publique centrafricaine continue de se poser des questions sur l’opportunité de ramener les dépouilles mortelles au quartier Kina. Cela risquerait d’aggraver la tension encore latente dans les différents arrondissements de Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société